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Archives du mot-clé Aeroport

Et vive la reine de la Revengeance 2018!

Ce vendredi 16 février, à La Korrigane, avait lieu le couronnement de la Revengeance des duchesses 2018. Soirée riche en émotions, le couronnement est l’occasion pour les duchesses de faire le bilan de leur parcours.

Moment émouvant : chacune a rendu hommage à l’une de ses consœurs, tantôt en chanson, tantôt en poésie, tantôt en… rapport de mission!

Le traditionnel tirage a fait place, cette fois, à un bingo, auquel le public était invité à participer. Le jeu a permis d’amasser une somme de 110 $, la moitié remise au gagnant du bingo et l’autre, à Deuil-Jeunesse, l’organisme choisi par la reine…

ANOUCHKA!

Les duchesses 2018 et leur reine Anouchka. Crédit : Mickaël Bergeron

Les duchesses 2018 et leur reine, Anouchka. Crédit : Mickaël Bergeron

La duchesse de l’Aéroport, dont le sens du punch et l’humour sarcastique ont conquis des hordes de lecteurs, a ainsi été couronnée reine de la Revengeance 2018 après avoir vu son nom pigé sept fois.

Chatouillant le destin, le joaillier Aaron Bass s’était justement inspiré des cathédrales russes pour le design de la couronne.

Bon règne, chère Anouchka!


Pour faire un don à Deuil-Jeunesse, c’est par ici.

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DUCHESSE-TOÉ! Compilation

Votre duchesse de Limoilou avait demandé aux autres duchesses de la Revengeance de choisir une chanson à laquelle elles s’identifient. Voici le résultat, que vous avez déjà entendu à la soirée du lancement.

Laissez-vous aller, ne nous regardez pas comme ça. Vous aussi, vous avez vos plaisirs coupables!

Duchesse-toé!

Sara La Récup, duchesse de Limoilou 2018


1) 0:00 Joe Dassin : Dans les yeux d’Émilie (ÉMILIE III, duchesse du Vieux-Québec)

2) 3:37 Lisa Leblanc : Chanson d’une rouspéteuse (JULIE ANN, duchesse de Saint-Roch)

3) 5:52 Joseph Edgar : Espionne russe (ANOUCHKA, duchesse de l’Aéroport)

4) 9:19 Safia Nolin : Igloo (SARA, duchesse de Limoilou)

5) 13:42 Les Colocs : Belzébuth (JOANNIE, duchesse de Neufchâtel)

6) 22:59 Félix Leclerc : Le p’tit bonheur (KAROLINE, duchesse de Maizerets)

7) 25:36 David Bisbal, Wisin et Yandel : Torre de Babel (MARIANA, duchesse de Charlesbourg)

8) 29:48 Mika : Elle me dit (MARJOLAINE, duchesse de l’île d’Orléans)

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Héros de guerre

Québec, le 14 février de l’année en cours

Cher journal,

Aujourd’hui est un jour triste pour moi. Mes yeux sont couleur nostalgie et mon cœur est jour de pluie. Je pense à mon homme. Celui que j’ai perdu à la guerre. La guerre des hépatocarcinomes. Ce soir la vague m’emporte et le ressac me laisse des souvenirs noirs et blancs.

Chaque bombe qu’il a reçue me retraverse le corps encore, jour après jour. On cherche des armes nucléaires aux quatre coins du monde, pensant que ce sera ce qui causera la fin de l’humanité, alors que notre fin se joue en microscopie entre le foie et le pancréas. Entre deux chimios. Nos soldats meurent de leur propre corps. Et femmes et enfants les voient s’émacier, impuissants. Les champs de bataille résonnent de respirateurs et de solutés.

Il était grand, fort et ses bras nous protégeaient des petites apocalypses. Puis la guerre l’a rendu vieux soudainement. Il est devenu chancelant et ses bras n’ont pu nous protéger de l’apocalypse… la vraie…

Il est mort au combat un jour d’août. Pendant que dans le film de sa vie son corps s’écroulait au ralenti, les genoux cognant le sol, moi j’ai cessé d’entendre le son de sa respiration. Pendant que son casque de soldat se fracassait par terre, son cœur battait une dernière fois, dernier adieu à ceux qu’il aimait.

Depuis, j’erre.

Je sais que demain sera un autre jour et que les couleurs reviendront, mais j’aime pouvoir porter mon coquelicot quelques soirs et pouvoir dire « je me souviens ».

A.

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La duchesse paresseuse

Québec, le 13 février de l’année en cours

Cher journal,

Entre les missions, l’organisation et mes apprenties, mon duchessariat souffre. J’observe discrètement mes congénères se démener pour divertir, renseigner, éduquer et faire leur part pour leur duché et, moi, je vois la paperasse se grattecieler et comme la neige a neigé, ma pelle me narguer et je me dis bahhhh…

Gens de l’Aéroport, vous avez la duchesse paresseuse!

J’ai pourtant plein d’idées. Dans un grand mea culpa fracassant, voici mes « j’aurais pu » :

J’aurais parcouru le dédale bureaucratique de la Ville de Québec pour savoir qui c’est qui a choisi ce découpage pour notre quartier. On est comme le restant de pâte de la tarte. Le contour de quelque chose de pas très défini. On est un résiduel auquel ils ont donné un nom et il y a sûrement un responsable quelque part. J’étais curieuse de mettre un visage. J’aurais pu.

J’aurais pu faire un article très engagé et vert sur la qualité de l’air qui est, semble-t-il, plus que douteuse dans Champigny. J’aurais sorti des chiffres, pris des photos de la sonde à l’école Primevères. Je me serais fait des alliés. Ça aurait été utile. Ça aussi, j’aurais pu.

J’aurais aussi fait un montage vidéo sur une toune de la bande annonce de Fifty Shades of Grey avec des images des motels de Wilfrid-Hamel. Ça, j’aurais dû…

Fifty Shades of linoléum

ou

La chambre rouge et le lit vibrant

(J’ai parké mon hélicoptère dans cour je vais prendre deux heures.)

J’aurais recensé les chats errants du quartier (parce qu’il y en a une barge!) et je leur aurais inventé une histoire, des noms et des scandales. À la fin, tout le monde les aurait adoptés et on aurait fini ça dans le bonheur avec de la danse, une envolée de ballons et Marie-Ève Janvier qui chante sa joie d’être heureuse mais bon… y faisait frett.

On dit que c’est l’intention qui compte…

Mes co-duchesses, je vous lève mon casque de poil bien bas…

Cheers!

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À demain, si Dieu le veut…

A.

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Mission de la Revengeance, jour 11

Québec, le 11 février de l’année en cours

Cher journal,

Dans mon camp d’entraînement intensif d’espionne, entre le cours de suspension au chandelier et celui sur le charme empoisonné, nous apprenions à faire de l’observation. Notre regard doit être aiguisé et nous devons savoir regarder. À notre niveau, cela relève de l’art. Une des façons de faire est de chercher « l’anormal présent et le normal absent ».

Les années d’expérience derrière la cravate (ou le décolleté, c’est selon) me gardent en alerte, même lors de mes marches santé.

Alors que je louvoyais entre les coins ombragés (bon, OK, certains diront plutôt que je gambadais, mais bon, je devais me trouver une méthode pour passer inaperçue!) – alors, donc, que je louvoyais, mon regard de lynx s’est posé sur ceci :

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Crédit : Anouchka

 

Une bûche.

Dans les fils électriques.

Peut-être que le regard de lynx n’était pas nécessaire. Un regard embrumé de lendemain de veille aurait probablement aussi fait la job. Mais le résultat est le même. Il y a une bûche encastrée au beau milieu d’un pas plus discret fil électrique.

D’où vient cette bûche? Quel est le message qu’on cherche à transmettre?

Au départ, j’ai pensé aux gangs de rue. On sait qu’ils positionnent des chaussures sur les fils électriques pour marquer leur territoire. On en trouve un peu partout en ville, comme dans plusieurs villes du monde. L’Aéroport étant un secteur international (on couvre quand même la zone internationale de l’aéroport avec un petit a; je pourrais même représenter Bora Bora si j’y mettais un peu d’énergie), on en a quelques-unes qui ont déjà traîné sur les fils dans le secteur.

Mais une bûche?

A-t-on un gang de dangereux criminels arborant la chemise carreautée et la barbe, et se battant à la bucksaw? La gang des bûcherons revendiquant le droit de coupe contre les émondeurs urbains.

Dans l’Aéroport, ça se pourrait. On a un petit côté marginal. Du moins, c’est ce que me disait la madame qui a étêté ses érables pour n’en garder que le tronc et y accrocher avec des clous ses fleurs suspendues l’été venu.

Faut dire qu’on aime décorer, dans l’Aéroport. Sauf que, des fois, on aime aussi beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup décorer. On a eu un sapin de Noël plein de toutous, et les sept nains qui devaient plutôt être rendus 10-12 qui faisaient le trottoir, et même la plate-bande d’une maison disons… festive. Même les Floralies s’y mettent parfois en projetant un écran géant de chorale d’enfants qui s’époumonent sur leur devanture, le son dans le tapis.

Mais une bûche?

Peut-être que je cherche trop loin. Peut-être que ce n’est pas une bûche non plus. C’est peut-être un bébé poteau électrique qui grandit entre ses parents qui s’aimaient trop? Je passerai prendre un photo de famille pour mes archives.

À demain, si Dieu le veut…

A.

P.-S. Pour lire mon texte qui expliquait ce qu’est le quartier de l’Aéroport c’est ici.

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Conseils d’espionne (numéro de lancement)

À la demande générale – bon, OK, peut-être juste à la demande de Mickaël (ou Karine? Je les mêle toujours, ces deux-là…) – voici le texte de mon numéro de lancement.

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Crédit photo : Daniel Tremblay

Présentation :
La prochaine duchesse a été recrutée depuis sa plus tendre enfance pour suivre une exigeante formation à la solde de l’Organisation. Elle fabrique des bombes fumigènes et décrypte les petits mots des contrats pendant que de la main gauche elle conduit un yacht qui fuit une armée mongole. On l’a surprise suspendue au plafond d’un hôtel de Dubaï et elle a pris la fuite en deltaplane. Elle a infiltré la Revengeance et brigue maintenant la couronne, la duchesse de l’Aéroport : Anouchka!

Mesdames les Duchesses, mon message s’adresse à vous. Vous qui accédez maintenant à la notoriété et à la monarchie, laissez-moi vous faire part de mon expérience. Vous croyez probablement que les hommes de la haute société sont plus civilisés. Oh que non!

Mesdames, en ces temps d’inconduites sexuelles, vous vous devez d’être fière, forte et autonome. Voici donc quelques conseils d’auto-défense version Revengeance.

Si vous vous retrouvez coincée dans un endroit restreint avec un individu aux mains longues et aux dents pointues, criez!

Vous pouvez opter pour le cri strident habituel, mais je vous dirais que tant qu’à y aller, profitez de la tribune :

À bas le capitalisme sauvage!

Fuck Trump!

Je préfère le beurre!

Une femme qui s’affirme, généralement, ça fait fuir!

Si l’importun ose y aller d’une main aux fesses, Mesdames, ne vous gênez pas, pétez!

L’homme de ce genre a tendance à croire que la femme n’est que douceur et fleurs. Un fumet bien odoriférant lui fera ramener ses doigts sur sa cravate à pois.

Un jour que je revenais de mission entre Québec et Montréal sur le top d’un truck, un individu a profité de mon étourdissement pour tâter la rondeur de mon arrière-train.

Encore aujourd’hui juste ma vision lui donne un haut-le-cœur en souvenir de mon odeur.

Les hommes aiment bien aussi discuter de leurs engins de guerre. Alors que j’étais avec Berlusconi et qu’il me disait de long en large combien il en avait une longue et large, je lui coupai sec l’élan en lui faisant un résumé de ma capacité à faire une vasectomie avec mes dents et deux bouts de ficelle. Ça lui a passé.

D’ailleurs à ce sujet, plusieurs me demandent si j’ai eu des contacts avec Trump. Lorsque l’organisation s’est posé la question sur cette mission, elle a préféré envoyer ma collègue Melania. Elle a plus d’un tour dans ses rallonges.

Il se peut que le danger se pointe dans un lieu isolé où crier serait inutile. En 1998, alors que je traversais un terrain vague, trois ninjas en état d’ébriété ont surgi de nulle part.

Est-ce que j’ai eu peur? Pfff!

Je leur ai mis de la poudre aux yeux.

– Anouchka au groupe K : les gars, ne tirez pas tout de suite, ça fait longtemps que je ne me suis pas battue!

Ils ont feint être appelés par leur mère et ont tourné les talons.

Peu importe de quelle façon la situation se présente, que vous soyez accrochée sous un quai ou marchiez à Place Laurier, l’important est de vous faire entendre, avec aplomb, avec panache!

Et n’oubliez pas… À toute offense, il y aura Revengeance!

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Mission de la Revengeance, jour 1

Québec, Quartier de l’Aéroport, le 1er février de l’année en cours

Anouchka

Anouchka

Cher journal,

Voilà quelques années déjà que je me suis infiltrée dans le quartier de l’Aéroport, toujours à l’insu des compatriotes. Chaque jour, je fais ma tournée et j’en apprends davantage. Au sud de chez moi, il y a un coin de rue où se rencontrent Jean-Gauvin et Jules-Verne. Mes observations m’ont menée à constater que, plus loin, ils iront rejoindre Legendre. C’est pourtant loin d’être deux mille lieues sous les mers. Ils ont probablement trop d’ambitions.

Pendant leur rencontre, moi, je suis au rouge. J’aimerais mieux le boire, mais non, je l’attends. Ce rouge, je l’attends tous les jours.

Heureusement, celui-ci n’est qu’un petit stop dans ma quête. Le vrai rouge, c’est avec Charles-Albanel que ça se passe. Il se tient toujours près de l’Hétrière, très prévisible. Évidemment, c’est un obstacle chaque fois que je vais rencontrer Paillard. Paillard, tu te souviens, ce Français toujours prêt à échanger sa baguette et ses miches contre quelques dollars. Je sais qu’il sévit ailleurs dans la ville, mais ici, dans Champigny, il œuvre surtout auprès des petites mères, prêtes à tout pour donner le meilleur à leurs rejetons.

Non loin de là, à quelques enjambées, à 9 h plus au nord, il y a Jean Coutu. Lui, c’est les narcotiques. Une figure importante dans le domaine. Il est tout près du Subway, il a pensé à tout.

Intersection

Crédit : Anouchka

Ma mission d’aujourd’hui m’amenait à me concentrer sur Jules-Verne. Je l’ai donc suivi. Je me suis servie des Floralies pour rester à l’ombre, incognito, et le parc Kiwanis m’a offert un endroit pour reprendre mon souffle. Sur le chemin, j’y ai croisé quelques figures importantes, mais je n’ai pu m’y attarder. Je déteste manquer de telles occasions. Au final de cette filature, il s’est rendu chez un certain Archibald rencontrer Duplessis, le gars de l’autre fois. Ils brassaient quelque chose, ça se sentait…

Je n’ai pas pu savoir de quoi il en retournait. J’y reviendrai, assurément.

Pour tout de suite, je prends la route de l’aéroport, le temps me presse. Prochain défi : infiltrer la Revengeance…

À demain, si Dieu le veut.

A.

Aéroport

Crédit : Anouchka

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