Contactez-nous instagram twitter facebook courriel
La revengeance des duchesses

Gens de Limoilou : Mélanie Beaulieu, l’héroïne féline

Ce blogue est le reflet d’habitants de Limoilou rencontrés par hasard ou par personne interposée. Une seule question leur est posée : « Raconte-moi une histoire ». Ainsi, je me laisse transporter par le récit de vie qu’ils veulent bien m’offrir. L’histoire dont ils me font don est transposée par écrit, dans leurs mots. Dans l’esprit du projet Humans of New York, voici « Gens de Limoilou ».

Les hommes se distinguent par ce qu’ils montrent et se ressemblent par ce qu’ils cachent.
– Paul Valéry

Joëlle : Raconte-moi une histoire.

Mélanie : C’est l’histoire d’un chaton qui a été brûlé par un fil de 240 V. C’est l’une des plus grosses histoires d’abandon illégal qu’on a eue ici. Ça s’est passé à l’ouverture de la clinique. C’est même allé en cour. En amenant son animal ici, le propriétaire avait signé un contrat qui stipulait que notre équipe devait tout faire pour le sauver. Le chat est resté quasiment deux mois pour recevoir les traitements. On l’a remis sur pied. Il a fait trois arrêts cardiorespiratoires pis avait un os fracturé. Finalement, la personne n’est jamais venue le chercher. Fait qu’on a entamé les démarches pour pouvoir le garder, puis le mettre en adoption. J’ai décidé de l’amener chez nous après avoir eu l’autorisation des huissiers. Je l’ai adopté. Le chat s’appelle Rupert. Maintenant, il est éclopé de la vie. Il est brûlé. La majorité de ses dents sont déformées. Mais sinon il va bien. Il a trois ans maintenant. C’est une de nos plus belles histoires, mais aussi une des plus tristes. Depuis ce temps, on a une clause sur nos contrats qui indique que le propriétaire doit reprendre possession de l’animal après les soins. C’est relié à cette histoire-là.

Avec les chatons, il faut faire attention aux fils électriques. Il faut être consciencieux. Quand on adopte un animal, c’est pour la vie! On utilise cet événement pour sensibiliser les gens. Souvent, il y a des animaux frappés qui arrivent ici en urgence. On nous croit pas souvent quand on dit qu’il y a beaucoup de gens qui abandonnent leur animal pour un rien. Ben oui ça arrive ici à Limoilou. Je suis anciennement inspectrice pour la Ville. C’est un fléau. Beaucoup ne font pas attention à ça et laissent les chats aller dehors. Ils se reproduisent. Les propriétaires ne veulent pas payer pour la stérilisation. Peut-être parce qu’on est dans un coin plus défavorisé. Je ne sais pas. C’est pour ça qu’à la clinique, on essaie d’avoir des prix plus abordables. On essaie de promouvoir le plus possible la stérilisation. De sensibiliser les gens. À l’accueil, on a une pancarte qui explique la stérilisation, comment ça fonctionne quand deux chats se multiplient. On est au cœur du quartier et on essaie de faire ce qu’il faut!

– Mélanie Beaulieu, chef technicienne en santé animale, Clinique vétérinaire Vieux-Limoilou

Suivre la clinique sur Facebook ici

Merci à nos partenaires