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La revengeance des duchesses

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Karoline Stanton

Maizerets

Deux duchesses, un duché

Lettre à Marie Turcotte, duchesse de La Cité-Limoilou 2018 pour le Carnaval de Québec.

marie officielle

Photo : Facebook, Duchesse La Cité-Limoilou – Officielle

Chère Marie,

Je veux te remercier d’avoir accepté de me rencontrer l’autre jour. Quand je t’ai écrit la première fois, je me suis dit que j’allais prendre une chance, qu’on ne sait jamais, peut-être qu’il y aurait finalement une duchesse qui accepterait de parler à la Revengeance. Tu as accepté mon invitation sans hésitation, avec enthousiasme. Merci.

Ça fait bientôt 10 ans que la Revengeance existe, et 5 ans en co-existance avec les « vraies » duchesses. Je m’étais donné pour mandat de partager mon droit de parole avec les gens de mon duché, que tu représentes aussi, ça me semblait donc normal de partager ce droit de parole avec toi.

J’ai aimé t’entendre parler de ton parcours comme duchesse, dire comment tu as postulé sur un coup de tête sans trop savoir dans quoi tu t’embarquais (on se rejoint là-dessus!), des découvertes et des rencontres que tu as faites en t’impliquant pour la cause que tu représentais (Le comité La Cellule du CHU).

J’ai été heureuse de rencontrer en toi une fille qui a des choses à dire, qui s’implique, qui fait preuve d’autocritique. C’était un peu drôle de t’entendre dire que tu aimais moins l’aspect médiatique de la chose, étant donné que chaque fois que j’entendais la pub radio de vente de la Bougie, c’était toujours ta voix qu’on entendait…

Ce que j’ai le plus apprécié de notre rencontre, c’est quand tu m’as expliqué ce que tu as appris dans ton aventure carnavalesque et ce que tu en ferais plus tard. Tu m’as raconté comment tu as découvert à quel point il est difficile de recruter et de mobiliser des gens pour une cause, si bonne soit-elle. Moi, je te l’ai dit, je travaille dans le communautaire. Au quotidien, je le vois, ce manque criant de bénévoles, je vois les organismes se questionner : est-ce qu’on aura assez de bénévoles pour continuer à offrir nos services? Quand tu m’as dit que ta maîtrise t’amènerait probablement à te pencher sur le sujet pour trouver des solutions, ça m’a fait bien plaisir. Si être une duchesse du Carnaval t’a amenée à cela, tant mieux!

Mais sais-tu quoi, Marie? Il y a quand même quelque chose qui m’agace dans tout ça, qui laisse une saveur un peu douce-amère à ce moment partagé. Premièrement, le Carnaval vous décrit, toi et tes consœurs duchesses, comme des ambassadrices. Alors pourquoi ne pas vous donner plus de droit de parole? Pourquoi, sur le site du Carnaval, le soi-disant blogue des duchesses raconte principalement des virées de magasinage, des statistiques de vente de la Bougie, des photos de vous qui faites des beu-bey à Paris? Tu m’as raconté tant de choses, Marie, toutes sortes d’initiatives philanthropiques ou festives, entreprises par toi et les autres duchesses. C’est où, tout ça? Non, je ne pense pas que vous êtes juste des « poupounes » qui n’ont rien à dire, loin de là. Je respecte votre démarche. D’un point de vue individuel. Mais collectivement, le Carnaval ne vous rend pas justice.

Photo : Jean-François Desgagnés, Journal de Québec

J’ai aussi un problème avec les duchesses du Carnaval comme collectif, justement. Et là, ne le prends pas mal, Marie. C’est pas toi. En fait, c’est pas juste toi. C’est bien beau de dire que vous êtes choisies pour vos personnalités, par un jury majoritairement féminin. Mais quand on vous regarde, toutes ensemble, on ne voit pas de diversité. Que ce soit l’âge, la race, le « gabarit », vous entrez toutes grosso modo dans le même moule. Je te l’ai dit, mon duché, Maizerets, est l’un des plus diversifiés de la ville de Québec. Un kaléidoscope. Un enfant de mon quartier qui fait le long, très long chemin pour se rendre jusqu’aux activités du Carnaval, et qui vous voit, est-ce que cet enfant se reconnaît? Est-ce qu’un enfant qui vous voit sur votre char allégorique peut se reconnaître en vous et se dire : « Un jour, ça pourrait être moi? » Comme le dit l’Institut Geena Davis pour une meilleure représentation des femmes dans les médias, « If she can see it, she can be it ». En d’autres mots, si elle peut le voir, elle peut le devenir. Mais au Carnaval, « elle » ne le voit pas.

Finalement, la dernière chose qui m’agace dans tout ça, c’est que ce texte ne fera plaisir à personne.

Ça risque de ne pas te faire plaisir, parce que l’idée de notre rencontre était de créer un rapprochement, pas une critique. Et, le plus honnêtement du monde, je te garantis que j’ai aimé te rencontrer et que je respecte TON parcours comme duchesse. Mais la critique était inévitable pour moi.

Ça risque de ne pas satisfaire les gens autour de moi qui étaient surpris, étonnés que j’aie « réussi » à rencontrer une duchesse. Qui me disaient des choses comme « Pauvre elle, est-ce qu’elle sait qui elle va rencontrer? » ou bien « Est-ce qu’elle sait que tu vas écrire sur elle? » Ben oui. Ceux-là auraient sûrement voulu me voir plus critique, plus mordante, que je « profite » de l’occasion.

Ça risque d’ennuyer bien des lecteurs, qui probablement ne se rendront pas au bout de ce texte, trop long pour un blogue. Mais si vous vous êtes rendus jusqu’ici, je vous salue et je vous remercie.

Et finalement, tu sais quoi, Marie? Ce texte, il ne me fait pas plaisir non plus. J’aurais voulu en dire plus, le dire autrement. Mais j’ai eu beau réécrire ce texte dans ma tête depuis mercredi dernier, ça ne sortait pas autrement. Je te l’ai dit, le goût qui reste au fond, c’est doux-amer. Je suis devenue une duchesse de la Revengeance pour partager mon droit de parole, ma plateforme, avec ceux qu’on entend moins. Au final, je réalise que je fais plus poser des questions qu’apporter des réponses. En espérant que ça portera certains à la réflexion, j’aurai à me satisfaire de cela comme contribution…

Merci, Marie, d’avoir accepté mon invitation.

Karoline

2 duchesses 2

Benjamin, ton char est scrap

Avec le train-train quotidien, on en vient parfois à ne plus voir ce qui nous entoure. Alors j’ai décidé de prendre le temps de regarder voir ce que je pourrais voir.

Et finalement, ça m’a amené pas mal plus de questions que de réponses! Je vous les soumets ici, voyons si un brainstorm collectif nous donnera quelques réponses…

 

Maison joyeuse

 

Qui vit ici? J’aime m’imaginer que c’est quelqu’un de vraiment joyeux.

Une chose est certaine, c’est une personne non conformiste. Mon genre de monde.

 

 

 

Robert-GiffardRobert-Giffard. Le Québec a amorcé son mouvement de désinstitutionnalisation en 1960. Est-ce que les politiques gouvernementales ont vu à la mise en place d’un suivi adéquat dans la communauté, à l’allègement du fardeau des familles, au contrôle quant aux situations précaires de certaines personnes à leur sortie de l’institution psychiatrique?… Tsé, on parlait de filet social l’autre jour…

 

question 3

 

Question brève mais essentielle : est-ce que ça existe encore du monde qui loue des vidéos?!

En plus, c’est des vidéos de Végas! C’est exotique…

 

 

question 4

Est-ce que c’est supposé être accueillant ça? Et comment peut-on espérer une plus grande mobilité sociale en créant des enclaves d’où le monde peine à sortir? En leur retirant leur parcours d’autobus? Oui, oui, RTC, c’est à toi que je parle. Le parcours 4, tu vas faire quoi pour t’assurer que le monde qui l’utilise puisse encore se déplacer quand tu l’auras abandonné?

 

 

question 6

 

Comment est-ce qu’une ancienne taverne, reconvertie en restaurant gastronomique d’à peine 8 tables, a réussi à se hisser au premier rang des restaurants de la ville sur TripAdvisor?

 

 

 

question 5

Un incinérateur, en plein centre urbain, qui dépasse de 25 % les normes d’émanation en mercure, et de plus de 30 fois (oui oui, 30 fois!) les normes d’émanation de dioxines et des furannes, est-ce que ça ne devrait pas inquiéter les résidents un peu plus qu’ils ne semblent l’être? Et ceci dit, ce n’est pas seulement Maizerets qui devrait s’inquiéter, si vous voulez mon avis. Un petit coup de vent et ça se retrouve toute chez vous ça mes amis…

 

question 7

 

Une question plus simple cette fois-ci. On a-tu vraiment besoin de plus de condos à Québec?!? Peut-être que c’est moi qui ne comprends pas quelque chose… Mais tsé, selon la SCHL, il y a 19 condos à vendre pour 1 acheteur…

 

 

question 8

 

Finalement…

Benjamin, veux-tu ben me dire kèssé qui est arrivé à ton char coudon?!

 

 

 

Fil de pensée…

« La duchesse s’engage pour la soirée d’ouverture du 1er février 2018 à confectionner une écharpe affichant son nom et le nom de son quartier. »

Code d’honneur de la duchesse 2018

20180122_135853J’ai décidé de faire appel à des experts en ciseaux afin de m’aider à confectionner mon écharpe. Je suis donc allée dans la classe de 2e année de madame Mélanie, où j’ai rencontré 18 copains débordant d’enthousiasme et assez généreux pour embarquer dans me idées de grandeur.

L’ambiance est belle, on se permet de jaser en travaillant.

Eyden et Gabrielle préparent la lettre L

Eyden et Gabrielle préparent la lettre L

— Dites-moi, les  copains, qu’est-ce qu’il y a de bon à faire dans Maizerets?

— On peut faire du patin au parc Bardy! Pis il y a une piscine aussi, mais juste l’été. Il y a l’autre parc, tsé lui qui est loin…

— Le parc Maizerets?

— Oui, oui! Le module de jeux là-bas est vraiment cool!

 

Mme Mélanie donne un coup de main pour coller des morceaux.

Madame Mélanie donne un coup de main pour coller des morceaux.

— La bibliothèque aussi c’est l’fun. On est allé avec madame Mélanie, mais on peut y aller avec nos parents aussi. Et il y a plein de magasins, pour faire l’épicerie.

 

 

 

 

— Qu’est-ce qui ferait, selon vous, qu’une personne qui déménage dans le quartier se sentirait bien ici?

— Ici à l’école on se fait plein d’amis. Il pourrait jouer avec nous dans la cour.

— Moi je pourrais les inviter à venir souper chez nous. Mais faudrait que je demande à ma maman avant.collage enfants

Notre écharpe est le résultat d’une collaboration internationale. Parmi les 18 élèves de la classe, il y en a qui ont des racines en Côte d’Ivoire, au Kosovo, en Ouganda, au Maroc, en Angleterre, en Somalie, en France, aux États-Unis, au Sénégal… Et qui sont ici aujourd’hui chez eux.

Ils ont tous un grand cœur, bel et bien québécois. Notre écharpe, elle n’est pas pure laine, elle est faite de toutes sortes de tissus, de textures, de couleurs. À notre image.

Ce n’est pas pour rien que cette école de Maizerets s’appelle Jeunes-du-Monde. Certains voudront vous faire croire que c’est une école défavorisée. Moi je vous garantis que c’est l’école la plus riche de la ville.

La première sortie officielle de notre écharpe. Crédit photo: Daniel Tremblay

La première sortie officielle de notre écharpe.
Photo : Daniel Tremblay

Merci à :

Prence, Jordan, Eyden, Stacy, Léanne, Laura, Nathan, Othniel, Promesse, Gabrielle, Jérémie, Aulon, François, Milana, Allecks, Abdoulaye, Archibald et Rima.

Et un énorme merci à madame Mélanie d’avoir accepté de m’accueillir dans sa classe pour ce projet d’envergure! ;)

La conquête de Maizerets

16 octobre 1690
Un groupe de colons britanniques, menés par sir William Phips, amorce une attaque sur Québec. Fort de 2 300 hommes et 32 bateaux, Phips envoie un émissaire à Frontenac l’intimant de se rendre sur l’heure. Frontenac de répondre :
« Je lui répondrai par la bouche de mes canons! »

Le plan de Phips est simple : longer le fleuve à la marche en traversant ce qui est maintenant Maizerets, pour se rendre à la rivière Saint-Charles. Pendant ce temps, ses bateaux approcheront par l’ouest de la ville, pour attaquer le port et les fortifications à coups de canon.

18 octobre 1690
Les Britanniques débarquent à Beauport. Ils s’avancent le long des berges boisées du Saint-Laurent. La milice canadienne, à l’affût, attaque les colons britanniques dès leur débarquement. Malgré une certaine avancée, les Brits doivent finalement rebrousser chemin. Leurs plans n’étaient pas sans failles : leur bateau de ravitaillement débarque par erreur les canons de campagne sur la rive opposée de la Saint‑Charles, hors de portée des combattants sur la berge du côté est. Oh dear…

Après deux jours cachés dans les boisés, ils tentent une dernière avancée contre les Canadiens. Ils abandonnent finalement le combat et battent en retraite le 22 octobre 1690.

***

2 juin 2015
Un nouveau contingent britannique débarque dans Maizerets. Le groupuscule ne compte que 5 combattants, mais ceux-ci sont déterminés à conquérir le quartier une fois pour toutes. Guidés par celle qui répond au nom de code « Maman », une transfuge, Québécoise d’origine, les Stanton établissent leur camp au sud du chemin de la Canardière.

1er septembre 2015
Telle l’attaque de Phips, le plan Stanton prévoit une offensive sur deux fronts. Trois Stanton, les plus petits, vifs, et dangereusement ratoureux, infiltrent la base. Ils jouent leur mission à long terme. Ils joignent, incognito, les institutions locales afin d’amadouer sournoisement la population en la faisant tomber sous leurs charmes enfantins.
Pendant ce temps, celui connu seulement sous le nom de code « Dad » s’attaque à la Haute-Ville. Il a vite compris le point faible du cœur de cette nation : l’estomac. Il s’affaire donc à concocter quotidiennement des menus qui le rendront bientôt, on l’espère, indispensable au paysage de la ville.

22 janvier 2018
Le contingent s’est, depuis 2 ans et demi, bien implanté dans la ville. Ils parlent tous la langue locale et fraternisent avec voisins et collègues, tant et si bien que ces derniers en sont venus à presque oublier l’origine britannique de ces nouveaux arrivants sympathiques.
« Maman », quant à elle, est somme toute restée dans l’ombre depuis le débarquement.

Soudainement, une conférence de presse annonce à la population qu’elle est nommée duchesse de Maizerets! Elle entame la phase finale de son plan…

16 février 2018
Couronnement de la reine de la Revengeance.
L’Histoire est encore à écrire…

Engagez-vous, qu’ils disaient

L’Histoire raconte qu’un jour, des chercheurs hyper-intelligents, vivants dans un univers pan-dimensionnel, construisirent le deuxième plus grand ordinateur de tous les temps, afin de calculer la réponse à la grande question sur la Vie, l’Univers et tout le Reste.
Après sept millions et demi d’années de réflexion, l’ordinateur leur donna la réponse : 42.
(Tiré de Guide du voyageur galactique, de Douglas Adams. Un clin d’œil pour les geeks parmi nous.)

Bien entendu, on sait qu’il y a plus dans la Vie, l’Univers et tout le Reste qu’un simple 42. Personnellement, je le vois au jour le jour : pour que tout roule avec ce trio délirant de Vie, Univers et tout le Reste, il faut du monde, bien du monde, bien plus que 42 en fait.

Si je fais des détours, c’est parce que je veux prendre un peu de votre temps pour vous parler de quelque chose qui me tient à cœur : les organismes communautaires autonomes, populaires et bénévoles ainsi que les populations qu’ils servent. Demain, le 7 février, est la journée régionale d’action de la campagne « Engagez-vous pour le communautaire! ».

Les organismes communautaires contribuent à la société québécoise de façon innovante et ont mené à la mise en place de plusieurs politiques sociales, dont l’aide juridique, les services de garde, la Loi sur l’équité salariale, les services multidisciplinaires de prévention en CLSC, le logement coopératif, le Régime d’assurance parentale, la Loi sur la protection du consommateur, etc. (Source : http://engagezvousaca.org)

Inversement, les compressions budgétaires et les mesures d’austérité des dernières années ont contribué à la fragilisation du filet social québécois. Concrètement, ça signifie une réduction des services à la population. Ce qui fait que lorsque quelqu’un cherche un soutien, il n’y a pas 42 places où se tourner.

Dans mon duché de Maizerets, les organismes communautaires autonomes accueillent, écoutent, rassurent, réchauffent, amusent, protègent et respectent des centaines de personnes au quotidien. Ces organismes mènent une lutte contre les inégalités et l’exclusion sociale. Parmi tant d’autres, il y a :

  • L’Évasion Saint-Pie X qui œuvre dans les tours Saint-Pie X, dans un milieu très défavorisé constitué majoritairement d’immigrants. Cet organisme intervient auprès des familles dans toute leur diversité afin de favoriser la santé et le mieux-être ainsi qu’une appropriation de leur milieu de vie.
  • La Maison des Petites Lucioles offre des services spécialisés de répit et de stimulation aux enfants de la région de Québec. Ils accueillent jusqu’à quinze enfants vivant avec des déficiences intellectuelles, physiques, multiples ou un trouble du spectre de l’autisme et nécessitant des services individualisés.
  • Le centre de jour Feu Vert favorise l’intégration sociale et le rétablissement d’adultes ayant des problèmes de santé mentale. Ils offrent un milieu favorisant les contacts interpersonnels et la création de liens d’amitié.

Partout dans Maizerets, dans la ville de Québec et dans toute la province, des organismes communautaires font de petits miracles au quotidien.

Et moi je me dis que, au fond, la réponse à la Vie, l’Univers et tout le Reste, ce n’est pas 42. La réponse c’est :
La solidarité, l’entraide, l’acceptation de l’autre. Qui donne la Vie.
Le dynamisme, l’innovation, le besoin de l’être humain de relever des défis. Pour découvrir l’Univers.
Et finalement, la réponse, c’est le rire, le dévouement, l’espoir. Pour tout le Reste.
Alors, soyez à l’affût demain. On vous lance un appel : engagez-vous pour le communautaire!

 

Une petite marche dans mon coin

voisinage_1Dans mon premier billet, je vous ai invités à venir prendre une marche avec moi. La logistique de la chose étant ce qu’elle est, j’ai pensé que je pourrais plutôt vous amener faire le tour du bloc virtuellement.

On voit ici plusieurs traits caractéristiques de Maizerets. Un mélange de blocs appartements et de maisons unifamiliales. Contrairement à Limoilou, ici on n’a pas vraiment de ruelles, mais on a des petits jardins. Mes voisins sont bons pour faire pousser des choses l’été. Moi j’ai pas le pouce vert. Mais c’est pas grave, ma voisine aime ça partager.

Si c’était l’été, on verrait plein d’oiseaux, il y en a vraiment beaucoup dans le coin. C’est beau à entendre le matin, on se ferme les yeux et on oublie qu’on est en ville. L’hiver, il y a juste quelques moineaux qui visitent la cabane de mon voisin d’à côté.

À noter aussi le petit cabanon. Il y avait une marmotte qui vivait en dessous l’automne dernier. Les enfants du coin ont trouvé ça très excitant. On n’est pas sûrs si elle hiberne là ou si elle est partie se reposer ailleurs…

voisinage_2Maizerets, c’est aussi les bungalows. Des rangées et des rangées de bungalows. L’avantage d’un vieux quartier, c’est qu’au moins ils ne sont pas tous pareils, comme on le voit dans les quartiers modernes, développés en masse par les promoteurs immobiliers. Dans Maizerets, on aime se distinguer!

Au loin on voit la silhouette de la Haute-Ville qui se dessine, derrière le gros sapin. C’est agréable de se savoir à la fois juste assez proche et juste assez loin.

voisinage_4J’aime beaucoup le dépanneur Reflet du quartier, à l’entrée de Maizerets. Non seulement on y trouve les produits d’un dépanneur traditionnel, mais aussi des plats préparés et des produits de base à prix accessibles. Quand on sait que plusieurs personnes du quartier ont de faibles revenus, c’est agréable de savoir que les commerçants de mon quartier sont à l’écoute des besoins de leurs voisins.

Bien sûr, Maizerets c’est aussi le chemin de la Canardière, le Broadway de Québec! Alors que les autres rues du quartier sont sagement organisées en quadrilatère, la Canardière traverse fougueusement Maizerets en diagonale, reliant Québec à Beauport.

Au fond de la photo, on voit aussi l’Hôpital de l’Enfant-Jésus qui deviendra prochainement super-méga-extra-gigantesque. Il y a déjà des changements visibles dans le quartier : des stationnements temporaires, des grues, des sens uniques… On promet de l’art public, un parc, de nouveaux arrêts d’autobus… On verra bien.

De l’autre bord de la track

Au début, quand on me disait « T’habites où? », je répondais Limoilou. Mais, tsé, pas CE Limoilou-là. Moi, je vis de l’autre côté de la track. Maizerets.

Maizerets, c’est plutôt unique à Québec. Un peu comme si on prenait l’idée de la société distincte en la revirant de bord deux trois fois. Décousu, recousu, rabouté. C’est pas du pur laine pour deux cennes, mais ça tient le cœur au chaud, Maizerets.

**

Maizerets, en février, l’endroit où, quand tu as embarqué dans la 800 vers Beauport à partir du carré d’Youville, tes doigts sont suffisamment dégelés pour enlever tes mitaines parce que tu es à peu près à mi-chemin.

Maizerets, en juillet, l’endroit où on s’arrête pique-niquer, au carrefour du corridor du Littoral et du corridor des Cheminots. Parce que le domaine de Maizerets c’est donc beau! Un havre de paix bucolique en plein cœur de la capitale.

La Place Maizerets, un lieux coloré, à l'image du quartier!

La Place Maizerets, un lieux coloré, à l’image du quartier!

Maizerets, en octobre, quand on arrête son auto pour laisser passer le Trottibus de l’école des Jeunes-du-monde. Ces petits cocos, arrivés au Québec à peine hier, iront s’asseoir près de leurs camarades de classe issus de plus de 40 pays différents. Ensemble ils apprendront à bâtir le Québec de demain.

Maizerets, en mai, quand les croisiéristes commencent à arriver au port de Québec. Alors, croyez-le ou non, ces touristes font la file pour venir dans mon coin pour découvrir la haute gastronomie de Québec. Parce que nous, on a le restaurant le mieux coté de la Ville. On s’en reparlera…

Si, par malchance, il t’arrive un pépin de santé, ça se pourrait que ce soit ici qu’on te soigne, dans notre (bientôt super-méga-gigantesque) Hôpital de l’Enfant-Jésus. Pas de farces, il y a du monde qui se donne corps et âme, jour et nuit, beau temps mauvais temps là-bas.

Les Galeries de la Canardière, un endroit où regarder passer le temps.

Les Galeries de la Canardière, un endroit où regarder passer le temps.

Si, par ennui, tu veux découvrir un endroit à la fois historique et fascinant, vient faire un tour aux Galeries de la Canardière, le premier centre commercial de Québec, aujourd’hui un exemple intrigant de mixité socio-économique.

On va-tu prendre une marche?

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