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La revengeance des duchesses

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Marjolaine Turcotte

Île d’Orléans

J’hommage (faut pas attendre)

Aujourd’hui, j’hommage.

J’hommage une femme qui a accueilli à sa table les amis de ses enfants, pour une journée, ou pour quelques mois.

J’hommage une femme unique, originale, authentique, qui fait les choses à sa façon.

J’hommage une femme dont la résilience a été prouvée à maintes reprises.

J’hommage une femme qui a su faire beaucoup avec si peu. Qui a rendu mon enfance tellement riche que j’ai réalisé très tard qu’on était loin de l’être, riches.

J’hommage une femme qui m’a transmis sa créativité débordante, ses valeurs et sa sensibilité.

J’hommage une femme avec qui j’ai une complicité qui s’accroît et se bonifie au fil du temps.

Faut pas attendre que les gens qu’on aime soient partis pour leur dire qu’on les aime.
Faque maman, aujourd’hui, c’est à ton tour, de te laisser parler d’amour.

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Photo : Christyna Merrette photographe

 

À travers mes yeux

C’est dans ma nature.

J’ai toujours été une contemplative.

Je cherche le beau.

Dans tout.

Tout le temps.

Même quand le ciel est gris.

Même s’il pleut.

Même si c’est dans mon cœur qu’il pleut.

Je célèbre le beau, en image, pour moi.

Pour garder le focus.

Pour ne jamais oublier que la vie est belle.

Faque, j’ai des tonnes de photos.

Pis je vous ai fait un montage, en souhaitant que ça vous fasse sourire le cœur aussi.

 

Je planterai des glaïeuls (Adieu, Madame Pierrette…)

Dans la nuit du 3 au 4 février, ma voisine, madame Pierrette, a fermé les yeux pour la dernière fois. Quelques jours seulement avant de fêter son 90e anniversaire. Cette femme forte, lucide, si fière d’avoir passé les tests et vu son permis de conduire renouvelé. Forte et lucide, jusqu’à la toute fin, jusqu’à ce que son corps dise « c’est assez ».

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Photo : Francine Giasson

L’été passé encore, elle préparait son grand jardin, ne comptant pas les heures, poussant son rotoculteur, conduisant son tracteur-tondeuse, semant et transplantant une multitude de légumes et de fruits. Ensuite, pliée en deux, assise sur son petit banc, parce que ses genoux ne lui permettaient plus de s’agenouiller, elle désherbait, engraissait le sol, entretenait. Le jardin toujours impeccable, les rangs d’oignons à l’équerre. Et le jardin généreux, à l’image de la dame qui en prenait soin. Madame Pierrette, chaque automne, à son fourneau, transformait en tartes, confitures et autres conserves le fruit de ses labours. Elle alignait les pots Mason sur les étagères du sous-sol et remplissait le congélateur. Elle remplissait aussi les cœurs et les estomacs de sa famille et de ses amis, distribuant les denrées concoctées avec cœur et savoir-faire.

Et ses bosquets de fleurs… Des pivoines joufflues, de fières tulipes, des lupins à l’odeur envoûtante et surtout des glaïeuls, de toutes les couleurs et par centaines, entouraient sa maison. Certains lui disaient qu’elle en faisait trop, qu’elle devrait ralentir. Elle répondait immanquablement que si elle arrêtait, elle ne serait pas capable de se remettre en mouvement. C’est pourquoi elle avait placé un vélo stationnaire devant sa télé, pour rester active même quand Dame Nature ne lui permettait pas de sortir. Malgré l’âge, malgré la douleur, malgré les traces que la polio avait laissées sur son corps, il y a longtemps. Rester en mouvement.

Elle aurait voulu voir l’été, une dernière fois. Son vœu n’aura pas été exaucé.

Madame Pierrette, votre belle énergie me manquera. Je penserai à vous quand la vie m’éprouvera, et je resterai en mouvement; ce sera ma façon de vous rendre hommage au quotidien.

Et cet été, je planterai des glaïeuls.

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pixabay.com

Rencontre avec Catherine Monna de Cassis Monna et filles

Photo gracieuseté de Catherine Monna

Photo gracieuseté de Catherine Monna

Dans les locaux de la Monnaguette, le resto de l’entreprise Cassis Monna et filles, Catherine Monna m’accueille. Dans ce décor légèrement hétéroclite d’où se dégage une atmosphère chaleureuse, elle me sert un café au lait. On échange sur l’agriculture, sur l’année qui vient de se terminer, les joies et défis qui l’ont meublée, sur la place des femmes en agriculture et en entrepreneuriat, sur le patrimoine… La pièce s’emplit de partages, de rires, de confidences, d’espoirs.

« Catherine, peux-tu me parler un peu du cheminement qui t’a menée à prendre la relève de l’entreprise familiale? »

« Avec des parents ayant des entreprises agricoles, en grandissant, l’entrepreneuriat c’est le seul modèle que j’ai eu. Ça m’a imprégnée. Déjà petite, je fabriquais des choses en me disant que je pourrais les vendre. »

Catherine a vu son père vivre ses deux passions : les arts et l’agriculture. Elle aimait le suivre dans toutes les activités de l’entreprise. Catherine a étudié en arts visuels avec spécialisation en photographie, pour la liberté et la créativité de ce domaine. Au début des années 2000, son père lui a proposé de s’impliquer dans l’entreprise. Elle est plongée dans l’aventure en créant la Monnaguette. Avec son copain de l’époque, elle a contacté des fournisseurs et créé un menu, bref, elle a inventé le resto d’un bout à l’autre. En 2004, l’arrivée de sa sœur Anne dans l’entreprise et la prise de relève officielle par les filles a obligé la famille à repenser les rôles chez Cassis Monna. Catherine a alors pris en charge l’aspect production aux champs ainsi que la transformation, et on a changé le nom de l’entreprise pour Cassis Monna et filles.

Crédit : Marjolaine Turcotte

Crédit : Marjolaine Turcotte

« Est-ce que, selon toi, le fait d’être une femme a influencé ton parcours, que ce soit de façon positive ou négative? »

« J’ai eu la chance d’avoir un père féministe, qui croyait que l’avenir appartenait aux femmes. Il m’a toujours dit que j’étais capable de faire n’importe quoi si je le désirais. »

Cela dit, elle a dû faire face à l’incrédulité de fournisseurs qui « demandaient à voir le boss… le vrai boss… » Elle a dû aussi composer avec des clients qui retardaient des paiements en ayant comme seul argument : « C’est comme ça que ça marche, les petites filles. » Catherine et Anne ont travaillé fort pour faire leur place dans des milieux (celui de l’agriculture, celui de l’entrepreneuriat et celui des liquoristes) qui sont majoritairement masculins. Catherine déplore d’ailleurs que peu de femmes se trouvent à la tête d’entreprises. « On répète aux femmes qu’elles ne peuvent pas tout avoir, qu’elles devront choisir entre avoir une famille ou une entreprise. Mais c’est pas vrai, l’entrepreneuriat permet un équilibre, de se faire une vie à notre image, si nos valeurs dirigent nos choix. »

« Catherine, l’île d’Orléans, ça représente quoi, pour toi, en quelques mots? »

« C’est les paysages de mon enfance… C’est une terre que j’aime d’amour, un endroit où je suis en sécurité. En même temps, quand je la regarde, j’ai une pointe de tristesse, parce que je considère qu’elle n’est pas développée à sa pleine valeur. Le défi, c’est de développer sans dénaturer… C’est un joyau fragile avec un grand potentiel. »

Crédit : Marjolaine Turcotte

Crédit : Marjolaine Turcotte

Merci, Catherine, pour cet échange enrichissant. Merci de faire rayonner le savoir-faire local jusqu’à l’international. En 2017, Cassis Monna célébrait ses 25 ans et la Monnaguette, ses 15 ans d’existence. C’est inspirant de voir qu’une entreprise peut grandir et être prospère tout en restant alignée sur des valeurs humaines fortes.

Qui nous nourrira?

Lundi dernier se tenait l’assemblée générale de l’Union des producteurs agricoles, secteur Île d’Orléans. Une trentaine d’agriculteurs-trices étaient réunis. Une rare occasion de socialiser entre nous : le reste du temps, on n’a pas le temps. Sur l’Île, on produit une multitude de légumes et de fruits, des céréales, du lait, des animaux à viande, mais peu importe la production ou la taille de l’entreprise, plusieurs partageaient une morosité, une grande fatigue et une inquiétude certaine face à l’avenir.

Quand on sait que la détresse psychologique touche un agriculteur sur deux, et que le taux de suicide est deux fois plus élevé dans mon métier que dans le reste de la population (voir article), cette morosité n’a pas de quoi étonner. Faut dire que les temps sont durs pour les agriculteurs d’ici. Entre la hausse du salaire minimum plus élevée que prévu, les réglementations provinciales et nationales sévères, les produits alimentaires importés vendus à trop bas prix en épicerie, la hausse constante du prix des intrants (semences, engrais…), la dévalorisation de la profession dans l’espace public (plus souvent décrits comme pollueurs que nourrisseurs), les changements climatiques, les accords internationaux et les humeurs de notre voisin (vous savez, le p’tit blond?), il y a de quoi être inquiets.

Comment changer les choses? Je crois que ça passe en grande partie par l’achat local. En priorisant des produits québécois, ou du moins canadiens, on aide les agriculteurs à faire face à l’augmentation de leurs coûts de production (main-d’œuvre et intrants). On revalorise du même coup la profession, parce que la popularité des produits locaux est une belle démonstration de l’attachement de la population envers ses agriculteurs. On rend nos entreprises agricoles plus fortes et mieux adaptées pour faire face aux aléas climatiques et politiques.

« C’est ben beau tout ça, mais c’est cher manger local. »

Crédit : Marjolaine Turcotte

Crédit : Marjolaine Turcotte

Ça dépend comment on regarde ça. Vous souvenez-vous, il y a quelques années, du « scandale » du chou-fleur à 8 $? Tout le monde s’entendait pour dire que ça n’avait pas de sens qu’une denrée alimentaire de base atteigne un tel prix. Si les agriculteurs d’ici remisent leurs tracteurs pour de bon, notre alimentation dépendra alors uniquement de l’étranger. Croyez-vous que les grandes entreprises agricoles étrangères nous feraient cadeau de leurs produits s’ils n’avaient plus personne pour leur faire compétition localement? Moi, je crois que le chou-fleur à 8 $ deviendrait la norme.

Sur un autre plan, quand on considère que les denrées alimentaires produites hors Canada ne sont pas soumises aux mêmes normes (environnementales, sanitaires) que celles produites ici, il y a de sérieuses questions à se poser sur l’innocuité et la salubrité de ces denrées. Si on considère qu’on est ce que l’on mange, alors combien vaut-on? Nos réglementations locales ne sont certes pas infaillibles, mais diminuent grandement les risques.

L’avenir de l’agriculture locale se joue dans nos paniers d’épicerie. Le moral des agriculteurs et la santé de leurs entreprises se trouvent entre nos mains, comme consommateurs. C’est chacun de nos choix qui détermineront, au final, qui demain nous nourrira.

Entrevue avec Mylène Rousseau, bouchère de 6e génération chez Boucherie Jos Rousseau

Mylène, Geneviève et Mélanie Rousseau. Photo gracieuseté de Mylène Rousseau

i Mylène, Geneviève et Mélanie Rousseau. Photo gracieuseté de Mylène Rousseau

La Boucherie Jos Rousseau est une institution de l’île d’Orléans. Créée en 1853 par Napoléon Rousseau, cette entreprise est maintenant dirigée par Mylène, Mélanie et Geneviève, trois sœurs qui sont la 6e génération de Rousseau à travailler à la boucherie. Mylène m’a accordé un peu de son temps pour un chaleureux échange.

« Mylène, peux-tu me parler du parcours qui t’a menée à prendre la relève de l’entreprise? »

« Au départ, je voulais devenir travailleuse sociale. Ensuite, j’ai fait des études pour devenir massothérapeute et esthéticienne. J’ai travaillé plusieurs années dans ce domaine. C’est là que je me suis découvert une passion pour le service à la clientèle, pour le contact avec le client. J’ai délaissé ce domaine pour revenir à la boucherie lors du congé de maternité de ma sœur Mélanie. »

Crédit : Marjolaine Turcotte

Crédit : Marjolaine Turcotte

« Comment s’est passée l’arrivée de femmes dans cette entreprise, passée de père en fils depuis si longtemps? »

« C’est ma sœur Mélanie qui a fait sa place en premier. On fait de la boucherie traditionnelle, on travaille à partir de la carcasse brute. C’est gros et lourd, un devant de bœuf. Ma sœur a demandé à notre fournisseur de découper la carcasse en plus petits quartiers. Elle travaillait alors avec notre père, notre grand-père et notre grand-oncle. Eh ben, les trois “p’tits vieux” ont été obligés d’avouer que c’était une bonne idée, parce qu’eux autres aussi trouvaient ça lourd. » L’arrivée des femmes a amélioré l’ergonomie du travail et tout le monde en a profité.

« Ça a changé la gestion des pertes aussi. On s’est mis à faire des produits transformés et des mets préparés. La première sauce à spag que Mélanie a faite a provoqué une chicane. Le grand-père et le grand-oncle étaient convaincus que personne n’en achèterait parce que “les bonnes femmes la font, leur sauce à spag”. Ma sœur leur a dit : “Ben moi j’en suis une, bonne femme, pis quand je vais arriver à la maison après le travail, j’en n’aurai pas de sauce de prête. Pis si ça se vend pas, on la mangera.” Toute sa batch s’est vendue. Ça lui a donné raison. »

« En 2013, tes sœurs et toi avez procédé au déménagement de l’entreprise. En même temps, votre père retirait ses billes pour vous laisser toute la direction. Avez-vous envisagé de modifier le nom de la boucherie, pour y ajouter “et filles” par exemple? »

« Non. C’est un nom qui est établi depuis si longtemps, c’était important de le garder tel quel. »

Le comptoir de vente. Crédit : Marjolaine Turcotte

Le comptoir de vente. Crédit : Marjolaine Turcotte

« En terminant, Mylène, peux-tu me dire ce que l’île évoque pour toi? »

« C’est clairement ma jeunesse, tous les apprentissages, toutes les premières expériences. Plein de beaux souvenirs. Je ne vis plus sur l’île, c’est un choix fait pour ma première profession, et c’est plus pratique pour ma vie de famille. Mais je suis en paix avec ce choix-là. »

Merci Mylène pour cette sympathique rencontre. Je vous souhaite que la 7e génération s’attache à l’entreprise et reprenne le flambeau à votre suite.

 

 

#Tranche de vie #archives familiales #opinion

En 1968, ma grand-mère recevait le prix de mère-modèle de l’année de la part des Dames Auxiliaires de l’Hôtel-Dieu Notre-Dame de Beauce. Selon l’article de journal de l’époque (voir photo), elle « eut cet honneur en raison de ses qualités qui font d’elle le prototype de la femme canadienne active, sereine et épanouie. » Et la photo nous montre « la Mère de l’année 1968 en compagnie de son mari et de ses 12 enfants ». Si on fait une recherche sur ces Dames Auxiliaires et cette tradition de la mère de l’année, voici ce que le site de l’Association des Bénévoles du CHBE nous apprend que « […] son but était de promouvoir les intérêts spirituels, sociaux et matériaux de l’hôpital […]. La fête des Mères est soulignée chaque année par la désignation parmi les membres de la mère de l’année et le nombre d’enfants semble important dans ce choix. En 1975, l’heureuse élue avait 14 enfants! »

Archive familiale. Crédit : Marjolaine Turcotte

Archive familiale. Crédit : Marjolaine Turcotte

À l’époque, la valeur d’une femme était donc proportionnelle au nombre d’enfants qu’elle avait mis au monde. Ma grand-mère a porté à terme 13 grossesses, et a failli y laisser sa vie. On peut considérer que le monde a bien changé depuis. Mais dans les conversations du quotidien, combien de fois une femme doit répondre à « Pis, c’est pour quand, les enfants? » Combien de fois verra-t-elle le léger plissement d’yeux de l’interlocuteur en répondant que ce n’est pas au programme? Alors que j’expliquais les problèmes d’infertilité que j’avais éprouvés, que je n’aurai fort probablement jamais d’enfant, mais que j’étais en paix avec ça, on m’a déjà dit que je n’étais « pas bonne ». Oui, tel quel. « Ah, t’es pas bonne. » C’était en 2017.

Alors, oui, le monde a changé. Mais n’empêche qu’il reste encore un peu de travail à faire pour que la femme ne soit plus autant définie par son rôle de mère, ou de non-mère.

Mon île d’Orléans

Mon île d’Orléans, c’est le vent. Celui qui fouette et pique le visage dans les grands froids de janvier, celui tout doux et chaud qui promet l’été quand mai arrive. Celui dont on admire la force, et apprécie les absences. Il fait craquer les maisons alors qu’on chauffe le poêle à bois pour se dégeler les orteils après une journée de « bûchage ».

Chien, fleuve, glace

Crédit : Marjolaine Turcotte

Mon île d’Orléans, c’est le fleuve. Celui qui, en hiver, parfois miroir, parfois furie, fait valser les glaces d’est en ouest, d’ouest en est, au gré des marées. Toujours présent, toujours changeant, c’est en l’enjambant que le sentiment « d’être à la maison » envahit l’insulaire qui a fait longue route « sur le continent ».

Pont de l'île

Crédit : Marjolaine Turcotte

Mon île d’Orléans, c’est l’agriculture. Poules caquetant en plein air, bette à cardes multicolores, tomates de toutes formes gorgées de soleil, champs d’avoine se couvrant d’or sous la lumière rasante, odeur de terre quand le labour dégèle, tous nos sens sont sollicités. Petits fruits, légumes, céréales et animaux s’épanouissent sous les bons soins des agriculteurs qui ne comptent pas leurs heures.

Machine agricole

Crédit : Marjolaine Turcotte

Mon île d’Orléans, c’est la solidarité. Ses habitants se donnent la main lors des moments difficiles. Une corvée pour un voisin victime d’un accident, une collecte de jouets pour une garderie incendiée, la mise en commun des services des différentes municipalités, des volontaires par dizaines une soirée de mauvais temps pour retrouver une personne disparue, des agriculteurs qui unissent leurs forces pour déneiger la route et ouvrir le passage à une ambulance lors d’une tempête de neige mémorable, en sont autant d’exemples.

Feu

Crédit : Marjolaine Turcotte

Mon île d’Orléans, c’est la gourmandise. Un éventail de saveurs se déclinent dans nos verres et nos assiettes, mis en valeur par le savoir-faire de nos artisans; fromages, alcools fins, terrines, confitures, tant de victuailles pour garnir les gamelles et ravir les papilles.

Cassis

Crédit : Marjolaine Turcotte

Mon île d’Orléans, c’est celle que je porte en mon cœur. Elle est unique puisqu’elle passe par mes yeux, mes oreilles, mon toucher, mon ressenti et mon histoire…

Fruit

Crédit : Marjolaine Turcotte

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