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La petite histoire cochonne de Bonhomme Carnaval

Mais quel froid de canard! Février… mois des amours et des plaques de glaces. Quoi de mieux qu’une petite fête, une Revengeance pour mettre un petit ouUUf à notre quotidien? Février est trop froid et si impersonnel. Moment doux où les regards et les envies sont sur le defrost pour laisser libre cours aux pensées légères et aux envies printanières. Laissons-nous nous amuser et trouvons le temps de nous rapprocher et nous réchauffer un peu… Tout ça pour le grand plaisir de nos duchesses adorées.

Trouvez-vous que ça sent le printemps? Parce que moi, j’peux vous dire que si vous ne sentez pas le doux frétillement du printemps, eh bien moi, j’ai juste a écouter mon corps et il me dit que le printemps est pas juste à nos portes, mais qu’il est installé bien confortablement au cœur de notre communauté.

Parce que moi, voyez-vous, au printemps, mon corps se métamorphose. J’vous jure, mes ovaires popent pis mes ovules pétillent. J’ai comme un détecteur de testostérone HD qui se déclenche, bip bip bip… ma bouche se gorge abondamment de salive chaque fois que j’entrevois une barbe, des poils de chest, ou qu’un homme me regarde drette d’in yeux avec ses deux fesses. Sur mon corps y’a d’la condensation de phéromones. Je suis femme! Le printemps me rend tellement femme.

Ah mais que je suis sotte! Je n’ai même pas pris la peine de me présenter. Je suis Ludivine, personnalité inspirée de votre déesse intérieure, Mesdames, et de vos fantasmes précieux, Messieurs. Je collectionne les histoires rocambolesques à vous faire rougir. Je suis celle qui mentionne pour vous des fresques de plaisir.

Île d’Orléans. Initialement, j’avais envie de vous raconter ma dernière épopée à Saint-Pierre où un gentil reporter du Journal Autour de l’Île m’a vivement surprise avec son fils de nouvelles. Quoi de mieux que de passer à l’acte-tualité pour bien comprendre les réalités du moment? Je crois que maintenant je comprends mieux les enjeux pubi…pubi…publiques de cette jolie communauté. C’est important de bien SAISIR l’opinion des gens pour en comprendre les nuances et les variantes. Édit-oral, chronique, grand titre et fait divers. Je peux vous dire que j’y ai vu et revu bien plus que de la petite-peaugraphie… mais bon, je vais arrêter ici mon communiqué de fesse… Euhh… de presse, et passer aux choses sérieuses…

Laissez-moi vous raconter mon histoire de l’autre soir. Cette fois où j’ai moi-même, Ludivine Bellefleur, fait connaissance avec Bonhomme Carnaval.

Je me baladais sur la rue Saint-Jean, gelée, la tête haute à la recherche des étoiles de la nuit. Étant admirative devant ce spectacle lumineux resplendissant, je n’ai pas vu où j’ai mis les pieds. J’ai manqué une plaque de glace et j’ai glissé de tout mon long sur le sol froid et congelé. Tête première sur la glace, j’ai perdu toute notion du temps et de la réalité pendant un bon moment. Quelques heures plus tard, je me suis réveillée dans une chambre aux murs de neige. L’air ambiant y était confortable, des dizaines de bougies éclairaient la pièce et des fourrures sauvages ornaient le sol et le lit.

Bonhomme : Vous vous portez bien, ma petite dame? Je suis Bonhomme Carnaval… je vous ai ramassée sur la glace.

Une voix caverneuse en provenance du fond de la salle. Je ne pouvais pas très bien saisir ses traits puisqu’il était dans l’ombre, à l’abri de la lueur des flammes. L’homme se leva. Une silhouette forte, grande et puissante se dévoila alors devant moi. Il s’avança doucement à la lumière des chandelles.

Bonhomme : Vous avez pris une sacrée débarque! Il faut faire attention dans le Vieux-Québec des fois… c’est glissant, de la neige.

Il était maintenant hors de l’obscurité. Je pouvais alors admirer son regard noir charbon, manifestation du froid polaire au cœur de ses prunelles aussi pure qu’un diamant brut, et des mains… des mains… DES MAINS…. qui ont travaillé la glace et la neige. Des mains qui savent certainement apprécier la chaleur humaine après des heures passées à la froidure des vents de la Haute-Ville. Juste à y penser, un frisson parcourut mon épine dorsale et un léger frimas se dessina sur ma poitrine.

Ludivine : Oui… c’est glissant… Merci de m’avoir ramassée… J’aurais certainement pu y rester et congeler vivante… c’est froid, le… froid.

Bonhomme : Ici, dans la capitale… nous savons prendre soin des visiteurs. Nous connaissons les réalités hivernales (il s’avança d’un pas), le danger boréal (il s’approcha du lit), les bourrasques de la Grande Allée (il s’approcha de moi) et la dureté de la glace de la rivière Saint-Charles

Sur ses lèvres et son visage blanc cassé par le grand air… un léger sourire se dessina… Un vent froid, gorgé de virilité, de musc et de sirop d’érable enivra alors mes pensées encore légèrement frigorifiées.

Il déposa sur ma bouche un tendre baiser à saveur de petit Caribou.

Son regard sombre se plongea alors dans le mien avec la confiance de Régis Labaume. Mes mains en vinrent à dézipper alors doucement mon manteau d’hiver, mais ses mains reprirent rapidement le contrôle avec la fougue du marcheur blanc… Quelques instants plus tard, je me retrouvais nue sur la fourrure du bison d’Amérique du Nord qui habillait le lit.

L’air froid s’avisa de réveiller mes petits sorbets pour le grand plaisir de l’admirateur.

Je me fis alors un devoir de déshabiller cet homme. J’enlevai donc la ceinture. Je peux admirer ses épaules d’homme de ville, sa peau pâle… son dos solide d’Aquilon… Son… ICEBERG! Oui! Une verge aussi spectaculaire que le morceau de glace qui a fait couler le Titanic.

J’étais tremblante, mon bas-ventre un jardin de givre… Il détacha alors un bout de son château de neige. Dans ses mains un morceau de glace. Il me fit signe de m’étendre sur le lit et, avec agilité, il déposa la glace sur ma peau chaude et moite. J’étais bouillonnante. Des rigoles se dessinaient entre mes seins et les courbes de mon corps pour le plus grand plaisir de mon âme. Homme d’aventure, il s’orienta doucement vers ma banquise pour y faire un peu de pêche sur glace. À multiples reprises, son bout d’hiver visitait mon petit flocon, réveillant mes sens et mon avidité. Il ne restait plus que des lacs d’eau tiède sous mes fesses lorsque d’un coup de force il agrippa mes épaules pour me faire rencontrer son Mr. Freeze. Bourrasque de vent, gestes incongrus, audace, froid et froidure… Souffle court, mains congelées sur des peaux exposées aux intempéries de l’hiver et, dans un dernier effort, un blizzard me fit soupirer, donnant le signe du dernier souffle à Bonhomme. Les murs ont fondu, la glace s’est embrouillée et l’air ambiant affichait 15 °C. Nous nous sommes endormis sous la fourrure des animaux sauvages pour recommencer notre audace au petit matin…

J’ai dû quitter le château pour laisser la place aux visiteurs des quatre coins du monde… et aussi parce qu’un véritable verglas s’est abattu sur notre relation lorsque j’ai fini par comprendre que Bonhomme avait plus d’une duchesse à ses pieds… ce n’est pas grave… bien que cette déclaration m’ait laissée de glace… je tiens à continuer ma découverte du froid… Prochaine aventure… pourquoi ne pas aller réellement à la découverte de cette fameuse route des Prêtres?

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