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La revengeance des duchesses

Je suis basse-villaine

Photo : Myriam, duchesse de Saint-Sauveur

Si j’ai choisi de me présenter en tant que duchesse, c’est parce que Saint-Sauveur est au cœur de mon identité. Moi, la rescapée de la banlieue bourgeoise, j’ai choisi la basse-ville afin d’avoir un mode de vie complètement différent de celui dans lequel j’ai grandi.

J’aspirais à plus de simplicité, d’authenticité et de liberté. Dans les rues et les gens de Saint-Sauveur, j’ai trouvé l’espace pour explorer mon côté rebelle et artiste. Dans ce quartier populaire, il y a une place pour l’originalité, la diversité et la résilience.

Vivre ici, ça a du sens pour moi.
                        

Photo : Myriam, duchesse de Saint-Sauveur

Saint-Sauveur est un milieu de vie stimulant, riche en découvertes et en émotions. J’aime découvrir et explorer ce milieu de vie complexe, plein de paradoxes et de potentiel.

Je me sens bien quand je peux me perdre dans les rues de mon quartier et prendre le temps de m’émerveiller au contact de son architecture et son patrimoine bâti si particulier.

Je suis à la recherche de l’esprit du lieu qui se cache dans les espaces du quotidien. Mon regard curieux scrute le paysage et s’arrête sur toutes sortes de détails dans le décor de la rue. Il y a des indices de notre culture, des marques d’histoire et de notre patrimoine dans cet environnement qui nous entoure.

Enfance et appartenance

Ark, ark, ark… Photo : Myriam, duchesse de Saint-Sauveur

J’ai grandi dans les Méandres, une banlieue aisée, confortable et ennuyante, dont le seul avantage concurrentiel semble être d’être proche des autoroutes, des immeubles à bureau du boulevard Lebourgneuf et des Galeries de la Capitale (ark, ark, ark!)

Pour faire une histoire courte, c’est le genre d’endroit dont la construction et la croissance ont nécessité que l’on vide les lieux de leur histoire et que soit dévorée la nature pour accommoder le « progrès ».

C’est l’aliénation et la déconnexion. L’angoisse urbanistique.

Il fallait que je sorte de ma zone de confort pour me réinventer. Pour une fille d’une bonne famille, il n’y avait pas mieux que le quartier Saint-Sauveur pour accueillir mon âme sensible, en manque de communauté, de proximité et de liberté.

Une expérience sensorielle unique en son genre

J’aime comment la lumière se faufile à travers les bâtiments. Photo : Myriam, duchesse de Saint-Sauveur

Je ne sais pas trop pourquoi, mais la proximité avec le patrimoine religieux m’enchante.

De ma chambre, j’admire le clocher de l’église Sainte-Angèle-de-Saint-Malo et les couchers de soleil. Les dimanches matins, le carillon résonne pour annoncer la messe. Le son des cloches m’invite à commencer ma journée.

Un peu plus bas, sur Saint-Vallier, c’est le bruit du passage des calèches qui m’enchante. De l’autre bord de la rivière Saint-Charles, je peux entendre la sirène du train au loin. Les soirs d’été, on entend en écho la voix de l’annonceur des Capitales au Stade Canac.

C’est un environnement urbain qui nous en met plein les yeux et les oreilles. Une expérience sensorielle unique en son genre.

Progressivement, je pense que c’est cette connexion avec le patrimoine, l’ambiance chaleureuse du quartier Saint-Sauveur et toutes ces rencontres avec des personnes formidables qui m’ont permis de trouver ma place ici.

Mon quartier m’inspire, il me donne envie de créer, de m’impliquer et de m’affirmer. Je revendique maintenant mon identité de basse-villaine avec fierté.

J’aime ma ville et je l’aime mon petit bout de patelin. J’ai hâte de vous le faire découvrir à ma façon. Surtout, j’espère que mes publications viendront susciter des réflexions sur les problèmes de notre ville et comment on peut l’améliorer.

C’est un grand privilège d’être votre duchesse et de pouvoir partager mes histoires, mes expériences ainsi que mes coups de cœur et mes analyses excentriques.

Chaleur d’été. Photo : Myriam, duchesse de Saint-Sauveur

Post-scriptum

L’autre soir, sur Facebook, je suis tombée sur une publication d’une compagnie de développement immobilier qui faisait la promotion d’un tout nouveau projet à Donnacona. Drôle de coïncidence : c’est la même entreprise qui a bâti une bonne partie du quartier où j’ai grandi… sur la rue Beaubois.

Allez voir le lien, je vous invite à commenter leur publication de manière aussi impertinente que moi.

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