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La revengeance des duchesses

Archives de l’auteur : Myriam

On a gagné

Il y a quelque chose de significatif dans le fait que les duchesses « officielles » ne font plus partie de la programmation du Carnaval de Québec. Quelles leçons peut-on tirer de leur re-disparition? Qu’on se le dise, la Revengeance semble avoir gagné une victoire symbolique en atteignant sa dixième édition!

On est des personnalités plus que juste des « beautés ». On a du style sans être commanditées par Place Laurier.

Photo : Claudia Genel/Radio-Canada, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/807352/duchesses-carnaval-quebec-devoilement

Pourquoi on a fini par gagner?

On peut philosopher, spéculer et s’épivarder durant des heures, voire même produire une thèse de doctorat sur le sujet et on n’aurait même pas fini de comprendre toute l’affaire.

En attendant, l’ethnologue en moi s’avance à analyser un brin du phénomène.

Du monde ’à messe pour visiter les monuments de la rue Sainte-Thérèse

Mémoire

On creuse dans de la matière pas facile, car on joue dans de l’intangible, avec tout ce que ça comporte de feeling, de souvenirs et de nostalgie. On sait bien que la mémoire est une faculté qui oublie et que nos perceptions sont souvent trompeuses. Nos histoires et nos souvenirs se bricolent et se transforment à force d’être racontés. Qui n’a pas d’images un peu idéalisées de son enfance, de ces soirées de parades magiques malgré le froid ou de l’enthousiasme débordant des enfants qui reçoivent la visite de Bonhomme dans leur école? J’espère que ces mots vous font sourire, qu’ils vous rappellent des moments joyeux. Cette connexion entre les souvenirs et les émotions est puissante, elle permet de marquer notre imaginaire.

Peut-être est-ce parce qu’on a puisé dans la mémoire, dans les traditions et la culture populaire. Peut-être que c’est en étant collées avec les gens de nos duchés qu’on avait de la légitimité auprès du monde. Sans un gros appareil de relations publiques pour nous formater, je pense que les gens ont surtout aimé notre authenticité. Ce sont nos expériences sincères et nos particularités qui nous ont fourni la street cred nécessaire pour bien les représenter.

Notre présence, originale et subversive, rappelle que la vie n’est pas toujours un conte de fée. Être duchesse, c’est aussi être un être humain dont le quotidien n’est pas toujours glamour. On s’attache à la formule, à ce format différent qui inspire et fait rêver tout en restant proche de la réalité des gens.

Être duchesse de la Revengeance, c’est entrer aussi en mode performance, présenter une version de soi qui est un peu plus festive, flyé et soignée dans ses apparats. Notre identité s’ajuste au contexte et aux circonstances de la fête. C’est le principe du carnaval qui nous offre un moment pour l’excès et pour vivre la vie avec full d’intensité.

Nous avons un rôle à jouer en tant qu’actrices principales durant cette fabuleuse pièce de théâtre quest la 10e édition de la Revengeance. Nous serons des créatrices, des activistes, des féministes, farouchement revendicatrices de nos beaux duchés. Notre destin est changé par la Revengeance. C’est une plateforme unique et précieuse, car elle nous offre l’opportunité de nous dépasser, de nous surprendre et de nous faire entendre sur toutes sortes d’enjeux qui nous tiennent à cœur. Je me sens déjà grandie par cette expérience et ces belles rencontres.

Même si la fête est temporaire, nous serons duchesses pour l’éternité.

On rêve tous d’être duchesse

On va continuer de vous inspirer et de nous étonner avec nos belles initiatives. Les projets vont venir de nous et de nos collaborations avec des super partenaires. C’est une démarche citoyenne et artistique, un geste d’engagement civique revendicateur pour montrer à nos décideurs que nous avons des aspirations différentes pour l’avenir de notre ville.

Vraiment, on peut se dire avec fierté que « la ville est à nous! »


Le but de ce texte n’est pas de faire une boutade gratuite contre le Carnaval et les feues duchesses. C’était chouette de voir les efforts mis dans la nouvelle formule pour recruter des belles personnalités qui pouvaient devenir de bonnes ambassadrices pour la Ville et le Carnaval. Peut-être que le leadership et le dynamisme qui entourent la Revengeance a pu aider à vendre leur retour. Maybe?

Je pense surtout que notre démarche a permis de ramener un intérêt pour le développement d’une programmation d’activités festives dans les quartiers.

Si on veut se renouveler, on doit prendre des risques et essayer des idées, sans avoir de garanties que ça va marcher. Lorsque ça ne fonctionne pas, ce n’est pas la fin de monde et on doit apprécier les bons coups avec humilité. La vie nous apprend que l’échec n’est pas une finalité; c’est surtout une opportunité pour apprendre à se relever.

Qui nous aime, nous suive!

 

Lumière sur Saint-Sauveur

Saint-Sauveur, tu m’inspires la créativité.

J’aime t’illustrer, te prendre en photo, te dessiner et te bricoler. Ton décor m’amène des idées surprenantes, de couleurs et de textures qui trouvent des façons originales de se mélanger. Tu offres des couchers de soleil fabuleux entre tes rues étroites, bordées de maisons dont les façades semblent danser et se prendre par la main avec les fils des poteaux électriques.

Illustration à l’aquarelle avec encre de Chine
Myriam Nickner-Hudon


Ce billet rappelle ma performance sur scène lors de la soirée de lancement de la Revengeance. Malgré la peur et les tabous, j’ai choisi de m’exprimer sur mon parcours difficile avec une allégorie sur le vitrail. Dans toute ma vulnérabilité, j’ai décrit comment j’ai pu réparer mon esprit avec beaucoup d’efforts et de patience, comme le requiert cette pratique artistique.

Vitrail représentant Saint-Sauveur, par Myriam Nickner. 2017

D’un projet à l’autre, la réalisation de ces œuvres m’a permis d’apprendre beaucoup sur moi-même. J’ai pu cultiver ma patience et exprimer toute ma sensibilité dans ce loisir magnifique. Le vitrail m’a montré ce dont j’étais capable et davantage. J’ai pu grandir à travers les rencontres, les échanges, les apprentissages et les défis de chaque projet. Si je n’avais pas fait du vitrail avant, je n’aurais pas eu la préparation mentale suffisante pour me donner le courage de participer à la Revengeance.

Je dessinais beaucoup avant, mais j’ai arrêté de créer en arrivant au cégep et à l’université. Même si je brouillonnais encore un peu dans mes notes de cours, j’ai été longtemps déconnectée de ce côté de ma personnalité. La découverte du vitrail m’a permis de me remettre « sérieusement » à l’art, car le dessin que je débutais allait se transformer en une œuvre durable et un objet physique précieux. J’investissais dans la création d’une œuvre dont je voulais être fière et qui allait m’accompagner dans ma vie. 

J’en ai appris beaucoup sur la santé mentale depuis les dernières années. J’ai beaucoup souffert, mais j’en suis ressortie grandie. Je suis plus forte qu’avant, entre autres car je suis plus consciente et compatissante face aux difficultés et aux limites des autres. J’ai des cicatrices de sagesse, un peu comme les plombs qui connectent ensemble des morceaux de verre aux couleurs variées et qu’une fois soudés en place, en révèlent toute la beauté. J’ai fait ma place en assumant davantage mon authenticité, ma sensibilité et ma vulnérabilité pour arriver à connecter avec les gens.

J’ai aussi réalisé que j’avais du talent. Ça m’a pris un moment pour me faire confiance ou du moins, à moins douter de la qualité de ma création. J’ai eu la chance de recevoir des beaux commentaires sur mes créations, que ce soit le vitrail, l’écriture, le dessin ou la peinture. 

Je ne suis pas allée en arts au cégep ou à l’université. Je n’ai pas le vocabulaire intellectuel ou les notions techniques sur l’esthétique. Des fois, je me dis que je manque de légitimité académique pour me qualifier comme une artiste. J’aimerais ça postuler pour des projets de médiation culturelle, mais j’hésite. Je suis peut-être pas encore prête, pas encore rendue là dans ma démarche.

Pour le moment, l’essentiel et la joie, c’est d’apprendre au contact de personnes extraordinaires et inspirantes. Mes professeurs, Carole et Armelle, mais aussi Diane et les autres mamies, me guident dans cette discipline complexe et mes réflexions personnelles. J’ai appris à développer de nouvelles perspectives et à voir le monde autrement. Je ne vois plus l’espace, les sujets et les lignes comme avant. Je vois des morceaux qui peuvent être travaillés et texturés pour rappeler les détails et les mouvements. Il y a quelque chose dans les couleurs, la matière et la lumière qui me touchent et qui me parlent.

C’est jouer avec l’abstraction et l’ambiguïté de ces idées. Dans l’art comme dans la vie, on peut repousser la limite de ce que l’on croit être possible.

Je suis autonome et je sais me débrouiller, mais on a toujours besoin d’un peu de soutien et d’un regard expérimenté pour t’aider à persévérer quand tu es prise ou coincée. J’apprends en étant accompagnée et soutenue dans ma démarche. Ça me donne la base solide pour sortir de ma zone de confort et innover dans ma manière de concevoir mes prochains projets. Je sais que ça va être difficile, mais que je vais avoir de l’aide pour y arriver.

J’essaye d’exprimer toute ma gratitude en partageant mon savoir-faire et ma sagesse en retour. J’encourage les gens à essayer de créer, tout simplement, et à faire le premier pas pour réaliser quelque chose de nouveau. On se surprend tellement. Au pire, on aime pas ça et c’est correct aussi.

L’important, c’est d’entreprendre et de se permettre d’échouer pour apprendre comment on est capable de faire des choses, car on s’est donné la peine d’essayer.

Voici des images de mon processus créatif dans le local de l’école de vitrail. Merci à Michaël Gosselin pour les belles images.

 

La ville est aux enfants

Après trois années dans Saint-Sauveur, j’en suis venue à ce constat : fuck les archétypes, les conventions et les normes sociales, le rêve américain d’élever sa petite famille en banlieue est un mensonge! C’est une illusion qui nous coûte cher, individuellement et collectivement, mais aussi en termes de gaspillage de temps et de qualité de vie. Tu n’as pas besoin d’une grosse cabane avec un grand terrain et une piscine pour que ta famille soit heureuse et épanouie. C’est possible de vivre autrement!

Cela semble impensable pour beaucoup de gens à Québec, mais, oui, c’est possible d’avoir une famille au centre-ville et d’élever ses enfants dans le quartier Saint-Sauveur! Évidemment, je comprends que ce mode de vie n’est pas fait pour tout le monde et je respecte le choix de chacun. Cependant, cela ne m’empêche pas de challenger vos idées reçues en vous montrant qu’on retrouve une multitude d’avantages insoupçonnés à vivre dans un quartier à forte densité. 

 

Marché Saint-Sauveur

Pour commencer, rappelons que cest une question de perspective. Tu réalises quavec moins, tu peux avoir plus. Tu en viens à apprécier la vie autrement. Less is more.

Sans tomber dans la folie Marie Kondo et le minimalisme, avoir moins despace toblige à optimiser ton espace. Tu achètes moins de choses inutiles que tu finis par mettre dans tes espaces vides #machineàpain. En bonus, tu as moins de pieds carrés de surface à nettoyer. Tu peux économiser en te débarrassant de ta deuxième voiture et trouver la quiétude le samedi matin en constatant que tu n’as plus besoin de passer la tondeuse sur un petit terrain.

On a aussi des terrains de basketball plus fancy au parc Victoria.

Dans Saint-Sauveur, tout est à proximité : les commerces, les écoles, les services… Tu nas peut-être pas une grande cour, mais tu as accès à plein de beaux parcs et dactivités gratuites, à commencer par les soirées de cinéma en plein air au parc Durocher. Également, du côté des équipements sportifs et de loisirs, je trouve quon est vraiment pas pire gâtés

  • Parc linéaire de la rivière Saint-Charles : https://www.ville.quebec.qc.ca/citoyens/loisirs_sports/parcs/parc-lineaire/index.aspx
  • Carte interactive de la Ville de Québec : https://www.ville.quebec.qc.ca/citoyens/loisirs_sports/installations_sportives/index.aspx
  • Parc Victoria : Club social Victoria, club de tennis, baseball, terrains de soccer, skatepark, jeux deau, volleyball, basketball, modules de jeux, etc.
  • Patinoires : parc Durocher, parc Roger-Lemelin, parc Dollard-des-Ormeaux, Patro Laval, parc Victoria
  • Baignade et jeux deau : piscine Wilfrid-Hamel (intérieure), piscines extérieures aux parcs Dollard-des-Ormeaux, Victoria, Durocher
  • Espaces communautaires et autres : Centre Durocher/Mgr Bouffard, Patro Laval, Centre Édouard-Lavergne, bibliothèque de Saint-Sauveur, Centre Alyne-LeBel, etc.
  • Cest sans mentionner les activités et les services offerts par la Joujouthèque basse-ville, le Pignon Bleu, le Carrefour des enfants de Saint-Malo, le Patro Laval et plus encore.

 C’est déjà payé par vos taxes (ou du moins en grande partie), alors profitez-en! 

 


On est pas encore rendu au niveau de Limoilou, mais je suis tellement surprise et enchantée de voir des enfants jouer dans ma rue ou qui marchent pour se rendre à lécole. Les familles reviennent sétablir dans Saint-Sauveur et il serait important de faire en sorte que laménagement de nos rues leur redonne plus de place.

En effet, on commence à voir des nouvelles manières d’imaginer c’est quoi vivre dans le quartier. On rêve à de belles rues avec des arbres, des plantes, de grands trottoirs, des mesures d’apaisement de la circulation et des avancées de chaussée. Ça fait un petit moment qu’on parle de rues conviviales et de Vision Zéro. C’est des beaux concepts comme ceux de la rue Anna qu’on veut voir apparaître dans les prochaines années. https://www.ville.quebec.qc.ca/apropos/planification-orientations/amenagement_urbain/rues-conviviales/rue-anna/index.aspx

Dans la communauté, plusieurs groupes et acteurs se mobilisent pour développer des projets dont le but est daméliorer la qualité de vie des résidents et daugmenter la sécurité des déplacements pour les piétons et les cyclistes. Ce travail de collaboration est important et il mène à de beaux résultats comme le Plan de mobilité durable du quartier Saint-Sauveur. Je sais pas trop pour vous, mais moi j’ai tellement hâte au réaménagement de la rue Saint-Vallier Ouest!

Pour rassurer les parents, on aura besoin de repenser la configuration des rues menant aux parcs et aux écoles. Pourquoi ne pas en faire des corridors pour les familles en réduisant lespace carrossable pour élargir les trottoirs et végétaliser les espaces en même temps? On veut des solutions concrètes pour encourager le transport actif et rendre les déplacements à pied plus sécuritaires. On a déjà un exemple à Québec, du côté de Lairet, qui sert à un projet pilote de « chemins décoliers » depuis la rentrée scolaire 2018. Avec un peu de marquage au sol et de la signalisation, on commence à montrer que ce territoire appartient aussi aux enfants.

Le lien : https://monlimoilou.com/2018/des-chemins-decoliers-pour-renforcer-la-securite/?c=transports&fbclid=IwAR3COyiwzH9GjOqmo8tUyrc0LJIR9Ll77zL9IxppeYghCdys1XF6GeMf0PE

Si on augmente le confort et le sentiment de sécurité dans le quartier, les gens vont ladopter. Les parents auront confiance pour la sécurité de leurs enfants, qui pourront ensuite gagner plus dautonomie. Ce sera plus agréable de se promener avec une poussette, mais aussi plus pratique pour les personnes âgées ou à mobilité réduite.

On veut un quartier dynamique et vivant. On veut un milieu de vie qui soit sain pour les gens de tous les âges et conditions sociales. Donnons plus despace pour les êtres humains en en laissant moins pour les voitures et les stationnements. On veut offrir un environnement de qualité pour nos enfants afin quils puissent samuser et se déplacer en sécurité.

Photo : Viviane Asselin pour monlimoilou.com


Agir maintenant, car demain se lève tôt

Ce billet sadresse aux employés du Service de transport et de la mobilité intelligente de la Ville de Québec. Je vous lance un défi professionnel : je vous invite à vous dépasser et à nous surprendre en arrivant avec des solutions adaptées aux particularités du quartier. Vous êtes le Service du transport et de la mobilité intelligente, montrez-nous que ceci n’est pas qu’un buzzword managérial et bureaucratique. 

Le nouveau réseau de transport structurant s’amène plus rapidement qu’on ne le croit. Profitons-en pour intégrer la planification de chantiers de réaménagement des rues voisines pour que la connexion au réseau soit plus agréable et sécuritaire. Vous disposez seulement de quelques années pour tester et prototyper différents concepts. C’est le temps qu’il faut pour oser travailler autrement et avoir l’audace de proposer des changements importants.

Dans Saint-Sauveur, il n’y a rien de « standard » dans notre cadre bâti et ça ne répond pas toujours à vos normes, qui sont faites surtout pour accommoder les voitures. Je sais, je vous en demande beaucoup et c’est très compliqué à réaliser. Il n’y a rien de facile dans la vie, mais l’apathie, c’est pas mieux, surtout lorsqu’on sait à quel point certains endroits sont dangereux. Venez vous promener par chez nous, venez regarder les comportements délinquants des automobilistes et constater linsécurité dans les yeux des piétons qui tentent de traverser la rue.

Je ne suis pas ingénieure comme certains d’entre vous, mais j’essaye de me mettre en mode solution. Je m’inspire de ce qui se fait ailleurs ou dans d’autres domaines pour innover. Je flippe le problème à l’envers, je pose la question autrement, je change de paradigme dans le but dimaginer comment arriver à mon résultat. Vous êtes ingénieurs, vous êtes censés être les spécialistes dans lélaboration de solutions.

Nous voulons avoir confiance en votre savoir-faire et vos compétences techniques, notre sécurité en dépend. Les enfants grandissent vite, on n’a plus le temps pour le statu quo en terme d’aménagement urbain.


Sur ce,

Mes taxes, mes impôts, Metallica!

La ville est à nous!

Myriam, duchesse basse-villaine et activiste

Pour références et autres inspirations :

Soirée père et fille dans Saint-Sauveur

 

Papa, moi et mon petit « frère » de 6 pi 2 po, à ma collation des grades. juin 2017.

 

Je me trouve très chanceuse de pouvoir avoir une aussi bonne relation avec mon père.  On partage beaucoup de choses en commun, incluant le fait qu’on est très intense sur le plan des émotions. On aime passer du temps ensemble, pour jaser, aller marcher, se rendre des petits services ou s’organiser des activités. J’ai appris avec mon père des valeurs comme la générosité, l’hospitalité, l’authenticité et la simplicité. Ce qui est important, ce sont les expériences et les rencontres; c’est ça qu’on doit mettre en priorité plutôt que les biens matériels.

 

J’ai toujours pu avoir son soutien dans la réalisation de mes projets. Il me faisait confiance, même s’il n’était pas trop certain de comprendre ce que je faisais. À sa façon, mon père m’encourage dans tout ce que j’entreprends, que ce soit dans mes études ou sur le plan professionnel, civique ou artistique. Il est mon fan numéro 1,  je peux compter sur lui pour être présent durant les moments importants. Il me dit souvent qu’il aime ce que j’écris et qu’il est fier de voir comment je m’applique dans tout ce que je fais. 

Lorsque j’ai rempli mon formulaire de candidature, j’ai indiqué qu’un des mes supertalents était ma capacité à exprimer de la gratitude et à livrer des témoignages qui touchent profondément les gens. J’ai découvert que je suis bonne pour dire et écrire des mots qui sont émouvants, et que j’arrive même à faire pleurer les gens, surtout mon père. :)

Je peux déjà dire un gros merci à tout le monde de la Revengeance des duchesses qui m’accompagne dans cette fabuleuse aventure. Mon père est content de voir comment la démarche m’inspire et m’amène à me dépasser.

Tous ensemble, on va passer des moments extraordinaires et vivre de grandes émotions. 


Un des plus beaux moments que j’ai partagés avec mon père dans Saint-Sauveur, c’est lorsqu’on est allés manger chez Le Renard et la chouette en octobre 2017. Ce soir-là, il y avait Gab Paquet qui venait jouer en mode acoustique dans le resto. J’étais devenue une méga fan de Gab Paquet durant l’été et lorsque je lui en avais fait jouer, mon père avait eu l’air d’apprécier. Je lui avais parlé de l’ambiance de fou durant son concert à l’Espace Parvis et lui avais dit que ce serait vraiment génial qu’il le voie sur scène. Même si je pense que mon père n’avait pas tout à fait bien écouté les chansons, il me faisait confiance pour organiser la sortie. Je l’ai averti que ce serait un spectacle unique en son genre, avec des moments surréalistes, étonnants et intenses. 

L’excellent album Santa Barbara, de Gab Paquet.
https://gabpaquet.bandcamp.com

Après que nous avons commandé nos plats, le concert a commencé tranquillement avec la chanson Santa Barbara. Pendant le souper, mon père m’a lancé quelques fois des regards de « what the fuck, ma grande » en réaction à certaines chansons de mon chanteur kétaine préféré. On s’est amusés, et il a été étonné par la performance acoustique de Gab et l’enthousiasme de la foule. Nous avons adoré notre repas, et nous avons bien rigolé en écoutant les paroles. Enfin, il s’est laissé attendrir par la douceur de la chanson Papa, maman, bébé, amour.

https://www.youtube.com/watch?v=iZfZbt6hhS8&list=PL2yIoJkX3401x1cCXBrLxESp5nlbpQ-nu

Le moment le plus beau et le plus émouvant pour moi est arrivé à la fin du repas. Sur la petite scène du restaurant, Gab Paquet s’est mis à chanter une reprise de « Quand on est en amour », de Patrick Norman. Durant ces quelques minutes de grâce, j’ai vu mon père joindre sa voix à celle de Gab et chanter les paroles de la chanson avec un petit trémolo d’émotion. C’était une expérience magnifique, c’était tellement touchant.

♪ Quand on est en amour ♪

Si tu crois que l’amour t’a laissé tomber une autre fois
Et tu vois que tout ton univers s’écroule autour de toi
N’oublie pas vient toujours le soleil après les jours de
pluie
Ouvre grand ton cœur ne cherche pas ailleurs écoute ce
qu’il te dit

Ne laisse pas passer la chance d’être aimé
Le cœur devient moins lourd
Quand on est en amour

Si un jour tu sens que dans ta vie plus rien ne
t’appartient
En bohème tu erres dans la nuit apaisant ton chagrin
Souviens-toi qu’il y a toujours quelqu’un qui n’attend que
ta main
Ouvre grand ton cœur ne cherche pas ailleurs écoute ce
qu’il te dit

Ne laisse pas passer la chance d’être aimé
Le cœur devient moins lourd
Quand on est en amour

Mais la vie parfois nous fait l’esclave de nos souvenirs
Entre nous qu’importe le passé il y a l’avenir
C’est pourquoi tu te dois de remettre l’amour dans ton lit
Ouvre grand ton cœur ne cherche pas ailleurs écoute ce
qu’il te dit

Ne laisse pas passer la chance d’être aimé
Le cœur devient moins lourd
Quand on est en amour

Ne laisse pas passer la chance d’être aimé
Le cœur devient moins lourd
Quand on est en amour

Ne laisse pas passer la chance d’être aimé
Le cœur devient moins lourd
Quand on est en amour

À la fin de la chanson, mon père m’a remerciée en me serrant dans ses bras. Quelle belle soirée!

Merci papa

#lavilleestànous

Se réapproprier la ville no 1 : L’îlot Charlevoix et l’enclos de flamants roses

Mise en contexte
Nota bene : J’ai eu cette idée longtemps avant que le design du nouveau projet soit présenté au public. Même si le timing n’est plus bon, je crois que ma critique reste pertinente.

Lorsque je travaillais dans le Vieux-Québec, je passais souvent à côté de l’îlot Charlevoix, un terrain vacant situé le long de la côte du Palais et voisin de l’Hôtel-Dieu. Avec sa clôture métallique et son sol couvert de gravelle, l’endroit est d’une laideur déplorable.
On est pourtant en plein cœur du centre historique et patrimonial!
Je ne dois pas être la seule à trouver ça embarrassant. Ça fait des années que rien n’a été fait pour embellir un endroit qui fait partie du quotidien de beaucoup de gens. C’est moche pour tout le monde, qu’on soit résidents, patients, travailleurs, hôteliers ou touristes.
On mérite mieux que ça.

La laideur urbaine est un irritant que l’on subit individuellement et qu’on vient à tolérer collectivement. Tant que personne ne chiale assez fort et qu’il n’y a pas de catastrophe, on peut procrastiner activement et pendant longtemps. On le voit souvent dans des cas de protection du patrimoine, de l’environnement ou de l’aménagement urbain. Il faut que le problème devienne une priorité pour qu’on passe en mode solution.

Il existe des moyens originaux d’embellir ces terrains vacants et ces espaces en stand-by, qu’on appelle communément des dents creuses dans le jargon de l’urbanisme. Par soi-même, on peut aussi prendre l’initiative d’intervenir directement sur le terrain afin qu’on lui donne de l’attention et donner une piste de solution.

La ville est à nous

La ville est à nous, alors pourquoi ne pas se réapproprier ces espaces négligés avec originalité et humour? Soyons créatifs et subversifs.

Ma proposition est la suivante : faisons de l’îlot Charlevoix un enclos de flamants roses. Ça ferait un spot tellement « instagrammable »! Ça ne fitte pas du tout dans le décor et c’est parfait! C’est ridicule, absurde, laid, ludique et amusant. Qui sait, cette installation artistique pourrait bien faire rire et sourire les gens. Peut-être même que ça ferait ralentir les voitures, comme ce serait plaisant! Je crois que même avec une centaine de flamants roses en plastique, l’endroit ne peut pas être plus laid qu’il ne l’est déjà.

Êtes-vous game de faire une opération de vandalisme artistique participative pour embellir d’autres espaces urbains aussi moches?

Papa nous promène

Durant mon enfance, mes parents se sont séparés : ma mère a gardé la maison en banlieue, et mon père s’est trouvé un appartement dans le quartier Saint-Sacrement. Lorsque mon père nous gardait pour la fin de semaine, nous allions souvent faire de longues marches et d’autres activités. J’ai de bons souvenirs de nos petites sorties au musée (MNBAQ et civilisation), à la bibliothèque, au curling, au cinéma, au carnaval, etc.

Mon animation pour le défilé de la Saint-Patrick 2018, mon père est venu m’aider comme bénévole.

Contrairement à la banlieue bienveillante et protectrice de maman, on était exposé à un mode de vie urbain très stimulant. Mon père nous traînait un peu partout, on se promenait dans toutes sortes d’endroits et c’était plein de gens différents. Il y avait des adultes, parfois des enfants. Avec lui, on explorait un milieu inconnu en toute sécurité.

Il nous a mis en contact avec la ville et fait découvrir qu’il y a plein d’activités plaisantes à faire ensemble à l’extérieur de la maison. Quand j’y repense, je me dis que c’est sûrement grâce à ces sorties que j’ai appris à aimer cette urbanité. Ça m’a fait apprécier l’importance de la proximité.

 

 


La mascotte du service de police de la Ville de Québec lors de la parade des jouets 2016

J’ai tant de beaux souvenirs associés à ces promenades. On partait de la rue Joffre et on se rendait sur Cartier ou Grande-Allée. Là-bas, on arrêtait prendre un chocolat chaud au Krieghoff ou au Second Cup. C’était notre petite récompense. On arrêtait parfois jouer au soccer sur les plaines, au parc des Braves ou à la patinoire des Saints-Martyrs. On jouait aussi dans les modules du parc du Musée (MNBAQ) ou on s’amusait à marcher sur les murets qui entourent l’Assemblée nationale du côté est de la Grande-Allée.

Je me souviens qu’on passait dans Saint-Roch, quand c’était encore « malfamé »C’était au début des années 2000, avant la revitalisation, je devais avoir 9-10 ans et mon frère, 8 ans.  Je me rappelle que nous sommes passés dans le mail pour manger au Ashton. On s’y rendait surtout pour aller au cinéma (RIP Odéon), tandis que sur Saint-Joseph, il y avait la pizzeria Welat et l’espace pour enfants de Gabrielle-Roy. Gamine, j’ai vu le retour de la parade des jouets et je suis allée au Omer DeSerres et chez Materia. Pour mon père, il n’y avait pas de problème, et ce n’était pas inapproprié ou supposément dangereux de se rendre dans Saint-Roch avec des enfants. Une chance que mon père pensait autrement. 


Papa et moi lors de Saint-Sauveur en fête 2016

Aujourd’hui, j’aime toujours marcher. C’est une activité importante pour moi et mon papa. Quand on se promène, on se parle de plein de choses et on partage de beaux moments. Ça nous permet d’être proches.

Lui, c’est un amoureux de la Haute-Ville et de son style de vie. Son bonheur, c’est d’aller faire un tour sur les plaines et Grande-Allée, et dans les commerces et les restos de la rue Cartier. On a nos petites habitudes et nos lieux incontournables. Tout est à côté, alors on en profite.

Moi, je l’initie à ma Basse-Ville et je lui fais découvrir les bons plans bouffe : la Montagne dorée, le Fin Gourmet, Kalimera, Ma Station Café, le Griendel, Le Renard et la chouette, la fabrique du Smoked Meat, etc.

Papa, la prochaine fois qu’il fait beau, on s’en va marcher et prendre un chocolat chaud? Comme dans le temps.

#lavilleestànous

 

 

La Tour du Mordor

Le ministère de l’Éducation t’observe, le jeune.

En attendant l’érection (hehe, pas mature) du Phare, une autre tour domine le paysage urbain de la ville de Québec depuis des décennies. Quand on est en Basse-Ville, l’immense complexe Marie-Guyart n’échappe pas à notre regard. En tout temps, tout en haut de la Tour, des lumières rouges clignotent au bout des antennes.

Si on a un peu trop d’imagination comme moi, on peut y trouver une certaine ressemblance avec la Tour du Mordor et le regard omniscient de Sauron. Isolée dans l’espace, la tour dégage quelque chose de dominant, d’intimidant et tu te sens un peu observé ou surveillé. Étudiante, ça me donnait l’impression que le ministère de l’Éducation nous tenait à l’œil.

En tout cas, c’est mon étrange observation… Et vous, quels cauchemars vous inspirent le Phare?

Tant qu’à lancer un débat : quels sont les autres tours et bâtiments laids et terrifiants qui sont apparus à Québec depuis 10 ans?

#lavilleestànous!

Pick-up love

Lorsque je suis arrivée dans Saint-Sauveur, j’ai remarqué qu’il y avait un nombre considérable de pick-up et d’autres modèles de camionnettes dans le secteur. J’ai trouvé ça plutôt étonnant que tant de ces gros véhicules fassent partie du paysage du quartier. L’été où je suis arrivée, j’écoutais beaucoup de Bleu Jeans Bleu, et ça a sûrement contribué à révéler un petit côté redneck chez moi.

Il y a sûrement beaucoup de travailleurs de la construction, de gens manuels ou de techniciens qui habitent ou travaillent dans le secteur. Ces véhicules sont gros, donc plutôt difficiles à stationner, et leur volume important vient contraster avec la petitesse des espaces disponibles sur les terrains.

La voiture

Je n’ai pas de voiture et je fais partie de ce nouveau segment de la population qui n’a pas les moyens ni l’envie de devoir se payer un char. J’ai mon permis, mais je me déplace à pied et en autobus. En tant qu’urbaine, le transport en commun, c’est le mode de déplacement qui convient le plus à mes besoins.

Je suis également très critique des impacts négatifs qu’ont les voitures sur notre environnement, la qualité de vie, l’économie, la santé et l’aménagement du territoire. Je ne suis pas anti-voitures, je suis contre le gaspillage d’argent, de temps et de ressources qui viennent avec notre choix collectif d’investir autant dans des infrastructures qui nous rendent tellement dépendants de nos voitures.

Pour moi, la liberté passe par plus d’options pour la mobilité. Je l’ai dit plusieurs fois à des politiciens : je suis trop pauvre pour me payer une voiture, alors le troisième lien, ça ne m’aidera pas. Nous avons besoin de solutions durables, flexibles, attrayantes et accessibles, ce qui inclut l’autopartage, les modes de déplacement actifs ou l’investissement dans le réseau de transport structurant.

N’empêche que mon cœur de rockeur aime intensément les pick-up, plus particulièrement les modèles Ford F-150 un peu maganés qui ont quelques années d’usure. Pour moi, ça reste un élément significatif et symbolique de l’identité de Saint-Sauveur en tant que quartier populaire. Ça a quelque chose de spectaculaire et de surprenant. Ça représente bien les paradoxes et les contradictions qui font qu’on s’attache à ce quartier.

Collection

Je me promène souvent dans les rues du quartier et je suis souvent surprise de croiser toutes sortes de véhicules dans mon quotidien : le corbillard sur Montmagny, les voitures vintage, les Westfalia, le Hummer dans le coin de la rue Père-Grenier, etc. Cette habitude de collectionner s’étend également aux garages qui sont aussi très présents dans le paysage.

C’est une drôle de course au trésor, car je tombe sur de nouveaux spécimens à tout moment. C’est la joie de la découverte et ça m’amuse, tout simplement. Je les prends en photos et les partage sur les réseaux sociaux. J’ai accumulé une bonne quantité de spécimens dans mes archives et j’aimerais vous en faire part.

J’espère que ça va vous plaire et que vous allez en reconnaître quelques-uns. N’hésitez pas à me proposer des spécimens à votre tour!

 

Introduction au concept de GPS

Depuis que je suis arrivée dans Saint-Sauveur, j’ai développé une relation au territoire plutôt originale. Ma géographie mentale se construit au fil de mes promenades, de mes rencontres et de mes expériences. Le langage évolue avec notre nouvelle conception de l’espace, les lieux changent de nom et on se fait de nouveaux points de repère au passage.

La grande traversée. Photo : Myriam, duchesse de Saint-Sauveur

En bonne amatrice de choses vintage et de vieilles affaires, j’ai développé le concept de GPS, qui est très utile pour amorcer une conversation intéressante sur le quartier. 

GPS, c’est pour Géolocalisation paroissiale sympathique. 

Le principe est simple, je demande aux gens : « Dans quelle paroisse vous habitez? »

Faites un essai, vous verrez que c’est un excellent moyen de briser la glace pour tisser des liens avec les gens du quartier. Cette question fait sourire les anciens et déconcerte parfois les nouveaux venus. J’aime tellement voir la réaction des gens à ce moment-là. Les vieux résidents se sentent interpellés, c’est émouvant de les voir partager leurs souvenirs. Plusieurs églises sont disparues en basse-ville dans les dernières années et les jeunes n’ont pas toujours conscience du rôle de ces bâtiments dans la dynamique et l’identité du quartier.

Saint-Sauveur, avec son clocher. Photo : Myriam, duchesse de Saint-Sauveur

Ça donne une perspective nouvelle sur notre milieu de vie et son histoire. Pour moi, cette expression permet d’amorcer une conversation sur le sentiment d’appartenance que nous avons envers notre quartier. En changeant de vocabulaire, on s’oriente dans la ville avec des repères différents, qui sont un peu plus intéressants que la simple signalisation routière.

Avec le temps, on développe des souvenirs, des relations, des connaissances sur les gens, les événements et les lieux qui nous entourent. On voit les choses évoluer, changer et se transformer, pour le meilleur et pour le pire si on connaît un peu l’histoire de Saint-Sauveur.

Adieu le Red Lounge, bonjour le Diner.  Ce bâtiment est un bon exemple de transition de l’identité d’un lieu en tant que point de repère important dans le paysage urbain. Il y a l’avant et l’après d’un espace qui restent associés dans notre mémoire. Par habitude, on conserve parfois dans l’usage l’ancien nom quand c’est une institution importante : pour moi, le Cercle restera le Cercle, l’ancien local du MEC sera encore le MEC, mais mon cerveau commence à se faire à l’idée du Diner. Photo : Myriam, duchesse de Saint-Sauveur

Sans nécessairement tomber dans la nostalgie, le patrimoine nous parle et nous rassemble. Que l’on soit croyant ou pas, on peut apprécier la beauté des bâtiments, ainsi que le rôle des îlots paroissiaux dans l’animation du voisinage et de la vie de quartier. C’est souvent là, tout près de l’église et de son presbytère, qu’on retrouve l’école, la caisse populaire, le parc, les petits commerces et le centre communautaire.

Que ce soit dans les clochers d’églises, la toponymie, l’architecture bricoleuse, la « parlure » populaire, le paysage des rues remplies de poteaux ou les fêtes de quartier, la culture s’expose dans la vie quotidienne. À travers les rencontres et les échanges, la culture peut nous aider à se trouver une place dans cette étonnante communauté. 

Je pense à cet octogénaire qui discutait avec une vieille connaissance alors que j’attendais l’autobus devant le collège Aviron :

« J’aime bien ça faire ma p’tite marche jusqu’ici, pis la bus, le trajet me laisse juste en face de chez moi sur Sainte-Thérèse. »

Comme ethnologue, le passé, l’histoire et le patrimoine, ça me parle. J’aime l’idée de perpétuer l’esprit du lieu et de transmettre un peu de sa mémoire à mon tour. Ça me plaît bien d’appeler Raoul-Jobin avec son ancien nom : la rue Sainte-Thérèse.

Tenir debout. Photo : Myriam, duchesse de Saint-Sauveur

Prendre racine dans un quartier, c’est un peu ça : on s’adopte, on s’adapte.

L’histoire n’a pas toujours été tendre envers Saint-Sauveur et ça reste encore difficile pour beaucoup de gens de passer par-dessus sa mauvaise réputation. Faut pas toujours se fier aux apparences et remettre en question nos préjugés. Avec un peu de curiosité et d’ouverture d’esprit, la beauté se révèle sous d’autres formes pour ceux qui savent observer. Ça prend un peu de temps et d’exploration, mais aussi de la patience et de la tolérance pour apprivoiser le paysage, la culture et la communauté. On découvre qu’il y a des trésors partout, dans le patrimoine, les rues et les gens. On s’attache assurément.

À pied, la vie va à notre rencontre alors que les gens se croisent sur Saint-Vallier. Photo : Myriam, duchesse de Saint-Sauveur

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