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La revengeance des duchesses

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Sara La Récup

Limoilou

DUCHESSE-TOÉ! Compilation

Votre duchesse de Limoilou avait demandé aux autres duchesses de la Revengeance de choisir une chanson à laquelle elles s’identifient. Voici le résultat, que vous avez déjà entendu à la soirée du lancement.

Laissez-vous aller, ne nous regardez pas comme ça. Vous aussi, vous avez vos plaisirs coupables!

Duchesse-toé!

Sara La Récup, duchesse de Limoilou 2018


1) 0:00 Joe Dassin : Dans les yeux d’Émilie (ÉMILIE III, duchesse du Vieux-Québec)

2) 3:37 Lisa Leblanc : Chanson d’une rouspéteuse (JULIE ANN, duchesse de Saint-Roch)

3) 5:52 Joseph Edgar : Espionne russe (ANOUCHKA, duchesse de l’Aéroport)

4) 9:19 Safia Nolin : Igloo (SARA, duchesse de Limoilou)

5) 13:42 Les Colocs : Belzébuth (JOANNIE, duchesse de Neufchâtel)

6) 22:59 Félix Leclerc : Le p’tit bonheur (KAROLINE, duchesse de Maizerets)

7) 25:36 David Bisbal, Wisin et Yandel : Torre de Babel (MARIANA, duchesse de Charlesbourg)

8) 29:48 Mika : Elle me dit (MARJOLAINE, duchesse de l’île d’Orléans)

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Compostoé! – Deuxième partie

Crédit photo: Carl Jacques

Crédit : Carl Jacques

Votre duchesse Récup accompagne Claude Labonté, chargé de projet en compostage chez Craque-Bitume, au site de compostage communautaire du parc Cartier-Brébeuf.
À vos poubelles!


Image : Carl Jacques
Montage : Sara Venegas
Musique : Guau! « Alfalfa » (Bandcamp)

Merci à tou(te)s!

Compostoé! Duchesse-toé!

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En as-tu vraiment besoin? (2e partie)

… d’un an d’essence à gagner?

Quel cadeau empoisonné! La granola en moi vous parle. Je reprends ici les mots de la duchesse de Limoilou 2017 :

« … je me suis inquiété pour mes concitoyens et concitoyennes. Comment une personne peut-elle garder sa santé mentale tout en affrontant, tous les jours, deux fois par jour, même, ce damné trafic?

C’est complètement inhumain. C’est de la torture. Coincé dans une boîte de métal, bien souvent seul, donc sans chaleur humaine, sans réconfort, sans discussion, à se battre pour chaque maudit centimètre… »

Pas assez écœurée du temps que tu passes dans ta voiture? Tiens, davantage! Et je ne dis pas que ce sont des méchantes, les personnes qui roulent en char. Il est souvent question des horaires ou des parcours pas possibles en transport en commun (ou simplement des zones mal ou pas desservies) qui poussent les personnes à choisir l’auto. C’est une drôle de situation : acheter un char pour aller travailler… pour se payer un char (et toutes les dépenses associées).

Qu’est-ce que j’aurais aimé à la place, comme cadeau? Quelque chose pour ma personne, pas pour ma bagnole! Quelque chose qui sort de l’« auto(bus)/boulot/dodo ». Pas besoin de feux d’artifice non plus. De la culture, mettons :

– Un abonnement croisé pour les théâtres de Québec. Combien de personnes, pour différentes raisons, vont moins d’une fois par an au théâtre? (Question reprise de la pièce « Le No Show » – quelle pièce!)

– Un abonnement au Clap. En passant, à partir du 9 mars, « Bras de fer », le documentaire des frères Seaborn sur la poussière rouge à Limoilou, sera à l’affiche. À ne pas manquer!
Bon, au moins, il était possible de gagner des billets et abonnements pour le MNBAQ. Je salue, partiellement, l’initiative du Carnaval.

 … d’un troisième lien?

Tsé, les messieurs qui parlent de ça comme l’avenir… ce sont clairement des gens jaloux de notre beau Limoilou! Parce que nous, un troisième lien, on l’a déjà, depuis longtemps! Checke ben ça :

  Crédit : Stéphane Groleau, Vegane Québec

Détrompez-vous, chiffres à l’appui : « vivre en périphérie [n’est pas] nécessairement une meilleure affaire, financièrement, que vivre en ville ». Et si l’on reprend les mots de Lewis Mumford, « ajouter des voies de circulation pour faire face à la congestion du trafic, c’est comme desserrer sa ceinture pour soigner l’obésité ».

Et je pourrais continuer avec :

… d’une tour à condos à Limoilou?

… d’un incinérateur en 2018?

Mais la Revengeance achève, malheureusement. Je vous salue royalement, et j’espère qu’on se reparlera de vive voix!

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Compostoé! – Première partie

Votre duchesse Récup est partie dans son char allégorique à la rencontre de Claude Labonté, chargé de projet en compostage chez Craque Bitume. Nous avons parlé du compostage communautaire à Limoilou et à Québec.

Défi duchesses!

Trouvez un site de compostage dans votre duché (ou dans un duché sans duchesse), prenez un selfie et publiez-le sur votre page de duchesse.

Il est possible de trouver les différents sites de compostage sur cette carte.

Correction : Le troisième site de compostage à Limoilou se trouve au parc Ferland, et non au parc Bardy (mais vous pouvez toujours faire une demande pour en avoir un aussi au parc Bardy ;-) ).

Chauffeur du char allégorique : Louis Guillemette
Images : Robert Bélanger, Carl Jacques
Montage : Sara Venegas
Musique : Guau! « Ahora por ahora » (Bandcamp)
Merci à tou(te)s!

Compostoé! Duchesse-toé!

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L’écharpe limoiloise 2018

L’idée m’est venue avec le dernier (je le souhaite) envoi de sacs bleus de la Ville de Québec. Quel gaspillage! Suis-je la seule qui soupire chaque fois que la Ville nous donne ces sacs et qui ne trouve pas le sens de ce don? Des déchets, encore des déchets…

Je vois dans la rue que les gens se servent de ces sacs pour tout (ordures, feuilles mortes…), mais je ne les juge pas. Pourquoi aller acheter des sacs oranges si on a la maison six rouleaux de sacs bleus?

Si on revient à l’écharpe, le défi était clair pour moi : faire une écharpe qui parle de qui je suis, une écharpe avec des matériaux récupérés ou recyclés, rien d’acheté. Et la réponse était accrochée à ma porte. Finalement, ces sacs allaient servir à quelque chose.

Pour la préparation d’une écharpe récup, nous avons besoin de :

  • 1 duchesse de Limoilou 2014, Sophie
  • 1 duchesse de Limoilou 2018
  • 5 ou 6 sacs bleus pour la collecte des matières recyclables (gracieuseté de la Ville)
  • 1 pelote de laine
  • 1 crochet no 7
  • Des ciseaux
  • Des grignotines au fromage (celles qui te laissent les doigts oranges)
  • De la pizza
  • 1 CD de Los Ramones

Préparation

  1. Sortir les grignotines au fromage. Partir le CD de Los Ramones. On est prêtes!

    Crédit : Sara Venegas

    Crédit : Sara Venegas

  1. Avant de choisir la technique (tricot ou crochet), demander l’avis à la duchesse de Limoilou 2014. Si vous voulez la voir en action, jetez un coup d’œil à la vidéo du tricot-jasette.
  1. Une fois le choix fait, suivez les indications de notre chère duchesse pour apprendre à faire du crochet avec de la laine. Comme Sophie n’est pas disponible 24 heures sur 24, vous pouvez toujours consulter des vidéos comme celui : Cours de crochet.

    Crédit : Sara Venegas

    Crédit : Sophie Martineau

  1. On passe aux sacs en plastique, ces sacs qui s’accumulent chez nous. Couper les morceaux tel qu’indiqué ici et commencer à tricoter jusqu’à temps que vous obteniez une écharpe digne d’une duchesse.
Crédit : Sara Venegas

Crédit : Sara Venegas

 

 

 

 

Voici l’évolution de l’écharpe, le temps de faire Québec-Toronto-Madrid-Granada-Jerez-Madrid-Toronto-Québec :

Ça m’a donné la chance de passer du bon temps avec Sophie, ainsi que d’apprendre à faire quelque chose pour le plaisir! Et le crochet, c’est génial pour les temps morts pendant un voyage, dans une salle d’attente ou pour des soirées tranquilles avec un peu de musique.

Merci, Sophie!

P.-S. – Si vous voulez que votre adresse soit retirée de la liste de distribution de sacs, communiquez avec le 311.

Crédit : Sara Venegas

Crédit : Sophie Martienau

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En as-tu vraiment besoin? (1re partie)

Le titre de ce livre écrit par Pierre-Yves McSween m’est venu en tête juste après avoir lu sur une activité programmée dans le cadre du Carnaval. Payer pour aller magasiner, payer deux fois. Ou comment le marché façonne nos goûts, notre identité à son profit. « Parce qu’un(e) vrai(e) fille/gars (n’)aime (pas) ça. »

Parce que c’est ça, une fille? Magasiner en gang pour le plaisir de magasiner, d’avoir? Penser à son apparence? De la belle sororité, quoi. On s’organise pour aller consommer davantage des produits dont sûrement nous n’avons pas besoin. Des produits faits dans la plupart des cas par des femmes dans des conditions de misère, mais tsé, c’est des pauvres que l’on ne voit pas, que l’on ne connaît pas non plus. Ce n’est pas ma faute si elles sont nées à la mauvaise place. Et cela, sans parler de la pollution liée à l’industrie de la mode.

Depuis mon adolescence, les clichés sur les goûts des filles me font grincer les dents. « Tu n’aimes pas ça? Mais comment ça? tu es une fille! », « Tu aimes ça? Mais es-tu vraiment une fille? » Comme si c’était moi le problème. Mon identité remise en question à cause de mes goûts.

J’avoue que je ne m’habille pas avec des peaux de bananes. Dans mon armoire, il y a des vêtements, comme dans les vôtres. Mais comment faire face à toute cette machine de publicité qui nous encourage à acheter-porter-jeter-acheter?

Il y a des choix accessibles comme les friperies, des événements comme la grande Donnerie de l’Accorderie, autant pour donner que pour prendre. Dans le cadre du Festival Zéro Déchet j’ai trouvé  cette intéressante initiative : la carte SWAP, « une nouvelle façon de magasiner basée sur les principes de troc et d’économie circulaire. La carte Swap vous permet d’échanger deux de vos vêtements contre deux vêtements de notre friperie par mois ». Des intéressées à partir une initiative pareille à Québec?

Crédit photo : La Gaillarde

Crédit photo : La Gaillarde

Sinon, vous pouvez toujours organiser un événement « Troc de vêtements – 5 à 7 » avec des connaissances et ainsi vous débarrasser des choses qui feront plaisir à quelqu’un d’autre, en même temps que vous prenez des « nouveaux » morceaux. C’est une autre façon de se rencontrer et d’échanger sans l’entremise de l’argent (et nous restons des « vraies filles », promis).

Envie d’en savoir un peu plus? Le documentaire « The True Cost » nous parle de la réalité qui se cache derrière l’industrie du vêtement que nous encourageons tous un peu malgré nous. (Merci à Univert Laval de l’avoir diffusé.)

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30 min de plus

– Tu viendras me voir, et là, tu vas comprendre. Pour les quelques mois qui me restent à Québec, je veux vivre la ville, m’avait répondu Chloé.

Je ne comprenais pas grand-chose. Au lieu de rester sur le campus et pouvoir dormir une demi-heure de plus, mon amie préférait déménager hors campus et se taper une demi-heure de bus chaque jour. Limoi… quoi? ¿Cómo?

Bon, d’accord, invitation acceptée. Et… oui! Un appart et un quartier tellement plus accueillants que les chambres de 9 m² sur le campus. Et oui! De la bonne pizza, faite au four napolitain de la boulangerie du coin. Et oui! Des gens dans les rues et des rues qui invitent à se distraire. Mmm, je commence à mieux comprendre la p’tite Française. Elle n’avait pas tort.

Mais ces 30 minutes de plus au lit…

– Si tu déménages en ville, tu vas voir, quel changement pour le mieux! C’est plus ton style, tu vas plus profiter, m’avait dit Catherine. Elle qui, comme moi, avait passé du beau temps à Grenade. Grenade, Québec, comme le jour et la nuit. Au moins c’était l’impression que j’avais depuis mon sous-sol, rue de la Loire.

Mais ces 30 minutes de plus au lit…

Ce n’est pas de la pensée magique, ça? Qu’est-ce que ça va changer si je déménage? Ah, bon? Une chambre sur Saint-Olivier vient de se libérer? Allons-y voir, juste pour voir. De toute façon, je ne sais pas pour combien de temps je vais rester « icitte ». Ça dépendait de Stephen H. et de son ministère de l’Immigration. C’était au printemps 2014.

Tranquillement je me rapprochais à l’ancienne Hedleyville. Plus je le fréquentais, plus ces 30 minutes au lit me paraissaient moins importantes. Après un bout dans Saint-Jean-Baptiste (salut le 351!), l’opportunité d’habiter à Limoilou s’est présentée. J’ai dit oui! Je me suis laissée charmer par cette ville dans la ville, pour ce quartier à échelle humaine. Ce même coin où, oui, des fois, ça ne sent pas super bon. D’autres fois il se réveille du mauvais pied, et ça ne lui tente pas d’être « smatte ». C’est un peu comme nous, n’est-ce pas?

Limoilou

Crédit : Sara Venegas

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