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La revengeance des duchesses

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Joannie

Neufchâtel

Imposteur

Début novembre 2017, sans savoir exactement ce que c’était, j’ai envoyé ma candidature pour devenir duchesse de la Revengeance.

Quelques semaines plus tard, à peine quelques secondes après avoir reçu le courriel d’acceptation plein de sourires, le doute, mon vieil ennemi, s’est faufilé derrière moi – ninja malsain – pour m’assaillir.

T’as pas d’affaire là-dedans, qu’il me disait. T’es pas assez féministe. T’es pas assez belle. T’as rien à dire. T’es pas intéressante. Tout le monde va s’en foutre. Ça va nuire à ta carrière. Tu vas avoir l’air d’une débile, comme d’habitude, mais en public. Tu vas te ridiculiser. Et ça va être immortalisé sur Internet pour toujours. (La liste continue, je vous l’épargne.)

De toute évidence, je l’ai ignoré, j’ai accepté et j’ai, en bon français, embarqué dans la patente à fond la caisse.

Ça ne m’a pas empêché de me sentir comme une imposteur du début presque jusqu’à la fin.

J’ai rencontré toutes ces femmes absolument incroyables, qui ont tellement de choses à dire, qui s’impliquent, s’expriment, créent, réinventent et me fascinent. Les lire et les écouter m’a poussée à me demander : Jo, que fais-tu? À quoi te sert ta vie? Qu’as-tu à dire, toi?

Ça a l’air ludique et facile, la Revengeance, mais, cliché ou pas, ça a changé ma vie. Ça m’a sortie de ma léthargie, dans laquelle j’étais plongée depuis quelques années. Je me suis rappelé avoir été comme elles, avant. Avoir eu des choses à dire et des projets à avancer, avoir fait concorder mes gestes avec mes valeurs. Avoir été moi-même.

Anouchka, ton incroyable force et ta personnalité m’ont inspiré à ne jamais me taire.
Mariana, ton amour et ta franchise m’ont donné envie d’aller au bout de mes passions.
Marjolaine, je n’oublierai jamais nos conversations intimes et tout le bien que tu m’as apporté avec seulement quelques mots et une bonne dose de compassion.
Sara, tu m’as poussée à revisiter mes valeurs et à réfléchir à l’impact que j’avais sur la société.
Karoline, ta générosité et ton implication incroyable m’ont donné le coup de pied aux fesses dont j’avais tellement besoin.
Julie, ton entregent et ton aisance m’ont donné le courage de prendre la parole et de m’exprimer.
Émilie, ta créativité et ta motivation débordante m’ont redonné le goût des lettres et, surtout, de la poésie.

Aujourd’hui est une fin théorique, mais je déclare la Revengeance 2018 éternelle.

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Faits ludiques sauce Neufchât’

  • Neufchâtel « n’existe plus »! Le quartier a été scindé en 2003 et est devenu Neufchâtel Est / Lebourgneuf et Des Châtels, de l’arrondissement des Rivières. Il a également cédé une partie de ses rues à Loretteville et à Val-Bélair.
  • Le nom original du quartier est Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette, paroisse fondée en 1795.
Saint-Ambroise trouve que sa paroisse originale a bien changé.

Image : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Saint_Ambroise.JPG – utilisée sous licence Creative Commons

  • Il a bien changé depuis le temps : jusqu’aux années 1950, la principale activité y était l’agriculture!
  • Neufchâtel a fusionné avec la ville de Québec en 1971.
  • La partie du boulevard Saint-Jacques qui s’y trouve se nommait originalement la route de la Misère, une jolie façon d’indiquer le bourbier qu’il devenait au printemps.
    • Je propose de céder le nom original au Vieux-Québec, du moins de décembre à avril.
    • Non? Sinon… Saint-Roch, ça t’irait bien, en janvier, quand la « gratte » ne passe pas.
  • Les nouveaux développements résidentiels des quinze dernières années ont eu pour effet l’ajout de plusieurs rues toutes neuves. La méthode d’appellation choisie pour ces voies de communication est, pourrait-on dire, assez paresseuse; on l’appelle couramment l’alphabet. A, B et C ont été sélectionnées pour Neufchâtel, alors qu’on a privilégié la lettre G pour Lebourgneuf.
Carte Google Maps des rues en B

Image: Google Maps

  • D’autres systèmes odonymiques utilisés pour le quartier sont notamment le thème des pionniers (Ancêtres, Découvreurs, Explorateurs, Fondateurs et Intrépides) et celui des villes du patrimoine mondial (Budapest, Prague, Varsovie, Moscou…).
  • Celle-ci elle est de moi : c’est le quartier au nom le plus francophone de la ville. Ben là, un F muet, un accent circonflexe, un p’tit château, si ça vous chuchote pas « langue française » dans les tripes, revisitez votre dictionnaire!
    • J’ai dit francophone, pas français. Je sais que « île d’Orléans », niveau vieille patrie, c’est difficile à battre.
    • D’ailleurs le quartier tire son nom d’une commune française normande du pays de Bray. La réputation de leur fromage n’est plus à refaire.
Sommet de la Francophonie XVIII, pourquoi pas à Neufchâtel?

Image : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Emblem_of_La_Francophonie.svg – utilisée sous licence Creative Commons

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Je ne m’excuse plus

Je ne m’excuse plus, c’est terminé.

Je ne m’excuse plus d’être une femme, d’être couettée, cernée, poquée. D’avoir les épaules carrées et des gros seins. D’avoir des bourrelets quand je m’assois et les cuisses qui gigotent quand je cours. D’avoir de grands pieds et d’être fière de la forme de mon cul.

Je ne m’excuse plus d’aimer la couleur rose, de vouloir des enfants, de subir mon syndrome prémenstruel à peu près régulièrement et d’utiliser une coupe menstruelle. D’utiliser le mot menstruations. D’adorer danser et faire l’amour. De me maquiller quand ça me chante.

Je ne m’excuse plus d’être féministe, de croire en l’égalité sur absolument tous les plans et de grincer des dents face aux rayons filles-garçons des magasins de jouets. D’être excellente cuisinière mais piètre artiste. De toujours parler de la même chose.

Je ne m’excuse plus d’aller au gym, d’être fanatique de soulever des poids, de me surpasser. De ne pas répondre à mes textos immédiatement, d’arriver trop à l’avance, de préférer écouter plutôt que parler. De prendre l’autobus. D’être incapable de faire survivre une succulente chez moi. D’habiter loin.

Je ne m’excuse plus d’être perdue dans mes pensées, de dire non, de dire la vérité. D’écouter de la musique pop et de ne pas manger de viande.  D’être Juste Jo.

Je remplace les excuses par des remerciements; l’amerture, par de l’amour.

Neufchâtel, je sais que tu t’en crisses, mais je ne m’excuse plus d’aimer.

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Dénonciation du condo de banlieue

Il y a un côté de Neufchâtel que j’ai de la misère à sentir, pour le dire poliment.

Ses condos.

Et tous les condos de banlieue. J’entends par là ces constructions en série, à l’apparence moderne et neuve, en vérité bas de gamme, inaccessibles en transport en commun et, surtout, tous à vendre. Dans un rayon de deux kilomètres autour de chez moi, j’en trouve… 159. Pour les nerds de mathématiques (lire : moi), c’est 25,32 condos à vendre par kilomètre carré.

Condos à l'infini

Images de pixabay.com

Oui, je suis une hypocrite : j’habite un de ces monstres. Pas par choix, mais parce que mon conjoint était déjà propriétaire quand nous avons décidé d’habiter ensemble. Consultez le marché et la statistique ci-dessus et vous comprendrez qu’un condo à Neufchâtel, c’est invendable. C’était donc habiter là avec lui, ou demeurer seule à Saint-Roch.

Avoir su…

Au début, je trouvais que c’était cool, comme un appartement dont tu es le propriétaire. J’avais le droit de peinturer à mon goût! Changer la cuisine et les planchers! En plus, tout le monde sait qu’être propriétaire, c’est le rêve, le summum du capitalisme, la preuve parfaite de notre réussite sociale. Un « bon move » financier, un actif sous la ceinture, un penchant dans la Grande Balance Bancaire des prêts et du crédit.

Sauf les condos invendables de Neufchâtel. Il m’a révélé sa vraie nature de fardeau financier, de boulet immobilier qui tombe en ruines un gros neuf ans après sa construction.

Et j’ai découvert les règlements et les frais de condos.

Ces règles qui m’empêchent d’embellir mon balcon à mon goût, ou d’avoir un gros chien. C’est connu, plus la force d’attraction qu’exerce la gravité sur un chien est élevée, moins vos voisins sont contents.

Ces frais qui couvrent un déneigement de stationnement à peu près inexistant et l’entretien de deux plates-bandes rabougries où pisse le minuscule chien du voisin (au poids réglementaire).

Ces frais qui ne couvrent pas les infiltrations d’eau, ni la toiture qui s’égrène au moindre coup de vent, ni la dégénération effrénée d’un investissement immobilier.

Notre condo se trouve dans un bâtiment identique aux mille autres qui l’entourent, et la plaque numérotée à notre adresse, aux couleurs assorties à la façade (il ne faut surtout pas que ce soit laid), est difficile à discerner. Notre condo est une case parmi d’autres cases.

Pour moi, le choix est clair. Banlieue : petite maison. Centre-ville : condo. Il me semble qu’un quartier résidentiel entièrement composé d’immenses tours et de blocs beiges identiques, presque sans commerce, transport en commun, vie de quartier, même sans humanité, c’est…

Déprimant.

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Chauveau, mon amour

Au cas où vous ne l’auriez pas encore compris, je suis obsédée par les parcs.

Cette obsession a commencé vers 2012, lorsque j’explorais mon ex-quartier de Sainte-Foy à la recherche de choses gratuites à faire. J’ai découvert avec fascination la verdure urbaine, celle qui coûte de l’argent aux contribuables, augmente la cote immobilière des voisins et facilite les escapades rapides pour les pauvres tels que moi.

C’est par hasard, l’année suivante, que j’ai découvert le parc Chauveau, quand j’habitais à Charlesbourg. Dans le temps, je le trouvais loin. Maintenant, j’habite à côté (donc loin). De mai à octobre, j’y marche presque quotidiennement, de préférence tôt le matin, quand je suis la seule à ne pas courir. Les murmures de la Saint-Charles accompagnent mes pas, améliorent mon humeur et me donnent envie de pipi. Je m’y baignerais; son eau ne brunit que vers Vanier, no offense.

Avant même de déménager à Neufchâtel, c’était mon parc préféré de la ville. Probablement parce que c’est le plus grand. Oui, même plus que les plaines! Donc, j’ai beau me plaindre constamment de mon duché, au moins il contient le meilleur espace vert de la ville, à cinq minutes de chez moi. BOOM.

Chauveau, c’est un véritable oasis urbain, gigantesque, vivant. Zébré par la Saint-Charles, qui l’illumine et le rafraîchit, le parc offre toutes sortes d’activités été comme hiver : sentiers de raquette et de ski de fond, pêche à la ligne, observation des oiseaux, glissade sur neige, terrains de soccer et, ma préférée, promenades de chiens. (Non, je n’ai pas de chien. Je parle de ceux des étrangers à qui j’essaie de les dérober.)

Chauveau, c’est l’endroit idéal pour une séance photo qui finit invariablement en délire. Pour passer un long dimanche après-midi à s’y promener et réaliser qu’on s’est perdu en voyant les câbles de Sarbayä. Pour s’asseoir sur un rocher et jouer à l’artiste en déblatérant dans un cahier écorné ou en esquissant les tristes saules submergés. Pour observer des extra-terrestres, apparemment.

Et pour amener votre chien. Mais dites-le moi avant, que je me prépare au larcin euh… à la promenade.

 

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Femmes de Neufchâtel : J, la danseuse énergique tripant animaux

Femmes de Neufchâtel

Image par Joannie Morissette-Dupuis

Aujourd’hui, je triche. J habite Loretteville, mais vraiment à la limite de mon duché, alors je m’en permets. C’est mon droit royal, je clame les duchés environnants non représentés, telle une conquistador pacifique.


 

Pourquoi as-tu choisi de t’installer à Loretteville? L’emplacement, le côté familial; c’est près de tout sans être directement en ville.

Comment décrirais-tu ton quartier en deux ou trois phrases? Je dirais qu’il est chaleureux, qu’il y a des endroits proches pour marcher en nature et des fêtes de quartier pour rassembler les gens du patelin.

Te considères-tu comme féministe? Pourquoi? Non, je suis d’abord et avant tout un humain. Pour moi, que l’on soit un homme ou une femme, tous et toutes se doivent respect.

Te sens-tu représentée en tant que femme dans la ville de Québec en 2018? Oui et non.

Quel métier voulais-tu faire quand tu étais petite? Vétérinaire ou professeure d’éducation physique.

As-tu un ou des modèles? Qui sont-ils? Oui, ma mère, Rachel Brice et Aziza (des danseuses orientales).

Quel est ton aspect préféré de la ville de Québec? La proximité de la nature et des espaces verts. Celui que tu aimes le moins? Il n’y a pas assez de parcs pour chiens. (Le plus près de chez moi est à 15 minutes de voiture!)

Qui choisirais-tu pour écrire l’introduction de ta biographie? Ma mère.

Quel est ton talent caché? La psychologie.

Nomme trois choses pour lesquelles tu es très reconnaissante. Ma santé, ma famille, mon travail.

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Vulnérable (poème)

Le 3 février, dans le cadre du Festival féministe de la Revengeance, avait lieu une soirée poésie organisée en partenariat avec le Collectif Ramen. Pour sortir de ma zone de confort, j’ai décidé de composer et de lire un texte pour l’occasion.

Le 26 janvier, je me suis fait casser la gueule. Okay, chirurgicalement et volontairement, mais quand même… résultats : difficultés d’élocution, œdème, ecchymoses et repos forcé. Une semaine avant le début de la Revengeance, histoire de me rendre dingue. Avec une sinusite en guise de cerise sur le sundae (manger mou oblige). J’fais pitié, votez pour moi!

Blague à part, mon poème court porte donc sur le sujet. Sur les photos que j’ai pleuré en voyant. Sur mon incapacité à sourire. Sur l’espace grandissant entre mes deux palettes. Sur mon narcissisme et ma superficialité.


 

Présentée à vos yeux,
enflée, bleue, démaquillée, nue, meurtrie, vulnérable.
En votre empathie
mon cœur oscille
de joie d’amour
à haine des pitiés,
et ce visage difforme
(Interdiction d’afficher)
me cloîtrant aux silences de mon duché
endormi à mes douleurs.
Affichée pour vos yeux,
malgré la honte,
les pleurs, la défaite, l’abandon,
pour me donner le droit d’exister
Je me dévoile à vos yeux
ce soir,
enflée, bleue, démaquillée, nue, meurtrie, vulnérable,
Femme.

Photo de mon ecchymose gauche.

Photo par Joannie Morissette-Dupuis

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Avoir 5 ou 28 ans à Neufchâtel

Quand j’étais petite, mes grands-parents nous gardaient tout le temps. En avant de leur maison, rue Henri à Baie-Comeau, à l’époque où je croyais que c’était la rue En Riz, le riz étant évidemment caché sous l’asphalte, il y avait un parc. Un terrain de jeux pas de nom, à côté du centre de loisirs, la patinoire et l’école préscolaire que je fréquentais.

C’est là que mon amour des parcs a débuté. Ma sœur et moi, on se balançait côte à côte en chantant les chansons de l’heure à tue-tête. Genre la chanson-thème des schtroumpfs. Certains adultes nous trouvaient drôles. (D’autres moins, mais franchement, un enfant qui chante la chanson des schtroumpfs à tue-tête sur une balançoire, si ça te met en tabarouette, tu devrais te remettre en question.)

Plus vieille, sur mon cul-de-sac de Pointe-Lebel, à soixante pas de la maison familiale, ils ont bâti un parc. Notre parc! J’étais rendue un peu vieille, mais le soir, la gang de la rue des Pins et moi, c’est là qu’on allait chiller. Et jouer à la bouteille en cinquième année. Et se chuchoter nos kicks en gloussant dans le tunnel en plastique rouge qui reliait les deux parties du module Jambette.

Peu de gens le savent, mais je régresse à l’âge de cinq ans quand je suis dans un parc. Je trippe sur les glissades. Et comme c’est un peu creepy de me tenir là l’été, à l’âge que j’ai, je les préfère l’hiver, quand ils sont tristes et abandonnés. Quand les couleurs criardes des modules de jeux contrastent avec la blancheur de la neige à peine piétinée qui en tapisse les fondations. Quand les enfants vont y jouer une demi-heure le matin avant de passer à autre chose parce qu’il fait moins trente et qu’ils ont perdu une mitaine.

Cette année, pour vous, j’ai décidé de faire le tour des parcs de Neufchâtel. Pas tous, parce que coudon, je fais semblant d’avoir une vie, mais quand même.

 

Nous avons commencé par un dîner bien tassé au fameux Boston Pizza L’Ormière, toujours tranquille le dimanche midi. Côté resto-bar, à part deux filles dans une autre banquette, il n’y avait que nous – les cheveux aplatis par les tuques et les culottes de soute faisant squick-squick, deux véritables régionaux sortis dans grand’ville. J’y ai dégusté l’excellent burger végétarien de quinoa (une belle alternative aux haricots noirs habituels) assorti d’un Bloody Ceasar bien piquant. Histoire de profiter de mes vingt-huit ans avant de régresser à cinq.

 

Lunch de duchesse

Photos par Joannie Morissette-Dupuis

 

 

 

 

Premier arrêt, parc de Mexico. Le nom m’a donné envie de profiter du soleil, alors je me suis

Bain de soleil au Parc de Mexico

Photo par Steeven Lambert

étendue sur le banc enneigé et j’ai profité des doux rayons, malgré la morsure du moins trente sur mes joues. De beaux modules, une glissade juste assez recouverte de glace pour trop glisser (c’est plus le fun de même) et une grosse roche pleine de graffitis, signé nos renommés bums de Neufchâtel. De Mexico : dix sur dix.

« Overwhelmed » par la maison en plastique du Parc d’Évora

Photo par Steeven Lambert

Par la suite, le parc d’Évora, plus récent, dans un des racoins cossus du quartier. Je me sentais un peu bête, entourée de baraques à huit cent mille (neuf cent? un million?), pendant que des monsieurs passaient la souffleuse en ignorant la débile qui se plantait dans le banc de neige. Des aires plus enfantines ici, moins criardes (pour ne pas jurer avec lesdits châteaux, probablement). Même la maison en plastique était trop intense pour moi. Quand même, dix sur dix.

Parc Saint-André, alors là, on s’est laissé aller. Situé juste à côté du centre des loisirs, des

La corde à linge de Saint-André

Photo par Joannie Morissette-Dupuis

terrains de sport et d’une patinoire; et pas un chat, puisque les glissoires étaient encore ensevelies sous la neige! J’y ai trouvé le plus adorable module style corde à linge urbaine avec un arrêt de bus au bout. Et un truc auquel on s’accroche et qu’on fait tourner. Mon chum n’y a pas survécu. (À six pieds trois, c’est pas évident à faire fonctionner.) Dix sur dix.

 

Le paradis Prévert

Photo par Steeven Lambert

Arrêt final au parc Prévert, en longeant la patinoire enneigée et les terrains de tennis hors-service. Nous avons été accueillis par un module gigantesque et je suis devenue folle. Quatre-cinq glissoires, des passerelles, des murs d’escalade dont l’utilisation en bottes de Ski-Doo était vouée à l’échec hilarant. On commençait à se les geler, mais tant pis. J’avais trop de plaisir pour arrêter. Dix sur dix.

À Neufchâtel, la meilleure façon de terminer une tournée hivernale des parcs, c’est au

Chocolats chauds coconut & caramel fleur de sel du Chocolato

Photo par Joannie Morissette-Dupuis

Chocolato, coin Chauveau et Robert-Bourassa. Cette franchise a succédé au défunt Menchie’s l’été dernier, et, heureusement pour mes papilles (malheureusement pour mon portefeuille), il se trouve presque à côté de chez moi. L’été, on y déguste de divines crèmes glacées trempées dans l’or aztèque. L’hiver, on le fréquente pour ses chocolats chauds exquis, comme ce jour-là.

Ai-je besoin de répéter, dix sur dix?

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Femmes de Neufchâtel : M, la maman passionnée de bonheur

Femmes de Neufchâtel

Image par Joannie Morissette-Dupuis

Pourquoi as-tu choisi de t’installer à Neufchâtel? En fait, j’y ai vécu étant adolescente et je voulais fonder une famille dans un endroit heureux. De plus, je trouve cette ville belle et agréable et surtout à 15 minutes de tout. 15 minutes de Beauport, 15 minutes du centre-ville, 15 minutes de Sainte-Foy!

Comment décrirais-tu ton quartier en deux ou trois phrases? C’est un endroit où il fait bon vivre. Les gens s’y établissent pour longtemps. On a tout à proximité et on reconnait rapidement les visages du voisinage. Peu importe où tu vas, tu es certain de recevoir un sourire ou un beau bonjour. Que ce soit à la pharmacie, en prenant une marche dans la rue, à l’école, etc.

Te considères-tu comme féministe? Oui et non. Pourquoi? Je crois que la place des femmes est aussi importante que celle des hommes. Tous les jours, je pose de petits gestes et tente le plus possible de démontrer à mes enfants que femme ou homme, on peut se rendre loin tant qu’on a la volonté et qu’on désire faire une différence dans ce monde.

Te sens-tu représentée en tant que femme dans la ville de Québec en 2018? Au niveau politique, il y a de plus en plus de femmes, mais représentée est un grand mot. Par contre, je crois qu’on manque de place pour s’exprimer. La Revengeance est une belle vitrine pour les femmes modernes et pour briser un peu les stéréotypes! 

Quel métier voulais-tu faire quand tu étais petite? Avocate, comédienne ou travailleuse sociale. Comme tu vois, j’étais pas très branchée, mais j’avais beaucoup d’ambition.

Quel est ton aspect préféré de la ville de Québec? Les nombreuses activités familiales.

Si tu pouvais conseiller à des touristes un seul endroit de la ville, quel serait-il? Ma maison! Dans le meilleur quartier à Québec en plus, haha!

Ton restaurant favori à Neufchâtel? Chez Le-An, mais je ne suis pas certaine qu’il est dans Neufchâtel. Sinon, le Benny! Thumbs up à ma fille de 15 ans qui y travaille. [ndlr : Chez Le-An se trouve à la frontière de La Haute-Saint-Charles, mais trichons et clamons-le pour Neufchâtel.)

Qui choisirais-tu pour écrire l’introduction de ta biographie? Mickaël Bergeron, il a une belle plume!

Nomme trois choses pour lesquelles tu es très reconnaissante. Mes enfants, la vie et de ne manquer de rien!

 

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