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La revengeance des duchesses

Je ne m’excuse plus

Je ne m’excuse plus, c’est terminé.

Je ne m’excuse plus d’être une femme, d’être couettée, cernée, poquée. D’avoir les épaules carrées et des gros seins. D’avoir des bourrelets quand je m’assois et les cuisses qui gigotent quand je cours. D’avoir de grands pieds et d’être fière de la forme de mon cul.

Je ne m’excuse plus d’aimer la couleur rose, de vouloir des enfants, de subir mon syndrome prémenstruel à peu près régulièrement et d’utiliser une coupe menstruelle. D’utiliser le mot menstruations. D’adorer danser et faire l’amour. De me maquiller quand ça me chante.

Je ne m’excuse plus d’être féministe, de croire en l’égalité sur absolument tous les plans et de grincer des dents face aux rayons filles-garçons des magasins de jouets. D’être excellente cuisinière mais piètre artiste. De toujours parler de la même chose.

Je ne m’excuse plus d’aller au gym, d’être fanatique de soulever des poids, de me surpasser. De ne pas répondre à mes textos immédiatement, d’arriver trop à l’avance, de préférer écouter plutôt que parler. De prendre l’autobus. D’être incapable de faire survivre une succulente chez moi. D’habiter loin.

Je ne m’excuse plus d’être perdue dans mes pensées, de dire non, de dire la vérité. D’écouter de la musique pop et de ne pas manger de viande.  D’être Juste Jo.

Je remplace les excuses par des remerciements; l’amerture, par de l’amour.

Neufchâtel, je sais que tu t’en crisses, mais je ne m’excuse plus d’aimer.

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