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La revengeance des duchesses

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  • Odile Pelletier (Grand Portneuf) (23%)
  • | 3 544 Votes
  • Jimena Pacheco (Vieux Québec) (13%)
  • | 1 953 Votes
  • Alix Paré-Vallerand (Roch City) (5%)
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  • Plaquie (Santa-Rocka) (3%)
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  • Mickaël Bergeron (Limoilou) (2%)
  • | 358 Votes
  • Estelle Lacourse-Dontigny (Saint-Sauveur) (1%)
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  • Nancy Martel (Saint-Jean-Baptiste) (1%)
  • | 180 Votes
  • Émily Wahlman (Lévis Beach) (1%)
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Émily Wahlman

Lévis Beach

 

 

photo d'une madame bizarre (une poupée?) sur un tapis rouge

Hall of Fame

Lévisiens, l’heure est venue de bomber le torse de fierté à l’annonce de votre royaume (ou juste de potiner, c’est selon)! Pourquoi, me direz-vous?

Parce que je m’apprête à vous énumérer une foule d’arguments (4) pour lesquels on a rien à envier à la Vieille Capitale. Évidemment, la seule raison qui me vient en tête pour justifier que les faits divers extraordinaires qui suivent soient passés sous silence, c’est que les gens de Lévis sont vraiment, mais vraiment des gens humbles. Cependant, en tant que votre dévouée duchesse, je me suis sentie interpellée par le besoin palpable de mes sujets d’un peu de vantardise. Sortons du coffre les souvenirs dont on est le plus fiers. Lévis a rayonné sur la scène internationale plus d’une fois, mes chers, et croyez-moi, the world needs to know.

No 1

« En tout cas, dans le monde des artistes internationaux, Lévis accueille seulement des petites pointures », diront certaines langues sales.

Tout faux!

En janvier, quand Muse est venu au Québec donner des spectacles, où s’est-il arrêté, d’après vous, pour avoir du RÉEL PLAISIR?

Au club de curling Etchemin.

À Lévis.

Parce qu’à Lévis, on a du fun.

Capture d'écran de la page facebook du club de curling Etchemins mentionnant le passage de Muse

Page Facebook du Club de curling Etchemin

Pour faire comme Muse et être au fait des nouvelles tendances en matière de samedi soir idéal, c’est au Club de curling Etchemin, 235, rue Saint-Robert, Saint-Romuald.

 No 2

Tout le monde aime la poutine (ou presque). Ce qui ne fait pas l’unanimité, par contre, c’est l’endroit sacré où est servie la meilleure. Encore là, Lévisiens, soyez fiers! Le prestigieux Wall Street Journal a élevé la poutine du Bingo Rive-Sud au rang de divinité en l’incluant dans son article-enquête sur le sujet.

Une poutine de Lévis.

Parce qu’à Lévis, on sait manger sur le sens du monde.

Pour la preuve, vous pouvez soit sortir votre anglais et puiser à la source ici. Ou bien la lire dans un média bien de chez nous, ici.

Le Bingo Rive-Sud, c’est au 50, route Kennedy, local 180.

 No 3

Puisque Lévis est un havre de paix pour les voyageurs qui souhaitent visiter la région (et avoir la plus belle vue sur Québec, BEN OUI ON LE SAIT), le site de renom TripAdvisor a su déceler le je-ne-sais-quoi lévisien qui fait de cette terre une patrie d’accueil rêvée le temps d’un dodo. Notre beau Quality Inn & Suites a su donc se faire une place dans le Hall of Fame du site.

Parce qu’à Lévis, on sait recevoir comme des nobles.

La preuve est ici!

No 4

Pour les amoureux du star-système québécois, sachez que l’enfant terrible de la ballade Roch Voisine a été scolarisé en sol lévisien. Tout comme votre duchesse favorite, il a passé deux années à l’école Pointe-Lévy (plus communément appelée « la poly »). Lui par contre a su se faire une place dans leur hall des célébrités, inauguré en 2014. C’est correct, sans rancune, Roch. Tu le mérites et je suis fière de toi.

Pour la soundtrack de votre journée, c’est ici.

           ***

Bien sûr, j’aurais pu ajouter au moins 10 millions d’autres trucs fantastiques dans mon pour-l’instant-chétif hall of fame, comme le fait que Lévis est sans doute le meilleur endroit pour se casser une jambe, l’Hôtel-Dieu de Lévis ayant été nommé « meilleure urgence du Québec », ou encore potiner sur le fait que l’un des candidats des élections partielles de 2014, Yv Bonnier Viger de Québec Solidaire, a déjà eu comme beau-frère le beau Roy Dupuis. On va cependant revenir à notre nature humble et garder ça pour nous. Bonne journée, Lévis!

Photo en tête d’article : Pixabay

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Le vox pop de la duchesse

N’étant pas quelqu’un de très impliquée dans la vie et étant tout sauf une socialite de renom, je me suis habituée à ne connaître personne mis à part mon plus ou moins grand cercle d’amis/connaissances. Ceci étant, mon portait du Lévisien moyen n’est nul autre que tout droit sorti de mon imagination et de ma fâcheuse tendance à l’exagération et à la critique.

Alors est-ce VRAIMENT comme je pense??

Je me suis penchée sur la question et j’en ai profité pour me servir des opinions des autres pour tenter de me faire ma propre idée sur mon hood. Quoi de mieux pour recueillir les pensées de tout un chacun que de se rendre au deuxième temple lévisien par excellence (le Délice n’étant peut-être pas le meilleur endroit pour déranger les gens);

Les Galeries Chagnon.

Un 22 décembre à 13 h.

photo du centre commercial Les galeries Chagnon

Photo par Émily Wahlman

Masochiste? Non. Professionnelle.

3 questions :

1. Habitez-vous Lévis et, si oui, depuis combien de temps?

2. Pourquoi Lévis? Qu’est-ce qui vous charme à Lévis?

3. Si vous aviez le pouvoir de changer quelque chose à Lévis, ce serait quoi?

J’ai recueilli presque 30 témoignages de Lévisiens de tous âges (après ça, j’ai eu peur qu’on m’accuse de harcèlement et me bannisse). J’ai même eu la chance de profiter d’un coup d’œil extérieur en tombant sur quelques personnes de Québec. Je me suis fait revirer de bord au moins six fois, ce qui m’a rendue à ma première constatation : les Lévisiens n’aiment pas être dérangés. Ou est-ce qu’ils n’ont pas l’habitude qu’on s’intéresse à leur opinion? On pourrait en débattre longuement.

Mon premier stop fut la halte-bouffe. Je me suis dit que ce serait l’endroit parfait pour mon premier groupe d’âge : les plus de 65 ans. Si on veut voir des têtes permanentées, c’est là qu’elles se regroupent toutes. C’est leur spot. Très en confiance, je me suis dit que nos aînés seraient probablement tous super contents de me voir tout énergique, tout habillée propre, pour jaser avec eux… Je vis clairement dans un wonderland utopique et/ou dans le déni, car je me suis plutôt heurtée à des réponses toutes semblables, données par pure politesse, sans trop de détails. J’étais déçue, ayant en tête que les personnes âgées aimaient bien raconter leurs histoires et donner leur opinion à des étrangers souriants comme moi.

J’ai ensuite erré dans les allées un bon moment, accrochant les gens au passage. C’est là que j’ai pu recueillir le plus de témoignages provenant de la tranche d’âge du milieu : les 35-65 ans. C’est aussi là que je me suis fait regarder le plus croche. Peu de gens étaient au courant de l’existence des duchesses de la Revangeance et je crois que j’étais pour eux quelqu’un de très, très louche. Conclusion? Les Lévisiens sont prudents et sautent vite à la conclusion qu’on veut leur vendre des choses (BEN NON! Pas à la Revengeance!! Yééé!).

J’en suis venue machiavéliquement à me dire que ma meilleure chance de réussite se trouvait auprès des gens qui travaillent, puisqu’ils ne peuvent pas se sauver et s’emmerdent clairement de toute façon. C’était ma tranche d’âge « moins de 35 ans ». Le Wal-Mart était aussi plein de jeunes de moins de 20 ans qui traînaient dans les allées en gloussant et c’était le paradis des réponses riches en détails. MERCI LES JEUNES.

Sans plus attendre, voici les résultats et d’autres conclusions abracadabrantes :

* Plus de la moitié des gens interrogés habitaient Lévis depuis toujours. Du nombre restant, la moitié n’ont pas toujours habité Lévis mais provenaient des petites villes et des petits villages aux alentours. Conclusion? Le Lévisien moyen n’est pas tellement une créature nomade.

* Le highlight de ma recherche, jamais je n’y aurais songé, mais au final je ne vois pas pourquoi j’étais surprise que ça sorte au grand jour : 100 % des jeunes hommes de moins de 35 ans avaient une mention spéciale pour la police dans leur réponse à la question « Que changerais-tu à Lévis? ». En gros, ils mentionnaient surtout que la police était trop présente, tannante pour rien et trop sévère. Serait-on des bums, à Lévis? Je pense que oui.

* TOUT mon échantillonnage (sauf Yann, 23 ans) aime principalement de Lévis que ce soit central, qu’il y ait tout ce dont on a besoin pour bien vivre. Les gens de la halte-bouffe étaient tous de grands amateurs de centres d’achat et se voyaient choyés par la présence des Galeries au cœur de Lévis. (Yann, lui, a répondu qu’il aimait Lévis pour les filles, ce charmeur.)

* Une vaste majorité de gens de 35 à 65 ans ne souhaitaient rien changer à Lévis, se considérant chanceux d’habiter une ville tranquille, familiale, proche de Québec et avec tout ce qu’il faut pour subvenir à leurs besoins.

*** Légèrement prise au dépourvu devant tant d’optimisme, plusieurs explications se sont mises à se battre dans ma tête… Est-ce que c’est que les lévisiens ne sont simplement pas chialeux? Est-ce la magie de Noël ambiante et la récente arrivée du Père Noël dans le centre d’achat qui tourne tout le monde gaga? Est-ce juste moi qui suis trop négative? Ou est-ce parce qu’ils ne me font pas assez confiance pour se confier… HA! HA! Voilà! Trouvé! Retour à la liste…***

* Contrairement à ce que je pensais également, j’ai trouvé les Lévisiens très heureux de l’offre de bars et de restaurants. Moi, personnellement, je ne dirais pas non à deux ou trois bars de plus, mais ce n’est pas tellement une priorité pour ceux que j’ai interrogés. Certaines jeunes personnes, principalement des filles, m’ont dit qu’elles aimeraient avoir plus de restos à bas prix qui ne sont pas des fast-foods. Amélie, 19 ans, prenait comme exemple le Bureau de Poste, à Québec, où on sert de la bonne nourriture à très bas prix. David, 29 ans, lui, proposait un casino… en tout cas. En attendant, je lui propose d’aller s’éclater au Bingo Rive-Sud.

* Plusieurs moins de 35 ans ont aussi parlé du transport en commun comme d’une problématique. J’ai trouvé ça cool. Plusieurs se plaignaient de l’obligation d’avoir une voiture si l’on vit plus loin du centre. Que ce soit pour des raisons écologiques ou économiques, je suis également contente qu’on ait surtout parlé de l’amélioration du transport en commun comme d’une solution à l’embouteillage plutôt que de la solution du troisième lien, qui, lui, était surtout mentionné par quelques Lévisiens plus âgés.

* Isabelle Simard, 46 ans, était l’un des témoignages que j’ai préférés. Habitant Québec, elle vient à Lévis pour le travail et parlait de Lévis comme d’un endroit sympathique où les gens sont authentiques, proches des traditions et de leurs valeurs. Elle aimait qu’à Lévis les gens ne soient pas snobs. Par contre, elle déplorait que la mairie n’investisse pas plus dans le développement de la ville.

En conclusion, les témoignages que j’ai pu tirer de mon escapade aux Galeries Chagnon ne m’ont pas tant que ça jetée en bas de ma chaise. C’est certain que c’est pas TOUT LÉVIS qui était au centre d’achat le 22 décembre 2016 à 13 h, mais j’ose croire que j’ai pu dresser un portrait proche de la réalité. Lévis, pour la plupart des gens, c’est pas compliqué et c’est bien correct comme ça. Tant qu’il y a un centre d’achat, 3-4 bonnes places où sortir et plein de place pour que les enfants puissent jouer, les gens sont bien contents. Et puis pourquoi pas?

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Lévis, je t’aime correct.

Photo de la rue Saint-Laurent et de la falaise, à Lévis.

Photo par Émily Wahlman

C’est le moment où je conte ma vie. Où j’explique publiquement mon sentiment partagé quant à mon royaume de Lévis.

Je suis pas vraiment une vraie Lévisienne…

Je suis arrivée à Lévis à 15 ans. C’était le retour au Québec après une virée de 2 ans au Nouveau-Brunswick. J’étais vraiment, VRAIMENT contente et je me voyais déjà retrouver les amitiés que j’avais laissées derrière 2 ans plus tôt sur la Rive-Nord. Quand mes parents m’ont plutôt annoncé qu’ils avaient acheté une maison à Lévis, j’étais folle de rage.

« ARK!? What the fuck… Lévis? », ai-je probablement dit, derrière ma frange de fausse rockeuse.

Et là, quand le nom de Pintendre (un quartier de Lévis) est sorti… Je vous épargne ma réaction et les jeux de mots douteux qui me sont sortis de la bouche.

Je suis donc arrivé à Lévis la mine bien basse, crachant sur tout ce que mes parents me montraient. Désireux de se faire pardonner, je suppose, ils m’ont montré la sublime piste cyclable qui longe le fleuve. J’ai levé les yeux au ciel. Du moins l’œil qui n’était pas couvert par mes cheveux. Ils m’ont fait goûter à une bonne crème à glace du Chocolats favoris. « On entend les anges quand ils te remettent ton cornet », que mon oncle avait dit. J’ai fort probablement gardé ma WFRBF (world famous resting bitch face) tout le long.

Quand ils m’ont montré mon école, je pense que j’ai pleuré. Je gagerais beaucoup d’argent que 4 pages entières de mon journal intime Emily the Strange y sont consacrées. Une polyvalente en plus… Ça y est, j’allais plus jamais être à l’aise de ma vie. C’était fini, le bonheur.

J’étais pas drama queen une seule seconde.

Je haïssais Lévis. Et encore à ce jour, puisque je suis quelqu’un de très fier, je reste fidèle à mes réticences quant à cette ville. Je ne rate jamais une occasion de m’en moquer.

Et bien sûr, j’ai toujours voulu rester une fausse Lévisienne.

Je n’ai jamais eu d’emploi d’été au Patro ou au Chocolats favoris, je ne m’enligne pas du tout pour travailler chez Desjardins et, même si un petit moment lounge une fois de temps en temps, ça se prend bien, le Délice n’est pas du tout mon restaurant préféré.

Par contre, au fil du temps, je m’y suis fait mes premiers vrais amis. Des amitiés qui ont traversé le temps. Des gens qui me ressemblaient, avec qui j’ai pu grandir et devenir la personne que je suis maintenant. Enfin, mes parents ont cessé d’être nomades et, par la force des choses, Lévis est devenu ma maison. Que je le reconnaisse ou non, c’est en partie vrai. Quand je suis partie du nid familial, c’est à Lévis que j’ai eu mon premier appart. Quand je pense à mes années d’adolescence lévisienne, ce serait malhonnête de dire que ça ne compte pas parmi mes plus beaux moments.

J’ai eu mon premier chum à Lévis. En fait, pour être bien honnête avec vous, l’analyse ultra scientifique que j’ai faite de mon historique amoureux m’a carrément prouvé que je pogne seulement à Lévis. Qu’on se le dise, c’est quand même un bon argument pour y rester! Bref, j’ai été follement in love à Lévis et, des fois encore, des lieux me rappellent ces émotions fortes de bonheur et ça me fait comme chaud en dedans.

J’habite encore Lévis. Inévitablement, je trouve encore que c’est un endroit sacrément ennuyeux. Mais j’y reviens toujours. Et pour de vrai, ça me dérange juste correct.

Pourquoi donc?

Peut-être qu’à un moment donné, j’ai baissé mes gardes et mes moqueries un peu bitch sur Lévis se sont transformées en moqueries un peu affectueuses.

Y’a quelque chose de pathétique au fait que les rues du vieux Lévis soient toujours vides, mais y’a aussi quelque chose d’agréable là-dedans, quand t’as envie de retourner chez toi tranquille, dans le silence, avec juste l’hiver en bruit de fond.

Y’a quelque chose de déprimant au fait que, à part des condos, pas grand-chose ne se développe à Lévis (pour le moment). Mais d’un autre côté, c’est bien qu’il y ait encore autant de verdure, que les arbres y soient si grands. C’est peut-être bien aussi pour quelqu’un qui, comme moi, aspire à l’entrepreneuriat.

Comme l’a déjà dit une autre duchesse avant moi (salut, Morgane), Lévis, c’est du beau et du laid en même temps.

Alors bon. SCOOP! Lévis, je t’aime correct, mettons juste un petit peu. Mettons que je ne t’haïs plus. Voilà. C’est dit.

 

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Lévis, pour ceux qui ont écouté trop de films d’ado des années 90

Cet automne j’ai eu un petit moment down et pour me remonter le moral, au lieu de boire et de me complaire dans ma solitude, j’ai beaucoup écouté de films d’ado des années 1990 en tricotant. En un mois, j’ai vraiment plus vu le visage de Sarah Michelle Gellar que celui de mes amis. C’était la meilleure chose pour joindre l’envie de vider son cerveau avec des intrigues simples et un peu boboches, la nostalgie d’avoir 16 ans, et le tricot; c’était principalement pour ne pas culpabiliser de ne rien faire. C’est donc en me basant sur cet imaginaire cliché à fond que je vais, pour tous les étrangers, faire une petite description de mon patelin.

Lévis, c’est comme être à tout jamais un adolescent dans le sous-sol des parents de ton/ta meilleurE amiE.
C’est pas nécessairement aussi cool que de traîner au parc avec une slush ou dans un tunnel plein de graffitis, mais c’est quand même un endroit sacrément attachant. En plus, dans les deux cas, c’est aussi un endroit où t’as pas mal la possibilité de tout faire, sauf du bruit après 10 h. T’as pas besoin de faire à croire rien, c’est sans prétention. Tu y es en sécurité, au chaud (sentimentalement parlant, parce que pour vrai on gèle à Lévis). La majorité des gens autour de toi sont vieux et prévisibles, alors tu te sens toujours vraiment très artiste. C’est comme ce sous-sol, c’est PAREIL.

Y’en a qui disent qu’on voit surtout la beauté de cette tranquille banlieue quand on marche le long de la piste cyclable qui longe le fleuve. C’est pas faux. C’est le chemin que j’emprunte tous les jours pour revenir du travail et c’est vrai que nos berges sont resplendissantes avec la falaise, la plage et tout. Paisibles surtout. Mais personnellement c’est pas trop faire du roller en chest les après-midi d’été avec un Choco Fav dans les mains qui me fait rester sur la Rive-Sud. Ce qui me lie à Lévis, c’est surtout les innombrables soirées à la Barricade entre amis, la possibilité de rester en vie s’il me prend l’envie de me promener en vélo dans la rue même si je roule à 2 km/h et la proximité avec la verdure. J’ai aussi un petit thrill de me faire des paris à moi-même sur le moment où Lévis se réveillera de son beauty sleep. Lévis appuie sur snooze depuis tant d’années. Lévis a du mal à rester jeune. Pourtant, mon quartier, ma ville, en a à la pelletée du potentiel! Alors j’ai espoir (une journée sur deux…)!
Un jour, Freddy Prince Jr (aka moi) va faire un pari un peu croche avec son ami et va enlever ses lunettes de weirdo à Lévis (aka Rachael Leigh Cook) pour que tout le monde, soudainement, trippe dessus et qu’elle devienne la reine du bal de finissants.

 

 

 

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