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La revengeance des duchesses

Archives de l’auteur : Marrie E. Bathory

Huit nouvelles duchesses pour une Revengeance 2018 DE FEU!

QUÉBEC, le 4 décembre 2017 – Pour une neuvième année, la Revengeance donne une tribune à des femmes d’exception, allumées, singulières, fortes, créatives et qui ont des choses à dire. Autrement dit, la Revengeance est pour celles qui ont envie d’oser prendre la plume ou le micro pour partager leur point de vue sur leur duché et la société.

Cette année, huit duchesses poseront un regard unique sur leurs flamboyants duchés, dont trois font leur apparition pour la première fois à la Revengeance : les secteurs de l’Aéroport, de Neufchâtel et de Maizerets.

Les huit duchesses de la Revengeance des duchesses 2018 sont :

  • Julie Ann, Duchesse de Saint-Roch
  • Anouchka, Duchesse de l’Aéroport
  • Mariana Montoya, Duchesse de Charlesbourg
  • Joannie Morissette-Dupuis, Duchesse de Neufchâtel
  • Émilie Turmel, Duchesse du Vieux-Québec
  • Marjolaine Turcotte, Duchesse de l’Île-d’Orléans
  • Karoline Stanton, Duchesse de Maizerets
  • Sara Venegas, Duchesse de Limoilou

Du 1er au 16 février, les duchesses animeront le site revengeanceduchesses.com avec du contenu médiatique original, personnel et flabbergastant. Loin du « sois belle et tais-toi » et de servir à faire la promotion d’un événement ou d’une organisation, les duchesses de la Revengeance sont invitées à éclairer, à toucher, à faire réfléchir, à surprendre, mais, surtout, à être elles-mêmes et à s’exprimer en toute liberté.

En janvier, la Revengeance des duchesses annoncera une série d’activités spéciales, festives et féministes. Se déroulant également du 1er au 16 février, elles inviteront le public à explorer diverses façons de mettre en lumière nos duchesses.

La Revengeance des duchesses souhaite remercier chaleureusement ses premiers partenaires, qui ont déjà commencé à mettre l’épaule à la roue dans la préparation de l’édition 2018 : La Korrigane, le designer joaillier Aaron Bass, MonLimoilou, MonSaintRoch et CKIA FM.

D’ici là, n’hésitez pas à inviter une ou des nouvelles duchesses de la Revengeance 2018 pour de chaleureuses entrevues.

-30-

Pour informations :
Mickaël Bergeron, présidente
418 576-7466
barbebrune@gmail.com

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Où les grands esprits se rencontrent

Librairie au Lieu du Livre

Votre libraire : Michel Roy

Fouiner de pièce en pièce, jusqu’à l’arrière, où se trouvent de belles œuvres reliées de cuir, comme il ne s’en fait plus. Chaque fois que j’entre dans cette pièce, je sens que les lieux sont habités.

En jasant avec le libraire, je comprends pourquoi : monsieur Roy me raconte que Gaston Miron lui-même venait y parler de livres – en particulier de livres québécois anciens. Souvent, un petit groupe se formait autour de lui pour l’écouter, pour discuter.

« Mais qui est cet homme? », s’est un jour demandé tout haut l’un de ceux qui s’étaient attroupés autour du poète.

La librairie est le lieu de vives discussions entre les habitués. Sur Proust, par exemple – car il est des littéraires que Proust indispose, comme des non-littéraires qui le revisitent plus d’une fois au cours de leur vie.

Au Lieu du LivrePas moins de 20 livres furent achetés pendant la rédaction de cette série d’articles. (Non, je n’en ai jamais trop.)

Imagine ce qui se passe quand je visite aussi les bouquineries sur Saint-Jean. J’aime mon appartement; il ne faudrait tout de même pas déménager une fois de plus à cause d’un manque d’espace pour une nouvelle bibliothèque.

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L’esprit de village

On m’a demandé s’il existait un esprit de quartier dans Montcalm – tu sais, comme le bien connu limoilove.

« Bien sûr », ai-je répondu. Ça me semblait une évidence.

Sauf qu’au moment d’expliquer comment cet esprit se manifeste, là, je me suis mise à patiner. (Pas très beau à voir : je patine tout croche, et ma technique pour freiner est de foncer dans un obstacle.)

Quelles preuves, donc?

Voyons voir.

  • Quand je bouquine, ou quand je me promène, il m’arrive d’avoir un échange verbal bref, mais significatif avec des êtres humains, eux aussi vivant dans Montcalm.
  • Quand je croise des coureurs sur les plaines, je leur souris (ou alors j’esquisse un signe de tête, selon l’énergie qu’il me reste).
  • On pourrait franchement réécrire la chanson thème de la sitcom Cheers pour parler de chez Sebz.

Certes, rien d’extravagant comme une foule éclair qui chanterait sur mon passage tandis que je file sur Père-Marquette au pas de course, mais de petits riens, justement, qui font qu’on se sent appartenir à une communauté.

Un esprit de quartier, donc.

Ou même… une sorte d’esprit de village?

Grinces-tu des dents, Montcalm, quand j’ose écrire village? En général, c’est plutôt connoté négativement, pas vrai?

Je vais te faire un aveu – j’espère que tu es bien assis : je viens d’un village.

Et dans un vrai village, quand tu croises quelqu’un, n’importe qui, tu dois lui dire bonjour.

Alors sais-tu quoi, Montcalm? Nous allons nous adonner à une subversion : prendre le mot village, démodé, et le revamper. (Tu vas voir qu’en Haute-Ville aussi, on peut faire nos « hipsters »[1].)

Lançons ensemble quelque chose comme l’« Initiative Montcalm-Village-centre-du-monde ». À partir de tout de suite, là, maintenant, tu vas te faire un devoir de :

  1. tenir la porte à quelqu’un en entrant dans un commerce, et lui sourire;
  2. saluer poliment quelqu’un que tu croises dans la rue, et lui sourire;
  3. ou juste dire bonjour aux chats qui se promènent sur Fraser, si tu es vraiment, vraiment timide. Tu peux aussi leur sourire.

Bon, là, attention : on veut un Montcalm poli et souriant, pas un haut lieu du harcèlement de rue. Ton beau sourire, c’est un cadeau. Sois conscient que la personne à qui tu l’offres ne te doit rien.

Là, je t’entends penser : Pfffffftttt.

Fait que je te réponds ceci : T’es pas game, Montcalm.

P.-S. Si tu crains de mettre les gens mal à l’aise, pratique-toi devant un miroir.

[1] Hipsters entre guillemets : emploi au deuxième degré – question d’hipstériser le mot hipster.

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Faire plaisir aux lecteurs

(La suite de notre visite des bouquineries de Montcalm)

Bouquinerie 4 saisons

Votre libraire : Éric Bergeron

Tu manques un peu de temps pour bouquiner? Si tu disposes de dix minutes avant un rendez-vous ou pendant ton heure de dîner, passe sur Cartier cueillir un roman. Il y a certainement de quoi te sustenter dans ce petit local bien rangé : polars, meilleurs vendeurs, mais aussi quelques BD et livres de cuisine.

Bouquinerie 4 saisonsÉric a établi sa bouquinerie sur Cartier pour faire plaisir aux gens. Son but : que le lecteur ait un coup de cœur.

Plus d’une centaine de nouveaux livres arrivent quotidiennement à la librairie. Notre libraire choisit avec soin ceux qu’il place sur ses tablettes, mais aucun livre, assure-t-il, n’est perdu.

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M’as-tu vue courir dans ta rue? (3)

C’était certes plutôt un coucou qu’une conquête, Mesdames les Duchesses. Je me promets de repasser chez vous lorsque la météo sera plus clémente.

Carte Runtastic montrant le parcours de course de la duchesse Marrie B.

Carte Runtastic montrant le parcours de course de la duchesse Marrie B.

Vu aujourd’hui :

  • Des poteaux de téléphone plantés au milieu de trottoirs étroits
  • Une famille s’apprêtant à glisser dans la côte Badelard
  • Des livres hibernant dans une cabane à bouquins
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« Lire fait pousser les cheveux »

Cette enseigne écrite à la main, tu l’as certainement vue en passant sur René-Lévesque. Mais as-tu déjà osé entrer?

Trop timide? Viens avec moi : je te présente les bouquineries de Montcalm, et les gens dévoués qu’on y trouve. Comme ça, tu les auras un peu déjà rencontrés.

Un client entre dans la librairie.

Photo : Marrie E. Bathory

Librairie À la bonne occasion

Votre libraire : Denis Néron

Le rêve du littéraire : des livres du sol au plafond, partout, sur tout. Monsieur Néron t’accueille dans son antre du savoir humain en te disant qu’il a fort bonne mémoire : tu cherches un ouvrage en particulier? Demande-le-lui, il te dira si le livre en question se trouve en ces lieux.

Mieux encore : ne cherche rien. Découvre.

« Dans une librairie, la moindre des politesses, c’est de bouquiner, » me dit monsieur Néron.

Alors en te perdant dans le dédale de livres, tends l’oreille aux conversations.

Parce qu’ici, on jase des vraies affaires.

Le fait que l’éducation devrait être au centre de toute société qui se respecte, sans quoi on court tout droit à la mort de la vie intérieure. (1984 ou Le Meilleur des mondes, ça te dit quelque chose?) Qu’on peut tendre vers la liberté, mais que le libre-arbitre est une illusion nécessaire.

Impossible de résumer ici notre conversation de quelques heures, au cours de laquelle monsieur Néron esquissait une synthèse de ses décennies de lecture. Une des clés, cependant : un texte de Heinrich von Kleist, Sur le théâtre de marionnettes.

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Mesdames les noms de rue

Photo : Marrie E. Bathory et Vincent Mauger

Photo : Marrie E. Bathory et Vincent Mauger

On en a parlé récemment, aucune Québécoise n’a eu droit à des funérailles nationales. Dans la vague d’articles et de coups de gueule sur le sujet, la journaliste Marilyse Hamelin s’est même vue bannie de Facebook à cause de son militantisme féministe.

Depuis quelques mois, la page Facebook Décider entre hommes nous ouvre aussi les yeux sur le fait que plusieurs comités et groupes de politiciens ou d’entrepreneurs ne comptent encore que des hommes – ou presque.

Est-ce dire qu’en 2016, nous avons toujours besoin qu’on nous montre du doigt ces situations pour qu’on en vienne à constater qu’il y a effectivement toujours un problème de représentation?

Regardons de près une banalité : les noms de rue. Les noms de tes rues, Montcalm.

Où sont donc les femmes?

J’ai fait quelques recherches sur le site de la Ville de Québec. En ce qui concerne les toponymes montcalmois actuels, outre l’escalier Victoria, on trouve l’avenue de Mérici (d’après sainte Angèle Merici, fondatrice des Ursulines) et la rue Jeanne d’Arc, juste à côté de l’escalier des Franciscains. Et pour ce qui est des anciens toponymes, à part une ancienne rue Victoria et les saintes Marie, Marguerite et Émilie, on trouve uniquement Henriette (Tourangeau, d’une famille de propriétaires terriens).

C’est tout?

J’ai été un peu soulagée de découvrir qu’un peu plus de femmes avaient droit à une épigraphe. À part Anne Hébert, qui a vécu avenue du Parc, des dames fort inspirantes ont habité ou séjourné parmi nous :

  • Adrienne Choquette, journaliste et romancière – avenue des Laurentides;
  • Emma Gaudreau, la première dentiste au Canada – rue Aberdeen;
  • Simone Hudon, peintre-graveuse, portraitiste, illustratrice et céramiste – avenue Wilfrid-Laurier;
  • Georgina Lefaivre, pionnière du journalisme féminin à Québec, auteure, conférencière, femme socialement engagée. Elle fut rédactrice au Soleil pendant plus de 20 ans – rue Fraser;
  • Marthe Morisset-Blackburn, scénariste à Radio-Canada puis à l’Office national du film – avenue des Érables;
  • Et sur Grande Allée, nulle autre que Gabrielle Roy, qui se passe de présentation.

Parle-moi donc des femmes de ta vie, Montcalm. Quelles sont celles dont tu devrais te faire tatouer le nom, cher quartier?

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M’as-tu vue courir dans ta rue? (2)

J’ai pataugé dans la neige pour prendre possession de Sillery et de Saint-Sacrement. D’aucuns ont semblé me trouver un peu folle de courir par ce temps (je vous assure pourtant que ce fut une course magnifique), mais comme vous vous en doutez, la conquête du monde, ça n’attend pas!

Carte Runtastic montrant le parcours de course de la duchesse Marrie B.

Carte Runtastic montrant le parcours de course de la duchesse Marrie B.

Vu aujourd’hui :

Photo de Marrie E. Bathory prise au cimetière Mount Hermon

Photo de Marrie E. Bathory prise au cimetière Mount Hermon

  • Les portes du cimetière Mount Hermon, grandes ouvertes et prêtes à m’accueillir (vous irez vous y promener; c’est magnifique)
  • Un irréductible coureur (un seul!)
  • Un homme pelletant son entrée, vêtu d’un habit kaki de l’armée
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La madame snob

Quand on parle de Montcalm comme d’une embourgeoisée, je me demande quel relent de rivalité Haute-Ville–Basse-Ville du temps des Plouffe peut encore subsister dans les esprits. Mon quartier, c’est celui, festif, surprenant, des familles, des gens de tous âges qui déambulent, des commerçants accueillants. C’est Cartier colorée qui grouille de monde et de musique dès que pointe un rayon de soleil.

Sauf que cet été, je l’ai vue, la madame snob. En chair et en os.

Un bon samedi, affamée d’avoir couru quatorze kilomètres, j’allais m’approvisionner chez Provisions (scusez-la). Il y avait une petite file devant la caisse (des petites familles, des gens souriants), et tandis que j’attendais, avec mes œufs et mon pain, je me disais que c’était une superbe journée – et que si je me montrais suffisamment polie et souriante, on me pardonnerait d’être passée à l’épicerie avant de m’être douchée.

C’est alors que la madame snob a débarqué.

À peine un pied dans la place, elle se plaignait de l’achalandage et, faisant mine de ne pas voir la file, ou de ne point comprendre ce code social pourtant simple, elle passait à la caisse, directement.

Les caissières ont regardé les clients; les clients se sont regardés. On s’est tous entendus pour la laisser faire : on en serait débarrassés au plus vite.

Fait que les clichés, il y a bel et bien des gens pour les incarner, ça a l’air.

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