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La revengeance des duchesses

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  • Karine Fortin (Île d'Orléans) (50%)
  • | 7 727 Votes
  • Odile Pelletier (Grand Portneuf) (23%)
  • | 3 544 Votes
  • Jimena Pacheco (Vieux Québec) (13%)
  • | 1 953 Votes
  • Alix Paré-Vallerand (Roch City) (5%)
  • | 839 Votes
  • Plaquie (Santa-Rocka) (3%)
  • | 429 Votes
  • Mickaël Bergeron (Limoilou) (2%)
  • | 358 Votes
  • Estelle Lacourse-Dontigny (Saint-Sauveur) (1%)
  • | 209 Votes
  • Nancy Martel (Saint-Jean-Baptiste) (1%)
  • | 180 Votes
  • Émily Wahlman (Lévis Beach) (1%)
  • | 141 Votes

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Odile Pelletier

Grand Portneuf

 

 

Je tire ma révérence…

Canot de lin, œuvre de Colette Matte, Lac Sergent Photo: Denis Baribault

Canot de lin, œuvre de Colette Matte, Lac Sergent
Photo : Denis Baribault

Je veux remercier mes sujets de leur appui indéfectible et de leurs messages, ils m’ont portée quand l’essoufflement voulait me ralentir.

Je veux aussi remercier l’équipe de la Revengeance des duchesses qui m’a permis de devenir une ambassadrice de mon Grand Portneuf et de rencontrer d’autres passionnées de leur quartier. Je tiens à mettre au jour le travail titanesque accompli par les travailleuses de l’ombre : correctrices, organisatrices d’événement, vidéaste de la bande annonce et j’en passe.

Rivière Jacques-Cartier, Pont-Rouge Photo: Denis Baribault

Rivière Jacques-Cartier, Pont-Rouge
Photo : Denis Baribault

La Revengeance 2017 tirera sa révérence ce soir. Un marathon qui m’a fait sillonner ma belle région. J’ai fait des rencontres formidables, beaucoup trop brèves. Des instantanés gravés dans mon cœur. Je retiens surtout la générosité de mon territoire et de ses gens passionnés.

Pêche à fascines de Cap-Santé Photo: Denis Baribault

Pêche à fascines de Cap-Santé
Photo : Denis Baribault

Je sais qu’il y en a encore plusieurs autres parsemés du fleuve aux montagnes. Pardon aux clochers que j’ai négligés : Neuville, Cap-Santé, Les Écureuils, Donnacona, Saint-Thuribe, Saint-Gilbert, Saint-Marc-des-Carrières, Lac-Sergent, Saint-Léonard, Rivière-à-Pierre. Je suis confiante qu’une autre duchesse prendra le flambeau l’an prochain et nous les fasse découvrir.

Village de Saint-Thuribe Photo: Denis Baribault

Village de Saint-Thuribe
Photo : Denis Baribault

D’ici là, je souhaite vous montrer une parcelle de la beauté de ces oubliés, mais aussi d’autres trésors cachés de lieux déjà mis en lumière par mon parcours.

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À vous, mes étudiants

Vous avez pris une place immense dans mon parcours de vie. Je vous ai vus fragiles, anxieux, fantasques, insouciants, petits chats sauvages, petits chiens fous. Vous avez su m’apprivoiser, me toucher, me faire rire et pleurer. J’ai partagé vos secrets, vos joies, vos inquiétudes. Je vous ai vus grandir, vous m’avez fait grandir.

La traversée des migrants dans « Autour du dormeur de la plage» Photo: Denis Baribault

La traversée des migrants dans « Autour du dormeur de la plage »
Photo : Denis Baribault

Lors de mon tout dernier cours, je vous ai fait une proposition et vous avez joué le jeu, une fois de plus. Je vous ai demandé de recréer une scène de la pièce « Album de finissants », que nous venions tout juste d’aller voir ensemble au Théâtre Périscope. Des élèves se lèvent, un à un, et disent : « Je m’appelle (nom) et je voudrais (leur souhait) ».

Je ne pourrai malheureusement pas publier la vidéo sur mon blogue puisque seulement treize des vingt-six ont rapporté leur autorisation parentale. Je partagerai avec vous, toutefois, certains de leurs « Je voudrais ».

À travers les « avoir un chien » et les « rencontrer Gwen Stefani », il y avait aussi des « que l’argent ne soit qu’un détail dans la vie », « accepter mes imperfections », « être en paix avec moi-même », « régler tous mes problèmes », « la paix dans le monde », « avoir confiance en moi », « réparer mes erreurs », « que l’intimidation soit rayée de la planète », « qu’Odile soit heureuse dans sa retraite », « éteindre la douleur qui est dans mon cœur depuis si longtemps », « être heureuse », « que Odile, a reste », « revoir mon père » et « avoir un père ».

Nous avons pleuré, touchés par cet instant privilégié. Je vous ai dit, émue, que le théâtre, c’était ça pour moi. Que si j’avais fait ce travail pendant trente-trois ans, c’était pour des moments magiques comme ceux-là où des adolescents en quête de leur identité acceptent de s’ouvrir, de se mettre à nu, sans peur du jugement.

Scène de Autour du dormeur de la plage Photo: Denis Baribault

À l’école dans « Autour du dormeur de la plage »
Photo : Denis Baribault

Me reviennent en tête tous ces spectacles, ces matchs d’impro, ces courts métrages, ces Kinos à Saint-Casimir, ces séjours au Festival TransAmériques à Montréal…

Finale d'improvisation 2016 Photo: Denis Baribault

Finale d’improvisation 2016
Photo : Denis Baribault

Je vous laisse sur un bref extrait de la production que nous avons montée l’an dernier, « Autour du dormeur de la plage ». Une création qui avait pour point de départ un magnifique texte publié par Stéphane Laporte sur le petit Alan Kurdi. Certains étaient réticents, ne comprenaient pas dans quelle galère ils s’embarquaient. Mais encore une fois, la magie du théâtre a fait son œuvre et ils ont découvert tant de choses sur eux, sur les autres, sur le monde. Ce moment a fait une différence dans leur vie et dans la mienne du même coup.

Merci à vous, mes étudiants Xx

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Terre de cultures

Six jeunes amis rêvaient de cultiver la terre. Ils avaient environ dix-huit ans. Huit ans plus tard, ils ont pris la clé des champs. Certains leur avaient sûrement prédit que leur projet les mènerait dans un cul-de-sac. Ils ne pouvaient si bien dire. Leur coin de bout du monde est dans le rang Saint-Joseph Ouest, à Saint-Alban, dans un cul-de-sac.

Cul-de-sac Photo: Odile Pelletier

Cul-de-sac
Photo : Odile Pelletier

Ils sont à l’aube de leur douzième saison. Ils sont maintenant cinq, quatre gars et une fille, qui se consacrent à Terra Sativa. Un d’entre eux est parti après quatre ans, un autre a pris la relève, il y a cinq ans. Une d’entre eux reste de façon symbolique, car elle s’occupe maintenant de sa propre entreprise de création vestimentaire.

Chaque année, en plein cœur de l’hiver, ils décident ensemble du temps qu’ils auront à donner à la terre et aux légumes. Certains, comme Jean-François, s’y investissent à l’année. Choix des semences en janvier, coupe de bois dans l’érablière en hiver, les sucres au printemps, la culture maraîchère en été.

La cabane à sucre de Terra Sativa

La cabane à sucre de Terra Sativa

Il y a Guillaume, qui prend une pause cet hiver pour tenter de mettre un point final au roman commencé il y a plusieurs lunes. Il l’a laissé en plan au printemps dernier, rattrapé par le temps des semences. Tout l’été, en virant la terre, il a retourné dans sa tête les idées et les mots, si bien qu’au retour du froid, il a tout chamboulé le travail amorcé.

Il y a aussi François, philosophe et forestier, qui depuis les tout débuts rêve de faire des camps de philosophie avec des enfants sur la terre. Il sait qu’il faut semer pour que germent des libres penseurs. Il a déjà commencé à faire fleurir cette idée pas très loin dans des fins de semaine Aventure-Nature au Parc naturel régional Portneuf avec une nuitée au Centre de ski de fond Les portes de l’enfer. Ça ne s’invente pas.

L’hiver, l’étang gelé se transforme en magnifique patinoire avec éclairage et petit abri pour se reposer. Quand j’y suis allée, un dimanche après-midi, la visite commençait à peine à arriver. Les sourires accrochés aux visages, les lancers au but, la radio qui diffuse la retransmission d’une partie du Canadien de Montréal dans ce paysage bucolique m’apportent du réconfort.

La patinoire sur l'étang gelé Photo: Denis Baribault

La patinoire sur l’étang gelé
Photo : Denis Baribault

Quelques maisons avant, il y a une autre ferme biologique, mais d’élevage cette fois. Un peu plus loin, l’atelier d’une céramiste talentueuse, Marie-Claude Girard, qui, elle aussi, travaille la terre.

Bol et photo: Marie-Claude Girard

Bol et photo : Marie-Claude Girard

On se croirait presque dans un monde parallèle où les mots, les pensées, les formes, les promesses de récolte virevoltent au vent et se posent ici.

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Le huard

Le huard fait figure de symbole pour moi. Ma mère lui vouait un amour profond. Il y avait des photos, des objets, des sculptures le représentant autant à la maison qu’au chalet. Le seul autre être vivant qui lui faisait concurrence dans le domaine, c’était la coccinelle, mais comme elle ne chante pas, cela la reléguait au deuxième rang. Ma mère aimait imiter le discret « poup poup » du bébé huard en montrant la jolie photo de l’adulte promenant un petit sur son dos.

Huard et son bébé Source: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/06/Common_Loon_with_chick.jpg

Huard et son bébé
Source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Gavia_immer4_BS.jpg

Je me rappelle la fascination qu’exerçait sur moi son chant à la fois rieur et lugubre selon qu’il utilise le trille ou le son étiré. Sa façon de nager bien à lui, parfois en dessous de la ligne normale de flottaison des autres canards, lui donne une allure furtive. Et ça, c’est sans compter les nombreux moments où il s’esquive en plongeant, nous laissant scruter l’horizon sans cesse jusqu’à ce qu’on le voit enfin réapparaître. Le huard empaillé dans le chalet de mon grand-père m’intriguait beaucoup. On m’a raconté que c’était une rareté puisque lorsqu’il est blessé, il s’enfonce pour aller mourir au fond de l’eau, coincé dans une souche.

Huard  Source: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Gavia_immer4_BS.jpg

Huard
Source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Gavia_immer4_BS.jpg

Son chant perçant le brouillard du matin est toujours fascinant. Il n’est pas surprenant qu’on le retrouve sur une pièce de monnaie, il frappe l’imaginaire. Nous avons la chance d’en avoir sur nos lacs, nos rivières et notre fleuve. J’en ai même déjà entendu en plein cœur de ma ville.

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Histoire de feu

Pour le 175e anniversaire de ma ville, je vous fais aujourd’hui une petite chronique historique. Je dois avouer que ça va aussi me permettre de reprendre mon souffle pour la fin de parcours de cette Revengeance palpitante et étourdissante.

Saint-Raymond a été marquée par de grands incendies (1899, 1907 et 2016). Son architecture a été influencée par le passage des feux. En effet, un règlement municipal a obligé la construction de maisons de briques avec des toits de tôle pour éviter qu’un autre désastre rase de nouveau une grande partie du village.

Maison de briques avec toit de tôle

Une maison typique de Saint-Raymond : la Maison Plamondon
Photo : Denis Baribault

Il y avait d’ailleurs à cette époque des briqueteries à Saint-Raymond. La brique était fabriquée à partir de l’argile du cap Rond dans le rang du Nord. Selon monsieur Jean-Guy Girard, briqueteur retraité, plusieurs maisons de quartiers de Québec, construites aux alentours de 1910, sont faites avec ce matériau d’ici que le train permettait d’exporter facilement.

Site Grand-ligne

Les fours de « Piton » Paquet, site de la Grande-Ligne, Saint-Raymond    Photo : Collection Justine Paquet

Le feu a aussi été apprivoisé par les gens de mon coin de pays. Saint-Raymond a déjà été le plus grand producteur de charbon de bois du Canada, voire du nord de l’Amérique. Le personnage le plus connu de cet âge d’or est sans contredit Piton Paquet. Je me demande même, des fois, si l’expression « Je ne suis pas la banque à piton » ne viendrait pas d’ici.

« Piton » Paquet devant son bureau, rue Saint-Joseph, Saint-Raymond Photo: Collection Justine Paquet

« Piton » Paquet devant son bureau, rue Saint-Joseph, Saint-Raymond
Photo : Collection Justine Paquet

L’été dernier, une partie de l’exposition Saint-Raymond tout feu tout flamme présentée à la Maison Plamondon était d’ailleurs consacrée, entre autres, aux charbonniers. C’est à ce moment-là que j’ai compris l’impact immense qu’avait eu cette industrie ici. Beaucoup de résidents des alentours nous racontaient leurs souvenirs d’enfance : les sacs qu’ils avaient remplis pour aider, leurs visages noircis par le charbon.

La pièce consacrée aux charbonniers Photo: Denis Baribault

La pièce consacrée aux charbonniers
Photo : Denis Baribault

Aujourd’hui, les citoyens prennent conscience de l’importance de cet héritage. Certains le mettent même en valeur à travers diverses initiatives. Comme, par exemple, la Maison Plamondon, qui a fait reconstruire sur son terrain l’automne passé un traditionnel four à charbon. Jean-Guy Girard et ses fils, tous maçons, étaient maîtres d’œuvre de ce projet. Monsieur Girard pensait bien avoir érigé ses derniers fours lors d’un voyage au Zaïre en 1981 et il était bien heureux de redonner vie à cette tradition dans son patelin. Ce four servira de site d’interprétation.

Stéphane Girard, Guy Girard, Mathieu Morasse, Jean-Guy Girard et Martin Girard Photo: Denis Baribault

Stéphane Girard, Guy Girard, Mathieu Morasse, Jean-Guy Girard et Martin Girard
Photo : Denis Baribault

Il y a aussi l’industrie « Charbon de bois feuille d’érable » qui perpétue ce savoir-faire d’une manière résolument moderne, et Carl Morasse, maître brasseur au Roquemont, qui rend hommage à son grand-père avec sa « Charcoal-Milker ».

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La cycliste des neiges

Au début, j’étais la seule à arpenter les rues de ma ville en vélo, quelle que soit la saison. Si vous saviez le nombre de questions que m’ont posées mes élèves sur cet aspect original. « As-tu une auto? » « Pourquoi, tu prends pas ton auto? » « Vas-tu à Québec en bicycle? » Il faut dire que c’est un peu normal, Saint-Raymond porte encore le nom de « ville de l’automobile ». Et le rêve de la plupart des jeunes ici, c’est encore d’avoir un char.

Maintenant, il m’arrive de croiser un ou deux autres fous comme moi, mais c’est quand même peu fréquent en plein cœur de l’hiver. Parfois, je rencontre des petits messieurs plutôt âgés qui me disent en rigolant : « As-tu des pneus d’hiver? » Je craque pour les visages de surprise vraiment drôles à voir qu’ils me font quand je leur réponds : « Oui, j’ai des pneus à clous! »

Cycliste partant de son lieu de travail en vélo l'hiver

Retour à la maison à vélo
Photo : Denis Baribault

J’enfourche ma fidèle bécane tous les matins pour aller travailler. Si vous saviez le bien que ça me fait… Le vent qui me nettoie les idées en descendant la côte pour revenir chez moi en fin de journée. Il n’y a que les jours de grand froid que je n’y arrive pas, ma monture roule dans le beurre. Il me semble que la logique voudrait que ça jamme. Mais non, le froid empêche, paraît-il, les petits engrenages de bien s’emboîter pour faire avancer le vélo.

Coureuse qui s'n va vers un tunnel végétal

Course sur la Vélopiste Jacques-Cartier/Portneuf 
Photo : Denis Baribault

Ma ville, je la parcours en roulant, en marchant et en courant. C’est pour ça que je vous amène sur mes chemins les plus fréquentés en empruntant mes moyens de transport préférés. Après tout, la majeure partie de ce dont j’ai besoin est à deux tours de roue de chez moi.

Fête du 31 décembre à Saint-Raymond

Ma place préférée en ville où j’ai fêté le 31 décembre dernier
Photo : Denis Baribault

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Secrets de fromagère

Agathe est discrète, mais pas secrète. Elle chante dans la même section que moi dans le chœur. On la découvre doucement au fil des jours. L’an dernier, elle a osé quelques solos, on a alors tous compris qu’elle méritait de sortir du lot. Une voix avec un petit quelque chose de médiéval. Agathe est aussi fromagère à la Fromagerie des Grondines et elle y met tout son amour, comme si chaque meule qu’elle fabriquait était destinée à un ami.

Artisane fromagère au travail

Agathe fabriquant du fromage Grondines
Photo : Denis Baribault

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L'église de Saint-Casimir vue du pont, le soir

Sortir de sa zone de confort

Mercredi soir, Saint-Casimir, village natal de ma mère, dans l’ouest du comté. On pourrait penser que tout est calme, que les gens restent chez eux dans la chaleur de leur foyer. Sous ses airs de carte postale, de patelin vieillot et tranquille, Saint-Casimir cache bien son jeu.

Des personnes entrent dans la salle paroissiale. Des têtes blanches, des têtes grises, des petites jeunesses… Je les suis, intriguée. Le plaisir est au rendez-vous. Plus la soirée avance, plus les corps s’échauffent.

Un peu plus loin, à la Taverne, un grand gars assis au bar mange une poutine et une « infâme boule noire » après une journée de livraison de bière aux quatre coins de la province.

Le bar de la salle de spectacle Photo: Denis Baribault

Le bar de la salle de spectacle
Photo : Denis Baribault

Il m’amène juste à côté, à la Microbrasserie Les Grands Bois, dont il est un des cinq membres fondateurs. Quelques jours plutôt, le 28 janvier, j’y assistais à un des nombreux spectacles présentés là durant l’année, celui de Matt Holubowski. Saint-Casimir avait des allures de grande ville. Il faut dire que la programmation n’est pas piquée des vers. Des « agents de sécurité » nous interceptaient dès notre sortie du pont pour nous dire de nous stationner à l’église parce qu’il n’y avait plus de place près de la salle de spectacle. Surréaliste!

Matt Holubowski en spectacle

Matt Holubowski en spectacle
Photo : Denis Baribault

Il m’accueille dans la même salle, vide cette fois, et je découvre la face cachée de ce gars-là… Matt Falco, le géant de Saint-Casimir, c’est lui! On l’aperçoit à la seizième minute de l’émission d’Infoman du 26 janvier dernier. Il brillera de tous ses feux dans le duché de Limoilou très bientôt. Et je me retrouve sur une scène face à face avec lui! GRRRRRRR! Ai-je rêvé tout ça? Certaines parties de mon corps me disent que non!

Photo en tête d’article : Denis Baribault

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Un chœur répète des chants pour la messe de minuit

Le chœur d’Élise

Nous sommes environ cinquante. Certains d’entre nous viennent de Québec ou de Trois-Rivières pour joindre leur voix au chœur. Pour la plupart mécréants et analphabètes de la musique. Deux font partie de l’Orchestre d’hommes-orchestre, un autre a fondé le groupe Strada. Il y a, entre autres, une fromagère, une chocolatière, une vétérinaire de gros animaux, une sage-femme. Nous avons entre 6 et 79 ans.

L’ainée, Élise, notre chef de chœur, nous présente des plans quinquennaux. À chaque fois, on se demande si on va y arriver et à chaque fois, on se surprend à chanter des œuvres complexes et à atteindre de temps à autre des moments de grâce. Elle nous dirige sans douter de nous, nous fait travailler fort et apprendre de nouvelles pièces à une vitesse folle pour les laisser reposer jusqu’à l’année suivante où elles rejaillissent de nous à notre grande surprise.

Élise, notre chef de chœur

Notre Élise   Photo : Denis Baribault

Mendelssohn, Fauré, Mozart, Bach, Vivaldi, les frères Haydn…

Nous chantons au fil de ses envies. Nous vivons aussi des moments de bonheur à entendre des pièces plus difficiles qu’elle réserve à ceux qui peuvent s’attaquer à de tels morceaux. Comme ce magnifique duo qu’elle a fait chanter aux deux sœurs Ortman cette année à Noël, à la messe de minuit. Cette pièce complexe de Bach nous a permis de goûter la complicité et la complémentarité fraternelle et l’envoûtement qu’elles ont exercé sur nous et sur Élise. Ses bras qui dirigeaient sans exiger, qui flottaient plutôt, soulevés par la beauté du moment.

Le duo des sœurs Ortmann en répétition

Duo des sœurs Ortmann    Photo : Denis Baribault

 

Photo en tête d’article : Denis Baribault

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La reine du chocolat

Étant une grande gourmande et une amoureuse de chocolat et de caffè latte, je vous présente un duo d’enfer qui a pignon sur rue sur le chemin du Roy, à Deschambault. Mélanie Gagné, la discrète cafetière, et Julie Vachon, la chocolatière, un personnage aussi savoureux que ses sublimes « cochoncetés »*. Vous pouvez trouver leurs produits dans Roch City à la Fromagerie des Grondines & ses amis (rue Saint-Joseph) et bien sûr, vous pouvez passer des commandes en ligne, quel que soit votre quartier. Les cafés de Mélanie sont aussi disponibles dans Limoilou (Accommodation Bio), Saint-Jean-Baptiste (Crac aliments sains) et Lévis (Pomme Grenade). Évidemment, vous pouvez aller directement chez elles en suivant le mythique chemin du Roy jusqu’à Deschambault, un village qui vaut vraiment le détour!

* Julie vient tout juste d’être choisie Chef pâtissier de l’année 2016 (sic) par la Société des chefs cuisiniers et pâtissiers du Québec. Elle représentera la Capitale nationale à la compétition nationale. Un nouveau titre pour notre Julie : reine pâtissière!

Présentation en photo-roman de Julie Vachon

Photo-roman de Odile Pelletier, photos : Denis Baribault et photos privées de Julie Vachon

Présentation de La petite brûlerie et de Julie Vachon chocolats en photo-roman

Photo-roman de Odile Pelletier, photos : Denis Baribault

Les gourmandises de Julie Vachon en photo-roman

Photo-roman de Odile Pelletier, photos : Denis Baribault

Les confidences et conseils de Julie Vachon en photo-roman

Photo-roman de Odile Pelletier, photos : Denis Baribault

Encore des confidences et des conseils de Julie Vachon en photo-roman

Photo-roman de Odile Pelletier, photos : Denis Baribault

Le chocolat de Julie Vachon qui fait rêver en photo-roman

Photo-roman de Odile Pelletier, photos: Denis Baribault

Photo-roman d’Odile Pelletier, photos : Denis Baribault

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