Contactez-nous instagram twitter facebook courriel
La revengeance des duchesses

PHOTOS

Votez pour votre duchesse!

Voir les résultats

Loading ... Loading ...

Joannie

Neufchâtel

Femmes de Neufchâtel : E, l’amie aventureuse aux sens aiguisés

Femmes de Neufchâtel

Image par Joannie Morissette-Dupuis

 

Pourquoi as-tu choisi de t’installer à Neufchâtel? J’ai toujours habité dans ce coin. Je connais presque tous les recoins et mon enfance s’y trouve. J’y suis attachée de cœur.

Comment décrirais-tu ton quartier en deux ou trois phrases? La nature dans ma ville. Un peu banlieue, un peu urbain, et tout à proximité. Un aspect tranquille où les gens se sentent bien.

Te considères-tu comme féministe? Pourquoi? Sur une échelle de 1 à 10, je dirais que je le suis à 8. Je suis pour l’égalité entre les femmes et les hommes pour le salaire, pour les responsabilités dans tous les aspects de la vie (maison, boulot, voyage, relation, etc.). Mais je suis aussi respectueuse de la femme, dont certaines peuvent être privées de certains droits, par exemple si on considère les vêtements qu’il peut y avoir dans certaines religions. Quand ils sont par contre choisis, assumés, et qu’elles se respectent dans leurs choix, je respecte cela. Je ne tolère pas les stéréotypes et préconise les humains plutôt que les genres. 

Te sens-tu représentée en tant que femme dans la ville de Québec en 2018? Il y a, pour moi, encore beaucoup de travail à faire et ce sera, je crois, toujours un débat pas seulement dans ma ville mais dans le monde entier. Il faudra toujours des gens (femmes ou hommes) pour revendiquer nos droits, car l’homme est encore perçu comme le maillon fort. Juste en écriture, le masculin l’emporte sur le féminin (grammaticalement parlant).

Si tu pouvais revenir dans le temps et conseiller une jeune toi de 12 ans, que lui dirais-tu? Respecte-toi et aie confiance en toi. Tu es une bonne personne avec de bonnes valeurs. Tu vaux plus que ce que la société veut nous faire croire. Si tu veux devenir avocate, concentre-toi là-dessus et travaille fort, tu seras encore plus fière de toi. Mais surtout RESPECTE-toi.

Quel est ton aspect préféré de la ville de Québec? Celui que tu aimes le moins? Le plus : avoir des parcs incroyables à proximité, des montagnes, des couleurs, de la diversité, un Vieux-Québec absolument magnifique, des restaurants délicieux et notre fierté. Le moins : la température! Et le gouvernement.

Si tu pouvais conseiller à des touristes un seul endroit de la ville, quel serait-il? J’en aurais deux : l’île d’Orléans et nos parcs (Jacques-Cartier, Chauveau, mont Wright, etc.) pour les randonnées.

Tu reçois un mois de vacances payées dans l’endroit de ton choix. Où vas-tu? En Indonésie sans aucun doute. C’est mon rêve d’aller dans ce coin de pays pour vraiment y vivre le dépaysement. Que mes quatre sens soient à l’affût des senteurs, des couleurs, des saveurs. Vivre cette liberté.

Quel est ton talent caché? Mon adaptation à toute situation (boulot, voyage, personnalités différentes, situation, etc.).

Nomme trois choses pour lesquelles tu es très reconnaissante. La vie, l’amour et ma bonne étoile.

Finalement, t’es correct, Neufchâtel

Mépriser la banlieue : check. Je me suis longtemps moqué des trois C (condo, Costco, chien), le trifecta du para-centre-ville, considéré par plusieurs comme une mort en boîte, lente, rangée, docile. Depuis mon déménagement de Saint-Roch à Neufchâtel en 2017, j’ai changé d’opinion, d’abord avec récalcitrance, puis avec enthousiasme.

Neufchâtel, c’est plus que les Galeries de la Capitale. Oubliez le magasinage : je vous invite dehors, malgré la pluie et/ou la neige, dans un de ses espaces verts magnifiques. J’ai un penchant pour le parc Chauveau, véritable oasis urbain où, peu importe la saison, les marcheurs, coureurs et raquetteurs se donnent rendez-vous. Vous préférez la bicyclette? Ça tombe bien, le quartier est traversé par le Corridor des Cheminots et rempli d’une foule de petites rues tranquilles, bordées de maisons coquettes et pleines de vie. L’été, elles sont ponctuées de paniers de basketball qui dès octobre, seront remplacés par les traditionnels buts de hockey.

Neufchâtel, c’est ma marche quotidienne, à six heures du matin. Quand j’oublie mes écouteurs, je laisse le silence de l’aube porter mes pas en regardant le soleil se lever. C’est également la vue spectaculaire que j’ai, le soir, du centre-ville illuminé au sud et des montagnes en contrejour du nord-est. Ce sont les soupers entre amis, les barbecues sur le balcon chauffé par le soleil, les lectures sous un arbre à regarder les chiens passer dans la rue, fidèles à leurs horaires. Ce sont les jeunes familles nombreuses, les enfants qui crient, dans la piscine ou sur les bancs de neige; ce sont les jeunes professionnels qui, comme moi, saluent chaque matin le chauffeur de l’autobus Express qui les emmène au travail.

Neufchâtel offre un environnement de vie où modernité et sérénité cohabitent en harmonie. Oubliez le cliché de la banlieue stérilisée et hermétique; certes, on n’y retrouve pas le dynamisme étourdissant de Saint-Roch ni la douce nostalgie de Montcalm, mais il fait bon y revenir après une longue journée de labeur, tout comme il est agréable d’y bâtir sa vie, petit à petit, promenade après promenade.

Azraël, mascotte non-officielle de Neufchâtel, a peut-être perdu tous ses copains de Saint-Roch, mais il apprécie le changement drastique de luminosité.

Photo par Joannie Morissette-Dupuis

 

Merci à nos partenaires