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La revengeance des duchesses

Chauveau, mon amour

Au cas où vous ne l’auriez pas encore compris, je suis obsédée par les parcs.

Cette obsession a commencé vers 2012, lorsque j’explorais mon ex-quartier de Sainte-Foy à la recherche de choses gratuites à faire. J’ai découvert avec fascination la verdure urbaine, celle qui coûte de l’argent aux contribuables, augmente la cote immobilière des voisins et facilite les escapades rapides pour les pauvres tels que moi.

C’est par hasard, l’année suivante, que j’ai découvert le parc Chauveau, quand j’habitais à Charlesbourg. Dans le temps, je le trouvais loin. Maintenant, j’habite à côté (donc loin). De mai à octobre, j’y marche presque quotidiennement, de préférence tôt le matin, quand je suis la seule à ne pas courir. Les murmures de la Saint-Charles accompagnent mes pas, améliorent mon humeur et me donnent envie de pipi. Je m’y baignerais; son eau ne brunit que vers Vanier, no offense.

Avant même de déménager à Neufchâtel, c’était mon parc préféré de la ville. Probablement parce que c’est le plus grand. Oui, même plus que les plaines! Donc, j’ai beau me plaindre constamment de mon duché, au moins il contient le meilleur espace vert de la ville, à cinq minutes de chez moi. BOOM.

Chauveau, c’est un véritable oasis urbain, gigantesque, vivant. Zébré par la Saint-Charles, qui l’illumine et le rafraîchit, le parc offre toutes sortes d’activités été comme hiver : sentiers de raquette et de ski de fond, pêche à la ligne, observation des oiseaux, glissade sur neige, terrains de soccer et, ma préférée, promenades de chiens. (Non, je n’ai pas de chien. Je parle de ceux des étrangers à qui j’essaie de les dérober.)

Chauveau, c’est l’endroit idéal pour une séance photo qui finit invariablement en délire. Pour passer un long dimanche après-midi à s’y promener et réaliser qu’on s’est perdu en voyant les câbles de Sarbayä. Pour s’asseoir sur un rocher et jouer à l’artiste en déblatérant dans un cahier écorné ou en esquissant les tristes saules submergés. Pour observer des extra-terrestres, apparemment.

Et pour amener votre chien. Mais dites-le moi avant, que je me prépare au larcin euh… à la promenade.

 

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