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La revengeance des duchesses

Archives de l’auteur : Andréanne Virgule duchesse

Lévis, c’est grand, bazouelle!

Voilà, déjà le dernier jour de la Revengeance! Les anciennes m’avaient avertie : « Tu n’auras pas le temps de tout écrire, de tout dire, on a toutes des textes, tounes, vidéos qu’on rêvait de produire, mais qui sont restés dans nos têtes. » Et elles avaient raison!

Je voulais vous parler de l’ADOberge, l’organisme à qui j’offrirais la cagnotte si je remportais le plus grand nombre de votes. Je remercie Jonathan Dussault, le DG, qui parle avec cœur de cette importante mission. Ce billet se fera ailleurs, mais vous le verrez un jour! Je remercie aussi Pierre-Olivier Maheux, historien chez Desjardins, qui m’a éclairée sur l’héritage d’Alphonse Desjardins. Merci aussi aux six courageux Lévisiens de l’UQAR et des Galeries qui avaient accepté de participer à mon mosus de vox-pop! Une panne d’ordinateur aura eu raison de ce qui devait être mon dernier billet… On le montera pareil, avec nostalgie, on le publiera sur Facebook…

J’aurais voulu parler du Patro, du Filon, de la Banque à pitons, du Tremplin, d’Écolivres, de la Jonction pour elle, du Mouvement Desjardins, du complexe aquatique, de l’ESLE, des bibliothèques, du Cimetière Mont-Marie, des Forts, de l’Anglicane, du Vieux Bureau de Poste, de Tome Un, du Pub St-Louis, de la Barricade, du Petit Palais et du Bidon Rempli! Vous parler de l’Aligorie, du Paradoxe, de Trac, de la LIMEN, de Premières. Vous parler du Quai Paquet, des feux d’artifice, du Bunker, de la Cage aux Trolls, des karaokés et du Laser-tag qui s’en vient! Bref, de tout ce qui fait de moi une Lévisienne fière! J’aurais voulu tout couvrir, d’est en ouest, du passé au futur, mais il aurait fallu être dix duchesses. Et eurêka! Accepter de n’avoir pu tout dire, mais finir ça en beauté avec les meilleures recommandations comme les bonnes adresses d’un guide de voyage. En m’entourant d’un ambassadeur pour chaque coin du grand Lévis fusionné! J’ai trouvé dix candidats exceptionnels et leur ai demandé de me sortir les perles de leur quartier ou du Grand Lévis.

 

 

Événement préféré : La Fête nationale à Breakeyville, qui aura lieu le 24 juin à partir de 15h00 dans le parc Ian Breakey pour une 39e édition. Une fête résolument familiale qui se renouvelle d’année en année et gratuite pour tous!

Activité pour la famille : On peut faire du ski de fond « urbain » gratuitement à Breakeyville grâce à l’implication de plusieurs bénévoles et le support de la ville et de commerçants locaux. 14 km de sentiers faciles dans des paysages aussi diversifiées que la rivière, les marécages, la forêt boréale et.. les maisons en rangées!

Où se détendre : La piste cyclable (en été) ou sentier de marche (en hiver) le long de la rivière Chaudière à Breakeyville nous permet de communier avec la nature tout en revisitant la riche histoire dont les Breakey sont à l’origine.

Organisme : Le Service de Soutien aux Proches Aidant de Lévis et St-Lambert pour le dévouement de son personnel à faire des pieds et des mains pour trouver des ressources en appui aux proches aidants et pour trouver des bénévoles pour offrir du répit à ceux-ci.

Artiste lévisienne :Isabelle Carrier, maquilleuse artistique. Elle est de toutes les fêtes d’enfants en pirate, en princesse, en clown ou en… Isabelle. Et, cerise sur le sundae, elle sculpte des ballons!

Événement : La Fête des voisins

Galerie d’art : Regart, le centre d’artistes en art actuel, ces gens-là sont dégourdis, n’ont pas froid aux yeux et aiment les collaborations.

Où frencher : Le toit de la chaufferie du Collège de Lévis ou la grève du parc Saint-Laurent.

Boutique : L’épicerie zéro-déchet, le Bidon Rempli

Organisme : Le Patro de Lévis. Institution plus que centenaire toujours réactualisée des religieux de Saint-Vincent-de-Paul. On y fait un peu (beaucoup) de bien chaque jour, pour toutes les générations.

Entreprise d’économie sociale : Le Café la Mosaïque. C’est le parvis d’église du quartier. La deuxième maison. L’endroit où on se sent accueilli, peu importe qui on est, et où on peut s’engager, à notre portée pour faire un peu de mieux dans notre communauté.

 

Activité pour la famille : Parc de la Pointe de la Martinière, Centre de plein air de Lévis, la passerelle en vélo vers Bellechasse.

Où flâner : Parc de la paix ou la dite « mare à pompon »

Resto pour manger avec les doigts : Patate-O-Bec de la route Lallemand

Avec une fourchette : ES Café, ambiance cool et bonne bouffe.

Chose que je changerais à Lévis : La dynamique Vieux-Lauzon, la Saint-Joseph est si belle, elle mériterait d’être revampée, animée, avec des entrepreneures et une communauté impliquées.

Organisme préféré : Le Filon pour ses valeurs, sa mission, ses activités ouvertes à toute la population et son équipe de travail formidable.

 

 

Resto pour manger avec les doigts : Resto 2000, endroit familial et bin chill.

Activité pour la famille : Parc des Grandes-Pointes : terrain de soccer, balançoires, jeux d’eau, table de pique-nique, terrain de baseball et skatepark.

En amoureux : La marina à Saint-Ro.

Lieu où se détendre : Le petit sentier au bord de la rivière au parc Ludger-Bastien. Il y a une petite plage, et, l’été, tu peux faire du canot sur la rivière.

Boutique : La Grange, route des Rivières. De belles trouvailles pour des cadeaux ou des fleurs, le service est excellent.

 

Organisme : Le Centre aide et prévention jeunesse, le CAPJ, c’est cet organisme qui le premier a amené le travail de rue dans la grande région de Québec. C’est aussi à lui qu’on doit notamment l’Espéranto, la Zone, le Triptyque et le Refuge Roger Cantin. 

Resto pour manger avec les mains : Le Chemineault. J’ai été conquis par la qualité du service et de la bouffe! C’est une petite place ben sympathique, avec beaucoup de caractère! C’est aussi le resto le plus proche du cimetière, mettons que l’envie d’un hot-chicken vous pogne en plein cortège.

Artiste lévisienne : Marie-Odile Haince-Lebel, de District Mao. Une ancienne jeune du Patro de Lévis qui a su amener sa passion de la danse vers des sommets inégalés et qui fait rayonner sa ville.

Un festival : Le Festibière de Lévis, pour se mettre chaudaille et jaser du référendum de 95 à qui veut bien vous entendre!

Activité pour la famille : La Grande plée bleue, sur le chemin Ville-Marie. Un des secrets les mieux gardés de Lévis! La seule tourbière au monde avec une vue sur le Complexe G!

Boutique : Le dépanneur Tout-Près, le premier dépanneur à bière de Lévis, qui est resté un dépanneur de quartier sympathique et qui est situé tout juste à la frontière entre Bienville et le Vieux-Lévis, et le Fridge, sur Guillaume-Couture, qui appartient à des jeunes Lévisiens passionnés de bière (et de service à la clientèle).

Fierté lévisienne : La piste cyclable. Jeunes, vieux, pauvres, riches : le bord du fleuve appartient maintenant à tout le monde. Les gens sortent de chez eux et redécouvrent la beauté de leur ville (et de leur région, puisque la piste est reliée à d’autres pistes du réseau) et le plaisir de se mettre en forme en prenant un bon bol d’air!

Activité pour la famille : je prêche pour ma paroisse, les activités des bibliothèques, gratuites et géniales à toutes les saisons.

Service hors du commun : La ferme Mireille et Clément Gosselin sur le chemin Vire-Crêpes. Les meilleurs légumes frais cultivés sur place; seulement ouvert en saison de production, mais ça vaut le détour : meilleur achat local, meilleur accueil.

Resto pour manger avec une fourchette : Mustang, sur la route des Rivières. La MEILLEURE pizza!!!

Entreprise d’économie sociale : La Ressourcerie de Lévis.

 

Où flâner : La bibliothèque de Charny pour son architecture époustouflante et pour ses espaces vitrés!

Boutique : La librairie Chouinard
Pendant toute mon enfance, elle était à Charny. Même si elle est déménagée à Saint-Romuald, j’y dépense beaucoup trop d’argent! C’est ça que ça fait avoir une librairie indépendante dans son quartier!

Où frencher : Le parc des Chutes-de-la-Chaudière.

Activité pour la famille : Parc Maréchal-Joffre pour la famille l’été.

Resto pour manger avec une fourchette : L’Express du Sud pour ses déjeuners et aussi pour les chansonniers en soirée!

 

Festival : Jazz Etc… On y croise la vie lévisienne, les vieux chums… et pour mon plus grand plaisir, ma duchesse Virgule pour un swing endiablé dans les rues… Rien ne peut me combler davantage au mois d’août que cet événement!

Où frencher : La terrasse de Lévis… les soirs d’été quand le fleuve s’illumine de feux d’artifice et quand des mains s’effleurent.

Activité pour la famille : Le Cinéma Lido. Je ne rate pas une sortie de dessin animé avec mes gars! Sinon l’Accroché pour l’escalade en famille la fin de semaine!

Organisme : La Maison de la famille Rive-Sud.

Rue : La côte Rochette, qui ferme tout l’hiver pour que les plus téméraires puissent s’adonner aux sports de glisse!

 

Festival : Le Festivent! Un événement encore abordable pour toute la famille dans notre petite ville, qui existe depuis plus de 35 ans. Ce festival de montgolfières permet aussi aux enfants de s’amuser dans plusieurs jeux gonflables, d’admirer des parachutistes et de voir leurs artistes préférés en spectacles. Les adultes ne sont pas en reste avec les shows du soir (deux scènes pour tous les goûts).

Où se détendre : Atelier Déco-Cadeau. Que ce soit pour prendre un bon café ou pour peindre, c’est un endroit de prédilection pour prendre un temps d’arrêt. Il y a des projets pour tous les goûts et tous les niveaux : peinture sur tissu, bois, céramique, verre et porcelaine. Patricia ou l’une de ses conseillères s’assurera que vous repartiez avec une pièce à votre goût.

Activité pour la famille : La Balade. Centre de ski de fond à la base, la Balade offre maintenant des sentiers de marche et de raquettes ainsi que, pour les plus aventuriers, du fatbike. L’été, on peut aussi y marcher et accéder à une belle piste cyclable qui se rend à Saint-Romuald.

Organisme : La Maison de la famille Chutes Chaudière. L’organisme a ont des activités gratuites ou à faible coût pour toute la famille.

 

Où flâner : Quai Paquet

Boutique : Les Serres Lagacé

Service hors du commun : Le Marché Carrier!

Cause : Sclérose en plaques. Je serai présidente d’honneur pour la Campagne de l’œillet.

Entreprise d’économie sociale : Écolivres

 

 

 

Activité pour la famille : Pique-nique et jeux d’eau au parc Saint-Laurent avec ma fille.

Service hors du commun : Studios Unis de Lévis. 

Resto pour manger avec les mains : Un hot-dog et une frite de la cantine chez Mario (ancien Léo, bien connu à Saint-Ro).

Sorties culturelles : Le Vieux Bureau de Poste.

La meilleure coiffeuse : Julie Dancause au salon Océa.

Le meilleur café : O’Ravito.

Événement : La Fête des voisins à Saint-Rédempteur

Où se détendre : Cinéma des Chutes 

Meilleures bières : La Boite à malt

Organisme préféré/boutique préférée : La bonne affaire (friperie de Centraide)

Sorties culturelles : Premières Théâtre Spontané à l’Espace jeunesse l’Espéranto, où voir de l’impro avec mes petites-filles.

Resto/ Menu pour manger avec les mains : Un sous-marin co-vedette chez Mikes.

Activité pour la famille : Le Bunker, jeu d’immersion scientifique

 

Merci à tous mes ambassadeurs!

Merci aux lecteurs!

Merci à mes grands complices : Pascale, Loïc, Laurent, Ozan, Martin, Annie et Anouchka!

Merci à tous ceux que j’ai interviewés!

Merci à Emaly! À maman et à Susan!

Merci à Pierre de Lévis, Attache ta tuque, à Catherine de la Mosaïque. Merci à Gabrielle, Lexie et Marianne!

Merci aux belles duchesses de la cohorte 2019 pour leur soutien!

Merci au C.A. de Diadème! Karoline, Julie, Joannie, Émilie et la cour au complet

Merci à Aaron! Merci à Mickaël! Merci Lucie! Merci Alexandre!

Merci à la belle bleue, Marrie, notre fée marraine!

Dodo, astheure!

 

 

 

 

 

Vestiges du passé

Toujours à la recherche d’anecdotes amusantes qui nous feraient voyager dans le temps, j’ai contacté David Gagné, l’historien de la Ville de Lévis. Malheureusement, il nous était impossible de nous rencontrer, mais il a eu la gentillesse de me référer à son livre paru en 2018 Curiosités de Lévis. J’ai suivi son conseil, me le suis procuré le jour même puis l’ai dévoré d’une couverture à l’autre. Quelle lecture intéressante, concise et illustrée, mettant en vedette des curiosités historiques de mon hood!

J’ai eu envie de faire ma Indiana Jane et d’aller capturer, c’est-à-dire photographier, certains de ces artefacts. J’ai motivé mon ami Martin à m’accompagner dans cette aventure, nous qui avions fait ce genre de périple par le passé, à Montréal, à Sherbrooke. On s’est donc embarqués pour un road trip matinal dans le grand Lévis. On a essayé en vain de trouver la Rotonde à Charny : terrain privé, amende, gnagnagna… On a aussi cherché le dernier mur du Fort no 3 (enseveli sous la neige), moi qui trippe ben raide sur l’histoire de nos forts qui n’ont jamais fait la guerre! On y a mis des animaux en quarantaine, fait pousser des champignons et même joué au baseball!

Lévis étant ben pieuse, la plupart du patrimoine qu’on a chassé est religieux. Rien qu’à voir on voit ben… entre les grottes de la vierge, les chapelles de procession, les chemins de croix, le Patro de Lévis (un ancien monastère), l’Anglicane (une ancienne église anglicane), la bibliothèque Pierre-Georges-Roy (une ancienne église catholique), l’école Marcelle-Mallet (un ancien couvent), Jésus est partout. À l’époque où on vend nos églises pour en faire des condos… je me permettrai de dire que je trouve ça beau quand ces bâtisses restent accessibles à la communauté, des lieux où se retrouver, apprendre ou se cultiver. À défaut de prier, être ensemble! Oui, je sais, y en a encore qui prient, j’en connais!

 

****** SPOILER ALERT *********** ALERTE AU DIVULGÂCHEUR ******

 

Si tu veux lire le livre de messieurs Gagné et Lahoud, je vais te gâcher quatre pages… ou te donner envie de lire tout le livre, c’est selon! Voilà, sois averti avant de poursuivre ta lecture!

Sincèrement, un 25 $ bien investi! Sinon, c’est sûr qu’ils l’ont à la bibliothèque…

 

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Curiosité no 15 : Les croix de chemin en fer de Pintendre

Croix de chemin à Pintendre

Ok, là, ce qui est hot, c’est que deux des quarante-trois croix de chemin qu’on retrouve partout à Lévis sont fait des mêmes retailles de découpes de lames de patin qu’on voit orner régulièrement les balcons et les escaliers de Québec. Ces retailles de métal proviendraient de la St.Lawrence Company Inc, qui était située dans Saint-Roch puis ensuite à Beauport.

J’étais si contente de retrouver chez nous ce détail qui fait le charme des balcons de Limoilou!

« (…) ces œuvres sont d’un grand intérêt puisqu’elles allient à la fois la pratique de la dévotion d’antan avec des traces de la passion des sports d’hiver. »

 

Avenue DES Églises à Charny

Curiosité no 76 : Les mitaines de New Liverpool et Charny

Une mitaine, c’est l’adaptation en joual de « meeting house », les églises protestantes. Ces églises sont des signes de la présence des anglos à Lévis. Ici, on a trouvé celle de Charny! C’est à cause de cette chapelle si l’avenue DES Églises est plurielle! J’y ai habité cinq ans, je le savais même pas. Construite en 1921, c’est devenu une résidence en 1986. Le parc adjacent s’appelle le parc de la Chapelle.

« En raison de la faible population à desservir, la chapelle alterne de confession de semaine en semaine. »

 

 

Curiosité no 71 : Monument-épitaphe aux victimes du pont de Québec

Bon, y a des curiosités plus accessibles que d’autres, mais je voulais trop y aller! Peut-être parce que jeune ado, je me promenais devant ce cimetière, frenchant à chaque lampadaire… Mon premier chum habitait juste en face! Besoin de vérifier que tout ce temps, il était là…

Ce monument qui commémore la mémoire des victimes de l’effondrement de 1907 est une partie de la structure du pont. On en retrouve une similaire derrière l’hôtel de ville et la bibliothèque Lauréat-Vallière.

« Cette pièce rappelle la mémoire de ces travailleurs, victimes d’une course à l’exploit et d’une ambition démesurée des concepteurs. »

Église de Saint-Nicolas

Curiosité no 95 : L’église de Saint-Nicolas

J’ai toujours trouvé spéciale l’église de Saint-Nic… À la suite d’un incendie dans les années soixante, on a rebâti l’église en s’inspirant de la tradition maritime du village.

« Le clocher évoque à la fois la voile d’un navire et la mitre de saint Nicolas, il est surmonté de la croix de métal provenant de l’église incendiée. »

Le temple neuf fait rupture avec l’ancien temps, Même l’intérieur surprend avec sa forme ovale, le prêtre au centre et les fidèles autour… comme un théâtre grec, comme un improvisoire!

 

Pis je sais pas si tu l’as reconnu, mais c’est l’église dans Paul à Québec, la BD de Michel Rabagliati! Le film aussi. Fait que c’est ça… désolée, mais moi, je l’appelle Paul à Lévis!

On a fini ça dans la rue de mon enfance… Mais je trouve pus ma maison!

Nulle trace de mon enfance. Place de la Vanoise, Saint-Romuald Photo : Martin Drouin

 

 

 

Je te passe la plume!

Cher Gustave,
J’ai quitté le couvent ce matin, en douce après la messe. Ma cousine devait passer par le chanquier pour vous informer. Vous n’êtes pas venu à l’Intercolonial, j’ai attendu autant que j’ai pu. M’aimez-vous? Je ferai suivre de mes nouvelles à votre sœur à Bytown.
Tendrement, Sœur  Thérèse

Bonjour Lévis,

On commence à se connaître… Ça fait quelques jours déjà que tu me lis! Sache que dans les virgules qui composent mon CV, il y a animatrice littéraire… Ça mange quoi en hiver, une animatrice littéraire? Ça organise des soirées de poésie, des expositions, des lectures animées en CPE ou en CHSLD… Mais ce que j’aime plus que tout, c’est animer des ateliers d’écriture! J’en ai animé partout : en bibliothèque, en résidence, du primaire à l’universitaire, en passant par le Marathon d’écriture intercollégial, et même à la radio, un défi lancé Mickaël Bergeron, la duchesse barbue de Limoilou.

Aujourd’hui, voici ton défi d’écriture (si tu l’acceptes parce que moi aussi j’ai envie de te lire) :

Rédige une carte postale du passé et place ton texte en commentaire. Quelques lignes suffiront. Merci au Secteur des archives privées de la Ville de Lévis pour la belle collection et à Olivier Bolduc, archiviste-historien, pour la permission de les utiliser!

Inspiration pour ta carte postale :

1- Tu es un voyageur du temps…

2- Message important ne s’étant jamais rendu et qu’on ne retrouve qu’aujourd’hui

3- Voyageur venu d’un autre continent qui raconte Lévis (dans sa langue, si tu veux)

4- Réponds à ma carte à moi, si ça te dit, Gustave!

Pour en voir plus, voici l’album complet!

 

L’enfant et l’artiste

Autofiction à partir d’une vraie phrase, d’une vraie nièce!

« Ça, c’est une fabrique à nuages » – Emaly à un âge imprécis

J’avais kidnappé l’enfant. Quand je dis « kidnappé », je veux dire gâté, pis quand je dis « l’enfant », je veux dire ma filleule. 

Je ne me souviens plus ce qu’on avait fait, une promenade ou un cinéma, un cornet ou une glissade. C’est pour te dire… je me souviens même plus de la saison. Elle avait 6 ans, peut-être 9, tu vois même l’âge est flou. Je la garde pas souvent, il devait y avoir une raison.

 Une de ses sœurs était malade peut-être, elle a plus de frères et sœurs que de doigts dans une main… Ou alors une question d’anniversaire, d’école ou de peine d’amour… la mienne, pas la sienne, ça sonne comme quelque chose qui se peut. Elle prend la pose, figée dans ma mémoire comme un Polaroïd, assise en arrière parce que c’est plus prudent, pis on jase en se souriant dans le rétroviseur. Le soir tombe sûrement.

On prend le chemin des Îles – ça a l’air exotique dit de même, mais les seules îles que je lui connais, ce sont les grands réservoirs blancs de la raffinerie. La petite dit : « Ça, tatie, c’est une fabrique à nuages » en pointant Valero. Amusée par cette percée poétique, retrouvant peu à peu mes yeux de lait, je stationne l’auto dans une entrée adjacente :

 

– Je savais pas ça! T’es ben savante, ma snoreau! Tu sais quoi d’autre?

– Ben ça, là, c’est une flamme éternelle olympique!

– Meu! Wow! Pour la fois où on a eu les Jeux olympiques à Lévis?

– Oui, pis les grandes cheminées rouges et blanches, c’est des fusées en vrai!

– Pas sérieuse? Elle hoche avec conviction de la tête. Pour quand on voudra voyager sur la lune?

– Si on veut! Ou voyager dans le passé aussi. Elles font les deux, tatie.

– Et pourquoi, y a autant de lumières? Pour les atterrissages de nuit?

– Ils sont juste paresseux. Noël est fini depuis longtemps!

– Pis les grands cylindres blancs?

– Ça, c’est des réservoirs!

– Ah? Cachant mal ma déception.

– Y en a un pour le caramel, un pour le chocolat, un pour la fraise…

– Pis lui?

– Le plus gros, c’est une piscine!

– Une piscine?

– Ben oui, une piscine olympique! Suis quand je parle, tatie!

Ça fait un bien fou de se faire ramener à l’ordre par un enfant. De laisser entrer la magie dans la vie qui court. C’était beau, cette histoire de fabrique à nuages, porteur, ces mots d’enfant. Ça nous change des mots déversement, pollution… Faut les savoir aussi, les mots d’adultes, mais je remercie la vie pour ce doux détournement. Une revengeance de l’imaginaire sur l’ordinaire.

Elle a grandi depuis. C’est une ado qui va grimacer de se lire ici, réinventée. Je fais le souhait qu’elle garde le plus longtemps possible cette capacité à rêver le monde. Je pense que je serai exaucée, c’est parti pour être une artiste, comme sa tatie!

Emaly avant d’être une ado cool. Un jour de bulles et de gazon chez Gros-maman. Crédit photo : Tatie Andréanne

 

Carole et son Louis

Quand je voyage, j’aime les anecdotes. On dirait que ça me rapproche de l’Histoire­ : ça goûte l’authentique. Comme une carte postale du passé, mais en 3D. Ainsi, pour me parler patrimoine, vaut mieux me raconter la fois où un tel a pété en plein procès (j’invente, personne a jamais pété, Monsieur le Juge) que de me donner les dates d’une guerre. Je veux du détail, de l’humain… Le reste, après, SI l’anecdote est bonne!

Photo : Julie Gagnon

Lors d’une tournée d’impro en Europe, j’ai eu la chance incroyable de visiter les jardins de Versailles avec un fou mordu d’histoire, friand, comme moi, d’anecdotes et de subtilités que nos manuels scolaires taisaient. Un Lilian plein de ressources, un conteur d’Histoire avec un grand H. Ça m’a donné envie de me tourner vers ceux qui, à Lévis, connaîtraient cette face de l’Histoire. Parmi ceux-là, la belle Carole Legaré, formidable francophile, mélomane. Femme élégante et dynamique, artiste jusqu’au bout des ongles, vraie passionnée qui a porté pendant des années le projet qui l’allumait tant : la restauration de la Maison natale de Louis Fréchette. Lévis lui doit aussi son Festival du conte. Un petit bout de femme dont la grandeur dépasse la taille. Une géante minuscule qui donne l’impression que tous les autres sont au ralenti tant elle pétille.

À l’époque où l’on travaillait ensemble, Carole m’avait raconté comment petit Louis avait été témoin, enfant, de l’exhumation de la cage de Marie-Josephte Corriveau dans une fosse de Lauzon et aussi comment son père l’amenait au chantier de bois, en face de la maison, parmi les cageux, les bûcherons et les équarrisseurs pour y entendre les conteurs (y avait pas la télé et le jeune Louis aimait les histoires et le langage coloré d’un certain Jos). Y a des gens qui sont comme des coffres au trésor, faut juste oser demander et ils nous révèlent des perles et de l’or.

J’ai demandé à Carole de me conter d’autres anecdotes, simplement comme ça… pour ma duchesserie, que j’ai ajouté.

Puis Carole a sorti ses perles :

« On rigolait pas tellement à l’époque, semble-t-il… Attends, j’y pense!

Connais-tu la fois que ti-Louis, n’écoutant que sa bravoure et son attachement pour le français, s’est battu à l’épée, dont il ne connaissait même pas le maniement, avec un Prussien pendant son voyage en Louisiane? Le fait est cocasse!

Puis, il y a la fois où, dans sa première tentative comme député de Lévis, il y avait eu tellement de brassage que l’estrade s’était écroulée…

Savais-tu qu’après l’avoir rencontré, la grande actrice Sarah Bernhardt, en visite à Québec, avait dit : « Curieux pays où les poètes sont gras et les sauvages civilisés! »

Puis il y a son énigme, dans son recueil de contes Masques et fantômes. À un cultivateur vantard qui disait mieux connaître les électeurs qu’un gars de la ville : « Est-ce que ça coûte plus cher de nourrir des moutons noirs ou des moutons blancs? » Le cultivateur s’empresse de répondre qu’il connaît ça et que ça coûte le même prix… Son adversaire de terminer : « Ça coûte plus cher de nourrir des blancs… parce qu’il y en a plus! »

Contrairement à l’époque, Louis Fréchette avait de l’humour! »

Merci à toi, Carole, qui garde vivante la mémoire de ce grand homme! Au-delà de la bâtisse qui s’est refait une beauté, c’est tout un patrimoine vivant (des contes, des dires, des tounes) que tu as préservé!

La duchesse de Lévis faisait souvent danser Carole aux matinées musicales où elle a eu l’honneur de lire de la poésie pendant cinq beaux étés. Crédit photo : Pierre-Antoine Rivard

À lire (les préférés de ta duchesse, Lévis) :

Originaux et détraqués

Les Contes de Jos Violon

Mémoires intimes

À voir, prochainement à la maison :

vue par Pascale Montpetit
DIMANCHE 31 MARS 2019 À 14 H
avec Nicolas Godbout
DIMANCHE 12 MAI 2019 À 14 H 

 

 

 

 

« Quand le terme viendra de ma course éphémère, Je pencherai ma tête et je m’endormirai En paix comme un enfant sur le sein de sa mère. » – Extrait de l’épitaphe de Louis Fréchette

Chanson aux amis exilés

Tu l’auras compris, Lévis, la Revengeance est un beau prétexte pour créer, écrire beaucoup, mais créer en général. Il y a quelques jours, je ressortais mes pinceaux pour aquareller mon quartier… Me v’là, aujourd’hui, à m’inventer parolière et… chanteuse! L’année en cours en est une de doutes, certes, mais d’audace surtout.

Il y a dix ans, mon ami Feber sortait un album sur lequel il y avait une chanson que j’avais co-écrite avec l’ami poète Alain Larose, un soir de brume. Quelle fierté d’écouter nos paroles! Ce disque a joué un an en boucle dans mon char. Dessus se trouvait une autre chanson que j’appréciais particulièrement où il s’ennuyait de Lévis’beach. J’ai eu l’idée de lui répondre avec l’aide de ma merveilleuse complice Pascale Bourdages, compositrice de talent, plus belle voix de Lévis et fille game en titi d’embarquer dans mes défis!

On te la livre ici, Lévis, avec le texte pour que tu puisses la chanter avec nous autres… comme au karaoké.

Merci à Émile Couture pour le mixage et à Loïc Bédard pour le montage vidéo.

Si t’es curieux, va découvrir ce que font ces artistes lévisiens que j’admire tant!

P.S. – Feber est revenu. (Pas grâce à toune, mais il est revenu.)

 

 

Un café bienveillant

Doux visage du Café la Mosaïque. Catherine Tremblay, qui a le cœur sur la main, Lévis à cœur, la communauté au cœur de sa mission. La bienveillance, un café à la fois.

Je ne serais pas une bonne guide touristique si je ne vous parlais pas de Catherine et de son café. À Lévis, le plus bel attrait touristique… c’est l’humain! Oui, le quai Paquet, la Terrasse, le Fort, les Chutes, les Choco Fav… Mais crime bine que l’humain vaut le détour! Pis Catherine est un ben beau spécimen.

 

 

En 2006, Catherine et son équipe commençaient à rêver le Café autour des valeurs qui les animaient et qu’on appelle encore aujourd’hui les quatre E : entraide, équité, écologie et esprit critique. C’est en 2009 que le projet est devenu concret et que le Café a ouvert ses portes. Petit café est devenu grand, il a 10 ans comme la Revengeance! Aux dires de celle qui tient encore le fort : « C’est encore mieux que ce qu’on avait imaginé, le Café a pris la forme des gens qui l’ont adopté! ». Son lieu de travail, sa mission, sa passion lui ressemble beaucoup, beau dehors comme dedans. Je dis souvent que le Café est mon QG, mon bureau, ma deuxième maison, et je ne suis pas la seule… On veut tous faire partie du projet signifiant qu’est le Café. Clients, bénévoles, employés, tous avons le sentiment de participer à quelque chose de plus grand que nous, d’être utiles et d’appartenir à cette communauté! Le Café est devenu notre Spot de Watatatow, un repère où aller chercher un câlin ou un café bienveillant quand les temps nous sont moins favorables. La Mosaïque est une expérience humaine, une initiative sensible qui brise la solitude et réunit les gens.

Plus ça rallie des gens différents, plus on est en santé!

En vrac, les multiples activités et gestes du café. La liste est non exhaustive et la plupart des animations sont programmées par et pour les usagers du Café.

 

 

 

  • Le pot-luck de Noël et la Fête des voisins, qui réunissent entre 70 et 100 personnes chaque année
  • Les cafés en attente, soupes en attente, repas en attente…
  • Le Restaure-café (repair coffee), où on combat l’obsolescence programmée un bidule à la fois!
  • Les soirées jeux, les expos, les spectacles, après-midi tricot
  • Les massages au suivant
  • Les jeudis-mamans
  • Caféine pour l’âme, où partager et échanger, philosophie et spiritualité
  • Insérez ici votre idée et proposez-la à Catherine!

Je profite de la tribune qui m’est offerte pour le dire haut et fort : Merci pour tout Catherine! Je vous aime, le Café et toi!

 

Tite plogue :

Catherine et moi-même sommes fières de vous convier le samedi 9 février à 10 h à notre déjeuner-spectacle. En partenariat avec Lévis, attache ta tuque, ce Show insolite (composé d’improvisatrices de tous les âges) sera animé par Laurent Maheux.

Les joueuses invitées  sont issues des trois équipes que j’ai le plaisir de coacher, du primaire à l’universitaire : Gabrielle St-Onge du Paradoxe de l’UQAR-Campus Lévis, Alexie Bilodeau de l’Escouade de Saint-Charles et Marianne Brault de l’équipe des 8-13 des Loisirs de Lévis.  À cette équipe du sud se joindra l’excellente Andréanne Fémini-Bof, duchesse d’Orléans, joueuse d’impro émérite.

Pour souligner l’événement, le Café la Mosaïque et Catherine vous proposent un menu spécial au nom particulièrement festif : « Le déjeuner des duchesses et des archi-duchesses est-il frette ou archi-frette », et offrira un café pimpé à tous ceux qui réussiront à le commander sans s’enfarger!

Réservez votre assiette au 418 835-3000.

Contributions volontaires, qui deviendront des cafés en attente.

http://cafelamosaique.org/

 

 

J’ai voyagé chez nous… et croqué ces quatre bâtiments d’exception. On fait un jeu, Lévis? Le premier qui nomme l’un d’eux en commentaire gagne une reproduction de cette aquarelle. Un seul par participant… À vous de jouer!

– Andréanne Virgule « aquarelliste du dimanche »

 

Cette scène a connu mes plus grands frissons et mes plus belles frousses. J’y ai fait une panoplie de découvertes musicales et théâtrales. J’irai bientôt prendre l’apéro!

A

 

Ici, on voyage dans le temps, on boit le thé et on fête Noël comme à l’époque victorienne.

B

 

Dans les jardins de cette maison, j’ai lu de la poésie et du conte entre deux airs de jazz manouche ou d’opéra, au public le plus attentif et réceptif que j’ai jamais connu.

C

Quand j’ai emménagé dans le quartier, ce bijou du patrimoine ouvrier était toujours en service. Lorsqu’une section s’est effondrée, il y a deux hivers, c’est le rêve de le voir se trouver une nouvelle vocation communautaire ou culturelle qui s’est écrasé au sol.

D

La légende

Je rentrais de Québec, un beau matin de janvier, il faisait un de ces froids qui vous gèle jusqu’à la moelle. Comment vais-je commencer cette aventure lévisienne? Ben beau, devenir duchesse, astheure qu’elles t’ont acceptée parmi elles, qu’as-tu à dire? Il faudrait bien parler du troisième lien, on s’attend à ce que tu en parles, c’est dans l’air du temps, le troisième lien… C’est la nouvelle drogue à la mode!

Photo : Andréanne Virgule duchesse

Y’a même Radio-Canada qui faisait appel récemment à un spécialiste de toponymie pour créer une nouvelle avec le nom du futur pont ou tunnel. L’intention du professeur était louable : celui-ci voudrait qu’on donne à ce pont à naître un nom féminin, histoire de se rappeler que les femmes aussi ont marqué l’histoire.

Photo : Andréanne Virgule duchesse

 

L’exercice est bizarre, on sait même pas encore si on en veut un. Les experts disent que c’est une mauvaise idée mais, s’il venait à exister, comment le nommerait-on? Ça tient de la légende Saint-Lévis-de-Caxton*! Un pont Bonhomme-Sept-Heures, un tunnel Marie-Josephte-Corriveau. Tout le monde en parle, personne l’a encore vu! Le sujet fait peur, divise, polarise. Noël dernier en a été le théâtre pour plusieurs. Des familles scindées en deux : d’un côté, ceux qui en parlent comme du Messie qui nous sauvera du trafic à tout jamais, et de l’autre, ceux qui démonisent cette route de l’enfer qui pillera des terres, vendra des millions de chars et fera fondre le dernier glacier.

Bref, noir et blanc comme un bon vieux film muet, on se parle, mais on s’entend pas.

Puis, un craquement de glace me ramène les deux pieds dans le réel. Que je l’aime donc cette croisière hebdomadaire me ramenant au sud! Ça manque un peu de palmiers pour du sud, mais ça sent bon chez nous. Je sauve une fortune en croisière en Alaska, je fais la mienne à coup de 12 minutes, une à deux fois par semaine, à 5 $ la shot! **

Photo : Andréanne Virgule duchesse

Photo : Andréanne Virgule duchesse

Le fond de l’air ravigote. Mon troisième lien n’est pas une légende, il porte les noms NM Lomer-Gouin et NM Alphonse-Desjardins. Il transporte tout le monde : piétons, cyclistes et bibittes à moteur. Pourquoi on bonifie pas cette option-là? À Tadou, il est gratuit, le traversier… Y en ont aux 15 minutes, voire plus! Jour et nuit. Et mieux desservir les usagers du transport en commun toutes rives confondues… si on veut un jour s’affranchir du sacré-fichu-gaz.

À savoir sur la traverse Québec-Lévis :

  • Le dernier traversier est à 2 h du mat!
  • ** Hors de l’heure de pointe, le prix du passage automobile est réduit.
  • La passe de bus de Québec ou de Lévis permettent toutes deux de passer.
  • Quelques fois dans l’année, c’est gratuit pour les enfants! (Les bonnes habitudes, ça se prend de bonne heure!)
  • Il y a de la place en masse : capacité de 442 ou de 590 passagers et de 54 véhicules.
  • La distance parcourue est d’un kilomètre. Un seul. D’un bord comme de l’autre!
  • La durée de la traverse est suffisante pour : lire un chapitre, jouer une game de Candy Crush ou te maquiller, laver les vitres de ton char et ramasser ce qui traîne, lire les citations sur les bancs ou admirer les dessins d’enfants gagnants, te chicaner avec une machine distributrice ou rencontrer un étranger qui comptait prendre le traversier aller-retour et le convaincre de descendre au quai Paquet.

* J’emprunte l’expression à Fred Pellerin, je l’ai adoptée.

La ville est à nous, Lévis itoo!

7 ans, mini-duchesse devient Lévisienne. Ici, avec la sœur. Crédit photo : môman

 

 

 

 

 

 

 

Lévis, je l’ai habité beaucoup.

D’abord, Saint-Romuald – sur la terre qu’on appelle maintenant le Costco – qui m’a vue grandir et pleurer en masse, jouer au ballon-poing et porter ma dernière robe de princesse… Puis Saint-Rédempteur, la maison qu’on a rougie, où je suis devenue tatie… Charny et ses chutes où regarder le temps et les canards passer, où on aimait glander et s’embrasser, où le courant passait avant qu’on y fasse de l’électricité…

Et tous ces autres coins où je n’ai pas élu domicile, mais où on se sent comme à la maison.

Ma gang de filles qui aime à se retrouver, prendre le temps d’arrêter le temps. Plusieurs amitiés nées au feu Pub Saint-Louis. Ici, au chalet en janvier 2019, du fun fou, du fun doux… pour faire fondre l’hiver! Crédit photo : Jolyane Aubry

À Noël, chez mon amie sucrée qui fait son miel et son sirop à Saint-Nic où s’érige chaque année le plus haut sapin jamais vu à l’intérieur. À la Saint-Jean-Baptiste, chez ma copine française à Saint-Étienne où le joual et le verlan se marient autour d’un apéro devant un feu gigantesque. Au barbecue annuel, chez l’ami madelinot à Lauzon qui parle avec poésie de ses filles, de sa terre et de ses tomates, lui qui fait pousser l’amour autour de lui.

Puis, il y a le Lévis et son Vieux : sa falaise et ses escaliers, les bateaux qui naviguent à vitesse d’escargot, son quai Paquet rutilant comme un char neuf, son festival de contes, son Festival Jazz etcetera, sa terrasse qui répond à Dufferin et s’illumine le soir, son feu pub Saint-Louis où sont nés des dizaines d’amitiés qui aiment à se retrouver, son Café La Mosaïque et ses cafés au suivant, son Petit Palais où l’on sert les meilleurs shish-taouks au monde! Non, j’exagère pas, oui, je suis chauvine!

Je suis fière de représenter le duché qui m’a adoptée et dont les paysages me ravissent le cœur encore chaque jour. Plus que tout, je veux vous présenter les Lévisiens, du ben beau monde chaleureux!

La ville est à nous! Faisons le tour du propriétaire!

Merci à nos partenaires