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Archives du mot-clé Anouchka

Et vive la reine de la Revengeance 2018!

Ce vendredi 16 février, à La Korrigane, avait lieu le couronnement de la Revengeance des duchesses 2018. Soirée riche en émotions, le couronnement est l’occasion pour les duchesses de faire le bilan de leur parcours.

Moment émouvant : chacune a rendu hommage à l’une de ses consœurs, tantôt en chanson, tantôt en poésie, tantôt en… rapport de mission!

Le traditionnel tirage a fait place, cette fois, à un bingo, auquel le public était invité à participer. Le jeu a permis d’amasser une somme de 110 $, la moitié remise au gagnant du bingo et l’autre, à Deuil-Jeunesse, l’organisme choisi par la reine…

ANOUCHKA!

Les duchesses 2018 et leur reine Anouchka. Crédit : Mickaël Bergeron

Les duchesses 2018 et leur reine, Anouchka. Crédit : Mickaël Bergeron

La duchesse de l’Aéroport, dont le sens du punch et l’humour sarcastique ont conquis des hordes de lecteurs, a ainsi été couronnée reine de la Revengeance 2018 après avoir vu son nom pigé sept fois.

Chatouillant le destin, le joaillier Aaron Bass s’était justement inspiré des cathédrales russes pour le design de la couronne.

Bon règne, chère Anouchka!


Pour faire un don à Deuil-Jeunesse, c’est par ici.

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Héros de guerre

Québec, le 14 février de l’année en cours

Cher journal,

Aujourd’hui est un jour triste pour moi. Mes yeux sont couleur nostalgie et mon cœur est jour de pluie. Je pense à mon homme. Celui que j’ai perdu à la guerre. La guerre des hépatocarcinomes. Ce soir la vague m’emporte et le ressac me laisse des souvenirs noirs et blancs.

Chaque bombe qu’il a reçue me retraverse le corps encore, jour après jour. On cherche des armes nucléaires aux quatre coins du monde, pensant que ce sera ce qui causera la fin de l’humanité, alors que notre fin se joue en microscopie entre le foie et le pancréas. Entre deux chimios. Nos soldats meurent de leur propre corps. Et femmes et enfants les voient s’émacier, impuissants. Les champs de bataille résonnent de respirateurs et de solutés.

Il était grand, fort et ses bras nous protégeaient des petites apocalypses. Puis la guerre l’a rendu vieux soudainement. Il est devenu chancelant et ses bras n’ont pu nous protéger de l’apocalypse… la vraie…

Il est mort au combat un jour d’août. Pendant que dans le film de sa vie son corps s’écroulait au ralenti, les genoux cognant le sol, moi j’ai cessé d’entendre le son de sa respiration. Pendant que son casque de soldat se fracassait par terre, son cœur battait une dernière fois, dernier adieu à ceux qu’il aimait.

Depuis, j’erre.

Je sais que demain sera un autre jour et que les couleurs reviendront, mais j’aime pouvoir porter mon coquelicot quelques soirs et pouvoir dire « je me souviens ».

A.

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La duchesse paresseuse

Québec, le 13 février de l’année en cours

Cher journal,

Entre les missions, l’organisation et mes apprenties, mon duchessariat souffre. J’observe discrètement mes congénères se démener pour divertir, renseigner, éduquer et faire leur part pour leur duché et, moi, je vois la paperasse se grattecieler et comme la neige a neigé, ma pelle me narguer et je me dis bahhhh…

Gens de l’Aéroport, vous avez la duchesse paresseuse!

J’ai pourtant plein d’idées. Dans un grand mea culpa fracassant, voici mes « j’aurais pu » :

J’aurais parcouru le dédale bureaucratique de la Ville de Québec pour savoir qui c’est qui a choisi ce découpage pour notre quartier. On est comme le restant de pâte de la tarte. Le contour de quelque chose de pas très défini. On est un résiduel auquel ils ont donné un nom et il y a sûrement un responsable quelque part. J’étais curieuse de mettre un visage. J’aurais pu.

J’aurais pu faire un article très engagé et vert sur la qualité de l’air qui est, semble-t-il, plus que douteuse dans Champigny. J’aurais sorti des chiffres, pris des photos de la sonde à l’école Primevères. Je me serais fait des alliés. Ça aurait été utile. Ça aussi, j’aurais pu.

J’aurais aussi fait un montage vidéo sur une toune de la bande annonce de Fifty Shades of Grey avec des images des motels de Wilfrid-Hamel. Ça, j’aurais dû…

Fifty Shades of linoléum

ou

La chambre rouge et le lit vibrant

(J’ai parké mon hélicoptère dans cour je vais prendre deux heures.)

J’aurais recensé les chats errants du quartier (parce qu’il y en a une barge!) et je leur aurais inventé une histoire, des noms et des scandales. À la fin, tout le monde les aurait adoptés et on aurait fini ça dans le bonheur avec de la danse, une envolée de ballons et Marie-Ève Janvier qui chante sa joie d’être heureuse mais bon… y faisait frett.

On dit que c’est l’intention qui compte…

Mes co-duchesses, je vous lève mon casque de poil bien bas…

Cheers!

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À demain, si Dieu le veut…

A.

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Mission de la Revengeance, jour 7

Québec, Quartier de l’Aéroport, le 7 février de l’année en cours

Cher journal,

Pour bien connaître son duché, il faut passer par le clocher, car comme dit le proverbe : « Pour bien connaître son duché, on doit passer par son clocher ». Or l’Aéroport n’a pas de clocher. Il a bien quelques clochers, mais ce ne sont pas THE clocher.

Je me suis mise en quête de ce qui pourrait faire figure de clocher dans mon duché. Levant les yeux vers le ciel, l’étoile de Bethléem scintillait au bout de la tour du mont Bélair. Pas de chance, je n’ai pas trouvé de potins de perron au pied de la tour.

Crédit : Anouchka

Crédit : Anouchka

Par contre, j’y avais une belle vue de la tour de contrôle de l’aéroport. Reste à savoir si c’est la tour de contrôle de l’Aéroport avec un grand A.

Il y a bien des gens. Une shitload de gens. Mais aucun, ou presque, du duché.

La réponse ne se trouvera pas en hauteur.

J’ai marché, couru, crié, j’ai arrêté des passants, des commerçants.

Aucune trace de clocher.

Alors, je me suis mise à rêver.

Qu’est-ce qui pourrait bien rassembler les gens au même endroit? Qui leur donnerait un but commun, une mission?

Alors, j’ai marché, cogité, écouté. Après avoir sondé les gens, voici quelques exigences qu’ils souhaitent voir pour leur lieu de culte.

Un endroit où l’on y retrouve :

Idéologie, pour un projet vaste
Kaléidoscope représentant la différence et la variété
Effervescence
Accueil inconditionnel

On m’a même montré quelques terrains potentiels près de l’autoroute. Question de laisser les voies impénétrables circuler…

J’ai peut-être un projet.

À demain, si Dieu le veut.

A.

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Mission de la Revengeance, jour 5

Québec, Quartier de l’Aéroport, le 5 février de l’année en cours

Cher journal,

Je cherchais un point central où faire des observations de mon duché. On m’a chaudement recommandé un endroit : Le Carol. Semble-t-il que c’est un endroit où l’on met son âme à nue. On dit que c’est une femme qui est aux commandes et que les employées savent sortir le meilleur des clients.

J’irai voir demain, si Dieu le veut…

A.

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Mission de la Revengeance, jour 4

Québec, Quartier de l’Aéroport, le 4 février de l’année en cours

Cher journal,

Depuis mon infiltration de la Revengeance, je vois l’ampleur de la tâche. Moi qui croyais que ce serait un duché facile. Je m’étais fourvoyé la duchesse! Récemment, on a retrouvé un corps dans mon duché. Un vrai de vrai. Mort pis toute! Ça change la donne.

https://www.lesoleil.com/actualite/justice-et-faits-divers/corps-retrouve-pres-de-laeroport-lidentite-de-guy-chouinard-confirmee-7ff59b32e69813efb2a26440b917aa86

J’en ai profité pour fouiller dans les annales criminelles du quartier. Ça donne froid dans le dos. J’aurais cru que c’était un secteur sans histoire. Une banlieue de poussettes et de marche santé. Oh, que nenni! L’aéroport baigne dans le monde interlope depuis plusieurs décennies.

Lors de mes recherches, je suis tombée sur ce gars, Gallant. Un tueur à gages devenu délateur. Il a œuvré en secret dans Champigny pendant plusieurs années. Ni vu ni connu. Jusqu’à ce qu’il devienne délateur. C’est là que j’ai découvert le pot aux roses.

Gallant a beaucoup de sang sur les mains. Il a exécuté plusieurs personnes. Il agissait, semble-t-il, pour une certaine organisation qui roule à moto. Pis qui écoute du rock. Pas de casss.

Un jour, il devait cacher un corps. Je ne révélerai pas ici le sombre procédé qu’il a utilisé, mais le colis a abouti dans le container du McDonald’s sur Duplessis.

Lors de ma formation, on m’a appris que l’on devait conserver toutes les preuves alors voici :

Crédit : La mama de Anouchka

Crédit : La mama de Anouchka

Selon les rapports analysés, il avait l’habitude de prendre des repas au restaurant chez Sonia, sur Wilfrid-Hamel. Au vu et au su de tous. Petit quartier tranquille de poussette, oui!

Y’a eu aussi l’autre, Quesnel, il a tué dans le garage d’une maison mobile de la rue des Fougères. Son second meurtre a été fait sur la rue de la Famille, où il aurait semble-t-il stationné son véhicule au Québec Inn…

Crédit : La mama de Anouchka

Crédit : La mama de Anouchka

Je continue mes recherches…

À demain, si Dieu le veut.

A.

 

Sources : Gallant, confessions d’un tueur à gages, Eric Thibault et Félix Séguin, Les éditions du Journal, 2015

Testament d’un tueur des Hells, Pierre Martineau, éditions les Intouchables, 2002

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Conseils d’espionne (numéro de lancement)

À la demande générale – bon, OK, peut-être juste à la demande de Mickaël (ou Karine? Je les mêle toujours, ces deux-là…) – voici le texte de mon numéro de lancement.

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Crédit photo : Daniel Tremblay

Présentation :
La prochaine duchesse a été recrutée depuis sa plus tendre enfance pour suivre une exigeante formation à la solde de l’Organisation. Elle fabrique des bombes fumigènes et décrypte les petits mots des contrats pendant que de la main gauche elle conduit un yacht qui fuit une armée mongole. On l’a surprise suspendue au plafond d’un hôtel de Dubaï et elle a pris la fuite en deltaplane. Elle a infiltré la Revengeance et brigue maintenant la couronne, la duchesse de l’Aéroport : Anouchka!

Mesdames les Duchesses, mon message s’adresse à vous. Vous qui accédez maintenant à la notoriété et à la monarchie, laissez-moi vous faire part de mon expérience. Vous croyez probablement que les hommes de la haute société sont plus civilisés. Oh que non!

Mesdames, en ces temps d’inconduites sexuelles, vous vous devez d’être fière, forte et autonome. Voici donc quelques conseils d’auto-défense version Revengeance.

Si vous vous retrouvez coincée dans un endroit restreint avec un individu aux mains longues et aux dents pointues, criez!

Vous pouvez opter pour le cri strident habituel, mais je vous dirais que tant qu’à y aller, profitez de la tribune :

À bas le capitalisme sauvage!

Fuck Trump!

Je préfère le beurre!

Une femme qui s’affirme, généralement, ça fait fuir!

Si l’importun ose y aller d’une main aux fesses, Mesdames, ne vous gênez pas, pétez!

L’homme de ce genre a tendance à croire que la femme n’est que douceur et fleurs. Un fumet bien odoriférant lui fera ramener ses doigts sur sa cravate à pois.

Un jour que je revenais de mission entre Québec et Montréal sur le top d’un truck, un individu a profité de mon étourdissement pour tâter la rondeur de mon arrière-train.

Encore aujourd’hui juste ma vision lui donne un haut-le-cœur en souvenir de mon odeur.

Les hommes aiment bien aussi discuter de leurs engins de guerre. Alors que j’étais avec Berlusconi et qu’il me disait de long en large combien il en avait une longue et large, je lui coupai sec l’élan en lui faisant un résumé de ma capacité à faire une vasectomie avec mes dents et deux bouts de ficelle. Ça lui a passé.

D’ailleurs à ce sujet, plusieurs me demandent si j’ai eu des contacts avec Trump. Lorsque l’organisation s’est posé la question sur cette mission, elle a préféré envoyer ma collègue Melania. Elle a plus d’un tour dans ses rallonges.

Il se peut que le danger se pointe dans un lieu isolé où crier serait inutile. En 1998, alors que je traversais un terrain vague, trois ninjas en état d’ébriété ont surgi de nulle part.

Est-ce que j’ai eu peur? Pfff!

Je leur ai mis de la poudre aux yeux.

– Anouchka au groupe K : les gars, ne tirez pas tout de suite, ça fait longtemps que je ne me suis pas battue!

Ils ont feint être appelés par leur mère et ont tourné les talons.

Peu importe de quelle façon la situation se présente, que vous soyez accrochée sous un quai ou marchiez à Place Laurier, l’important est de vous faire entendre, avec aplomb, avec panache!

Et n’oubliez pas… À toute offense, il y aura Revengeance!

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Mission de la Revengeance, jour 2

Québec, Quartier de l’Aéroport, le 2 février de l’année en cours

Cher journal,

Ça y est, c’est fait, j’ai infiltré la Revengeance. Ils n’y ont vu que du feu. Mon premier défi n’était pas là où je l’attendais. Être espionne à la solde de l’Organisation est maintenant chose facile pour moi. Depuis, on m’a même assigné deux apprenties. Mais être espionne ET duchesse tout en veillant à la sécurité des padawan relève du tour de force. Porter la tiare et la robe de soirée nuit à l’incognito. On s’attend à ce que je sourie et sois délicate, alors que j’ai plutôt l’habitude de neutraliser la menace. Difficile de lancer des fléchettes avec le reflet du diadème. L’Organisation en demande beaucoup à ses trentenaires.

Crédit : Anouchka

Crédit : Anouchka

Les apprenties voient elles-mêmes l’ampleur de la tâche qui les attend. Elles observent mes moindres faits et gestes dans leur apprentissage. J’ai peur qu’elles se fassent démasquer. Elles ont le regard audacieux et refusent quelques conventions sociales.

Au moins, avec la Revengeance, j’ai finalement compris que je peux kicker la tiare et faire des garrots avec la robe longue. C’est un souci de moins. Je plains celles qui doivent porter jupes et talons à cœur de journée. Ça nuit à la course. Peu importe laquelle. On m’a parlé d’un plafond de verre. Il suffit pourtant de mettre des crampons pour l’escalader. C’est sûr que ça peut gâcher le sourire et le maquillage. Pourquoi, bordel, faut-il toujours sourire?

À demain, si Dieu le veut.

A.

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