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Mission de la Revengeance, jour 11

Québec, le 11 février de l’année en cours

Cher journal,

Dans mon camp d’entraînement intensif d’espionne, entre le cours de suspension au chandelier et celui sur le charme empoisonné, nous apprenions à faire de l’observation. Notre regard doit être aiguisé et nous devons savoir regarder. À notre niveau, cela relève de l’art. Une des façons de faire est de chercher « l’anormal présent et le normal absent ».

Les années d’expérience derrière la cravate (ou le décolleté, c’est selon) me gardent en alerte, même lors de mes marches santé.

Alors que je louvoyais entre les coins ombragés (bon, OK, certains diront plutôt que je gambadais, mais bon, je devais me trouver une méthode pour passer inaperçue!) – alors, donc, que je louvoyais, mon regard de lynx s’est posé sur ceci :

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Crédit : Anouchka

 

Une bûche.

Dans les fils électriques.

Peut-être que le regard de lynx n’était pas nécessaire. Un regard embrumé de lendemain de veille aurait probablement aussi fait la job. Mais le résultat est le même. Il y a une bûche encastrée au beau milieu d’un pas plus discret fil électrique.

D’où vient cette bûche? Quel est le message qu’on cherche à transmettre?

Au départ, j’ai pensé aux gangs de rue. On sait qu’ils positionnent des chaussures sur les fils électriques pour marquer leur territoire. On en trouve un peu partout en ville, comme dans plusieurs villes du monde. L’Aéroport étant un secteur international (on couvre quand même la zone internationale de l’aéroport avec un petit a; je pourrais même représenter Bora Bora si j’y mettais un peu d’énergie), on en a quelques-unes qui ont déjà traîné sur les fils dans le secteur.

Mais une bûche?

A-t-on un gang de dangereux criminels arborant la chemise carreautée et la barbe, et se battant à la bucksaw? La gang des bûcherons revendiquant le droit de coupe contre les émondeurs urbains.

Dans l’Aéroport, ça se pourrait. On a un petit côté marginal. Du moins, c’est ce que me disait la madame qui a étêté ses érables pour n’en garder que le tronc et y accrocher avec des clous ses fleurs suspendues l’été venu.

Faut dire qu’on aime décorer, dans l’Aéroport. Sauf que, des fois, on aime aussi beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup décorer. On a eu un sapin de Noël plein de toutous, et les sept nains qui devaient plutôt être rendus 10-12 qui faisaient le trottoir, et même la plate-bande d’une maison disons… festive. Même les Floralies s’y mettent parfois en projetant un écran géant de chorale d’enfants qui s’époumonent sur leur devanture, le son dans le tapis.

Mais une bûche?

Peut-être que je cherche trop loin. Peut-être que ce n’est pas une bûche non plus. C’est peut-être un bébé poteau électrique qui grandit entre ses parents qui s’aimaient trop? Je passerai prendre un photo de famille pour mes archives.

À demain, si Dieu le veut…

A.

P.-S. Pour lire mon texte qui expliquait ce qu’est le quartier de l’Aéroport c’est ici.

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