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Top 10 des mauvaises raisons de ne pas participer à la Revengeance [en reprise!]

Cest l’heure du recrutement à la Revengeance. Nous avons remarqué que certaines aspirantes duchesses se retiendront de s’inscrire à cause de certains mythes tenaces! Ce top 10 des mauvaises raisons de ne pas participer à la Revengeance des duchesses vise à rassurer les candidates réticentes.

1– Je n’ai pas le temps.

D’un œil extérieur, les duchesses ont l’air jetset pendant la Revengeance : lancement, couronnement, tournée des bars, conférences, articles de blogue, etc. Vous vous demandez certainement comment elles font pour trouver le temps de tout faire. Dans les faits, la « duchesserie » exige un engagement réaliste. La principale tâche de la duchesse est d’alimenter le blogue de la Revengeance avec un minimum de quatre articles qui peuvent, bien sûr, être rédigés d’avance (pendant le temps des fêtes, si ça vous chante!).

La plupart des événements, pendant les deux semaines de la Revengeance, se déroulent en soirée. La seule journée complète où on vous réquisitionne, c’est le samedi 9 décembre 2017, pour le tournage des capsules vidéo et la séance photo. Pour avoir plus d’informations sur les dates, nous vous invitons à consulter le formulaire de candidature ici.

2– Je suis timide.

Vous trouvez qu’on a l’air extraverties sur nos photos de duchesses : c’est trompeur! La cohorte de la Revengeance 2017 peut en témoigner : sur neuf duchesses, les « duchs » 2017 étaient en majorité des gênées qui le cachent bien. Que vous soyez timide ou extravertie, la Revengeance est pour vous et une équipe entière sera là pour vous mettre à l’aise!

3– Je ne suis pas féministe.

Notre Reine-Mère, Marjorie Champagne, ne se disait pas féministe lors de la création de la Revengeance des duchesses, en 2010. Dans les faits, elle était une féministe née qui s’ignorait. Sait-on jamais, peut-être êtes-vous une féministe, au fond. Pour en savoir plus sur la démarche féministe de la Revengeance, nous vous conseillons de lire l’historique de la Revengeance des duchesses ainsi que ce billet de Mickaël Bergeron, duchesse de Limoilou 2017.

4– Je n’ai pas d’idées.

Avoir carte blanche pour écrire des articles de blogue peut être intimidant, mais on s’y habitue (parlez-en à d’anciennes duchesses). On vous encourage à visiter nos archives et à écumer les billets de blogue des années précédentes pour vous donner des idées. Libre à vous de produire des vidéos, des podcasts, des recettes, d’écrire des poèmes, de dessiner, de faire des entrevues, d’écrire des articles historiques, de danser le bacon au beau milieu de la rue.

5– Je ne suis pas de Québec.

La Revengeance cherche à élargir ses frontières, justement. En 2017, la Revengeance a sélectionné trois duchesses de la grande région de Québec (Portneufîle d’Orléans et Lévis), et en 2018 se sont ajoutées Maizerets, Neufchâtel et l’Aéroport. Les possibilités de duché sont infinies!

6– Je ne connais pas ça.

Ça tombe bien, on a une foire aux questions bien remplie!

7– Je ne suis pas assez cool.

On n’est plus au secondaire! Nul besoin d’être cool et branché pour participer. S’inscrire à la Revengeance est une expérience de groupe où toutes peuvent s’exprimer sans jugement.

8– Je suis trop vieille.

À la Revengeance, nous n’avons pas de limite d’âge : que tu sois une prof nouvellement retraitée, une fringante du Vieux-Québec ou une baby-boomer de Montcalm, le seul prérequis, pour être duchesse de la Revengeance, c’est d’avoir plus de 18 ans.

9– Je n’ai pas l’air d’une duchesse.

Tu peux être une duchesse barbue, être non binaire dans le genre, être queer, avoir les cheveux courts, être née avant la Révolution tranquille, être née ailleurs qu’au Québec, à la Revengeance, tout le monde a l’étoffe d’une duchesse. La « duchesserie » s’exprime dans la diversité!

10– Je n’aime pas mon duché.

À la Revengeance, certaines duchesses sélectionnées avaient une relation conflictuelle avec leur duché. Tenez-le-vous pour dit : vous n’avez pas à apprécier votre duché. Vous avez le droit de le critiquer, de souligner ses bons comme ses mauvais côtés!

DUCHESSE-TOÉ!

Héros de guerre

Québec, le 14 février de l’année en cours

Cher journal,

Aujourd’hui est un jour triste pour moi. Mes yeux sont couleur nostalgie et mon cœur est jour de pluie. Je pense à mon homme. Celui que j’ai perdu à la guerre. La guerre des hépatocarcinomes. Ce soir la vague m’emporte et le ressac me laisse des souvenirs noirs et blancs.

Chaque bombe qu’il a reçue me retraverse le corps encore, jour après jour. On cherche des armes nucléaires aux quatre coins du monde, pensant que ce sera ce qui causera la fin de l’humanité, alors que notre fin se joue en microscopie entre le foie et le pancréas. Entre deux chimios. Nos soldats meurent de leur propre corps. Et femmes et enfants les voient s’émacier, impuissants. Les champs de bataille résonnent de respirateurs et de solutés.

Il était grand, fort et ses bras nous protégeaient des petites apocalypses. Puis la guerre l’a rendu vieux soudainement. Il est devenu chancelant et ses bras n’ont pu nous protéger de l’apocalypse… la vraie…

Il est mort au combat un jour d’août. Pendant que dans le film de sa vie son corps s’écroulait au ralenti, les genoux cognant le sol, moi j’ai cessé d’entendre le son de sa respiration. Pendant que son casque de soldat se fracassait par terre, son cœur battait une dernière fois, dernier adieu à ceux qu’il aimait.

Depuis, j’erre.

Je sais que demain sera un autre jour et que les couleurs reviendront, mais j’aime pouvoir porter mon coquelicot quelques soirs et pouvoir dire « je me souviens ».

A.

La duchesse paresseuse

Québec, le 13 février de l’année en cours

Cher journal,

Entre les missions, l’organisation et mes apprenties, mon duchessariat souffre. J’observe discrètement mes congénères se démener pour divertir, renseigner, éduquer et faire leur part pour leur duché et, moi, je vois la paperasse se grattecieler et comme la neige a neigé, ma pelle me narguer et je me dis bahhhh…

Gens de l’Aéroport, vous avez la duchesse paresseuse!

J’ai pourtant plein d’idées. Dans un grand mea culpa fracassant, voici mes « j’aurais pu » :

J’aurais parcouru le dédale bureaucratique de la Ville de Québec pour savoir qui c’est qui a choisi ce découpage pour notre quartier. On est comme le restant de pâte de la tarte. Le contour de quelque chose de pas très défini. On est un résiduel auquel ils ont donné un nom et il y a sûrement un responsable quelque part. J’étais curieuse de mettre un visage. J’aurais pu.

J’aurais pu faire un article très engagé et vert sur la qualité de l’air qui est, semble-t-il, plus que douteuse dans Champigny. J’aurais sorti des chiffres, pris des photos de la sonde à l’école Primevères. Je me serais fait des alliés. Ça aurait été utile. Ça aussi, j’aurais pu.

J’aurais aussi fait un montage vidéo sur une toune de la bande annonce de Fifty Shades of Grey avec des images des motels de Wilfrid-Hamel. Ça, j’aurais dû…

Fifty Shades of linoléum

ou

La chambre rouge et le lit vibrant

(J’ai parké mon hélicoptère dans cour je vais prendre deux heures.)

J’aurais recensé les chats errants du quartier (parce qu’il y en a une barge!) et je leur aurais inventé une histoire, des noms et des scandales. À la fin, tout le monde les aurait adoptés et on aurait fini ça dans le bonheur avec de la danse, une envolée de ballons et Marie-Ève Janvier qui chante sa joie d’être heureuse mais bon… y faisait frett.

On dit que c’est l’intention qui compte…

Mes co-duchesses, je vous lève mon casque de poil bien bas…

Cheers!

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À demain, si Dieu le veut…

A.

Benjamin, ton char est scrap

Avec le train-train quotidien, on en vient parfois à ne plus voir ce qui nous entoure. Alors j’ai décidé de prendre le temps de regarder voir ce que je pourrais voir.

Et finalement, ça m’a amené pas mal plus de questions que de réponses! Je vous les soumets ici, voyons si un brainstorm collectif nous donnera quelques réponses…

 

Maison joyeuse

 

Qui vit ici? J’aime m’imaginer que c’est quelqu’un de vraiment joyeux.

Une chose est certaine, c’est une personne non conformiste. Mon genre de monde.

 

 

 

Robert-GiffardRobert-Giffard. Le Québec a amorcé son mouvement de désinstitutionnalisation en 1960. Est-ce que les politiques gouvernementales ont vu à la mise en place d’un suivi adéquat dans la communauté, à l’allègement du fardeau des familles, au contrôle quant aux situations précaires de certaines personnes à leur sortie de l’institution psychiatrique?… Tsé, on parlait de filet social l’autre jour…

 

question 3

 

Question brève mais essentielle : est-ce que ça existe encore du monde qui loue des vidéos?!

En plus, c’est des vidéos de Végas! C’est exotique…

 

 

question 4

Est-ce que c’est supposé être accueillant ça? Et comment peut-on espérer une plus grande mobilité sociale en créant des enclaves d’où le monde peine à sortir? En leur retirant leur parcours d’autobus? Oui, oui, RTC, c’est à toi que je parle. Le parcours 4, tu vas faire quoi pour t’assurer que le monde qui l’utilise puisse encore se déplacer quand tu l’auras abandonné?

 

 

question 6

 

Comment est-ce qu’une ancienne taverne, reconvertie en restaurant gastronomique d’à peine 8 tables, a réussi à se hisser au premier rang des restaurants de la ville sur TripAdvisor?

 

 

 

question 5

Un incinérateur, en plein centre urbain, qui dépasse de 25 % les normes d’émanation en mercure, et de plus de 30 fois (oui oui, 30 fois!) les normes d’émanation de dioxines et des furannes, est-ce que ça ne devrait pas inquiéter les résidents un peu plus qu’ils ne semblent l’être? Et ceci dit, ce n’est pas seulement Maizerets qui devrait s’inquiéter, si vous voulez mon avis. Un petit coup de vent et ça se retrouve toute chez vous ça mes amis…

 

question 7

 

Une question plus simple cette fois-ci. On a-tu vraiment besoin de plus de condos à Québec?!? Peut-être que c’est moi qui ne comprends pas quelque chose… Mais tsé, selon la SCHL, il y a 19 condos à vendre pour 1 acheteur…

 

 

question 8

 

Finalement…

Benjamin, veux-tu ben me dire kèssé qui est arrivé à ton char coudon?!

 

 

 

Mission de la Revengeance, jour 11

Québec, le 11 février de l’année en cours

Cher journal,

Dans mon camp d’entraînement intensif d’espionne, entre le cours de suspension au chandelier et celui sur le charme empoisonné, nous apprenions à faire de l’observation. Notre regard doit être aiguisé et nous devons savoir regarder. À notre niveau, cela relève de l’art. Une des façons de faire est de chercher « l’anormal présent et le normal absent ».

Les années d’expérience derrière la cravate (ou le décolleté, c’est selon) me gardent en alerte, même lors de mes marches santé.

Alors que je louvoyais entre les coins ombragés (bon, OK, certains diront plutôt que je gambadais, mais bon, je devais me trouver une méthode pour passer inaperçue!) – alors, donc, que je louvoyais, mon regard de lynx s’est posé sur ceci :

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Crédit : Anouchka

 

Une bûche.

Dans les fils électriques.

Peut-être que le regard de lynx n’était pas nécessaire. Un regard embrumé de lendemain de veille aurait probablement aussi fait la job. Mais le résultat est le même. Il y a une bûche encastrée au beau milieu d’un pas plus discret fil électrique.

D’où vient cette bûche? Quel est le message qu’on cherche à transmettre?

Au départ, j’ai pensé aux gangs de rue. On sait qu’ils positionnent des chaussures sur les fils électriques pour marquer leur territoire. On en trouve un peu partout en ville, comme dans plusieurs villes du monde. L’Aéroport étant un secteur international (on couvre quand même la zone internationale de l’aéroport avec un petit a; je pourrais même représenter Bora Bora si j’y mettais un peu d’énergie), on en a quelques-unes qui ont déjà traîné sur les fils dans le secteur.

Mais une bûche?

A-t-on un gang de dangereux criminels arborant la chemise carreautée et la barbe, et se battant à la bucksaw? La gang des bûcherons revendiquant le droit de coupe contre les émondeurs urbains.

Dans l’Aéroport, ça se pourrait. On a un petit côté marginal. Du moins, c’est ce que me disait la madame qui a étêté ses érables pour n’en garder que le tronc et y accrocher avec des clous ses fleurs suspendues l’été venu.

Faut dire qu’on aime décorer, dans l’Aéroport. Sauf que, des fois, on aime aussi beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup décorer. On a eu un sapin de Noël plein de toutous, et les sept nains qui devaient plutôt être rendus 10-12 qui faisaient le trottoir, et même la plate-bande d’une maison disons… festive. Même les Floralies s’y mettent parfois en projetant un écran géant de chorale d’enfants qui s’époumonent sur leur devanture, le son dans le tapis.

Mais une bûche?

Peut-être que je cherche trop loin. Peut-être que ce n’est pas une bûche non plus. C’est peut-être un bébé poteau électrique qui grandit entre ses parents qui s’aimaient trop? Je passerai prendre un photo de famille pour mes archives.

À demain, si Dieu le veut…

A.

P.-S. Pour lire mon texte qui expliquait ce qu’est le quartier de l’Aéroport c’est ici.

Fil de pensée…

« La duchesse s’engage pour la soirée d’ouverture du 1er février 2018 à confectionner une écharpe affichant son nom et le nom de son quartier. »

Code d’honneur de la duchesse 2018

20180122_135853J’ai décidé de faire appel à des experts en ciseaux afin de m’aider à confectionner mon écharpe. Je suis donc allée dans la classe de 2e année de madame Mélanie, où j’ai rencontré 18 copains débordant d’enthousiasme et assez généreux pour embarquer dans me idées de grandeur.

L’ambiance est belle, on se permet de jaser en travaillant.

Eyden et Gabrielle préparent la lettre L

Eyden et Gabrielle préparent la lettre L

— Dites-moi, les  copains, qu’est-ce qu’il y a de bon à faire dans Maizerets?

— On peut faire du patin au parc Bardy! Pis il y a une piscine aussi, mais juste l’été. Il y a l’autre parc, tsé lui qui est loin…

— Le parc Maizerets?

— Oui, oui! Le module de jeux là-bas est vraiment cool!

 

Mme Mélanie donne un coup de main pour coller des morceaux.

Madame Mélanie donne un coup de main pour coller des morceaux.

— La bibliothèque aussi c’est l’fun. On est allé avec madame Mélanie, mais on peut y aller avec nos parents aussi. Et il y a plein de magasins, pour faire l’épicerie.

 

 

 

 

— Qu’est-ce qui ferait, selon vous, qu’une personne qui déménage dans le quartier se sentirait bien ici?

— Ici à l’école on se fait plein d’amis. Il pourrait jouer avec nous dans la cour.

— Moi je pourrais les inviter à venir souper chez nous. Mais faudrait que je demande à ma maman avant.collage enfants

Notre écharpe est le résultat d’une collaboration internationale. Parmi les 18 élèves de la classe, il y en a qui ont des racines en Côte d’Ivoire, au Kosovo, en Ouganda, au Maroc, en Angleterre, en Somalie, en France, aux États-Unis, au Sénégal… Et qui sont ici aujourd’hui chez eux.

Ils ont tous un grand cœur, bel et bien québécois. Notre écharpe, elle n’est pas pure laine, elle est faite de toutes sortes de tissus, de textures, de couleurs. À notre image.

Ce n’est pas pour rien que cette école de Maizerets s’appelle Jeunes-du-Monde. Certains voudront vous faire croire que c’est une école défavorisée. Moi je vous garantis que c’est l’école la plus riche de la ville.

La première sortie officielle de notre écharpe. Crédit photo: Daniel Tremblay

La première sortie officielle de notre écharpe.
Photo : Daniel Tremblay

Merci à :

Prence, Jordan, Eyden, Stacy, Léanne, Laura, Nathan, Othniel, Promesse, Gabrielle, Jérémie, Aulon, François, Milana, Allecks, Abdoulaye, Archibald et Rima.

Et un énorme merci à madame Mélanie d’avoir accepté de m’accueillir dans sa classe pour ce projet d’envergure! ;)

Mission de la Revengeance, jour 7

Québec, Quartier de l’Aéroport, le 7 février de l’année en cours

Cher journal,

Pour bien connaître son duché, il faut passer par le clocher, car comme dit le proverbe : « Pour bien connaître son duché, on doit passer par son clocher ». Or l’Aéroport n’a pas de clocher. Il a bien quelques clochers, mais ce ne sont pas THE clocher.

Je me suis mise en quête de ce qui pourrait faire figure de clocher dans mon duché. Levant les yeux vers le ciel, l’étoile de Bethléem scintillait au bout de la tour du mont Bélair. Pas de chance, je n’ai pas trouvé de potins de perron au pied de la tour.

Crédit : Anouchka

Crédit : Anouchka

Par contre, j’y avais une belle vue de la tour de contrôle de l’aéroport. Reste à savoir si c’est la tour de contrôle de l’Aéroport avec un grand A.

Il y a bien des gens. Une shitload de gens. Mais aucun, ou presque, du duché.

La réponse ne se trouvera pas en hauteur.

J’ai marché, couru, crié, j’ai arrêté des passants, des commerçants.

Aucune trace de clocher.

Alors, je me suis mise à rêver.

Qu’est-ce qui pourrait bien rassembler les gens au même endroit? Qui leur donnerait un but commun, une mission?

Alors, j’ai marché, cogité, écouté. Après avoir sondé les gens, voici quelques exigences qu’ils souhaitent voir pour leur lieu de culte.

Un endroit où l’on y retrouve :

Idéologie, pour un projet vaste
Kaléidoscope représentant la différence et la variété
Effervescence
Accueil inconditionnel

On m’a même montré quelques terrains potentiels près de l’autoroute. Question de laisser les voies impénétrables circuler…

J’ai peut-être un projet.

À demain, si Dieu le veut.

A.

Mission de la Revengeance, jour 5

Québec, Quartier de l’Aéroport, le 5 février de l’année en cours

Cher journal,

Je cherchais un point central où faire des observations de mon duché. On m’a chaudement recommandé un endroit : Le Carol. Semble-t-il que c’est un endroit où l’on met son âme à nue. On dit que c’est une femme qui est aux commandes et que les employées savent sortir le meilleur des clients.

J’irai voir demain, si Dieu le veut…

A.

Mission de la Revengeance, jour 4

Québec, Quartier de l’Aéroport, le 4 février de l’année en cours

Cher journal,

Depuis mon infiltration de la Revengeance, je vois l’ampleur de la tâche. Moi qui croyais que ce serait un duché facile. Je m’étais fourvoyé la duchesse! Récemment, on a retrouvé un corps dans mon duché. Un vrai de vrai. Mort pis toute! Ça change la donne.

https://www.lesoleil.com/actualite/justice-et-faits-divers/corps-retrouve-pres-de-laeroport-lidentite-de-guy-chouinard-confirmee-7ff59b32e69813efb2a26440b917aa86

J’en ai profité pour fouiller dans les annales criminelles du quartier. Ça donne froid dans le dos. J’aurais cru que c’était un secteur sans histoire. Une banlieue de poussettes et de marche santé. Oh, que nenni! L’aéroport baigne dans le monde interlope depuis plusieurs décennies.

Lors de mes recherches, je suis tombée sur ce gars, Gallant. Un tueur à gages devenu délateur. Il a œuvré en secret dans Champigny pendant plusieurs années. Ni vu ni connu. Jusqu’à ce qu’il devienne délateur. C’est là que j’ai découvert le pot aux roses.

Gallant a beaucoup de sang sur les mains. Il a exécuté plusieurs personnes. Il agissait, semble-t-il, pour une certaine organisation qui roule à moto. Pis qui écoute du rock. Pas de casss.

Un jour, il devait cacher un corps. Je ne révélerai pas ici le sombre procédé qu’il a utilisé, mais le colis a abouti dans le container du McDonald’s sur Duplessis.

Lors de ma formation, on m’a appris que l’on devait conserver toutes les preuves alors voici :

Crédit : La mama de Anouchka

Crédit : La mama de Anouchka

Selon les rapports analysés, il avait l’habitude de prendre des repas au restaurant chez Sonia, sur Wilfrid-Hamel. Au vu et au su de tous. Petit quartier tranquille de poussette, oui!

Y’a eu aussi l’autre, Quesnel, il a tué dans le garage d’une maison mobile de la rue des Fougères. Son second meurtre a été fait sur la rue de la Famille, où il aurait semble-t-il stationné son véhicule au Québec Inn…

Crédit : La mama de Anouchka

Crédit : La mama de Anouchka

Je continue mes recherches…

À demain, si Dieu le veut.

A.

 

Sources : Gallant, confessions d’un tueur à gages, Eric Thibault et Félix Séguin, Les éditions du Journal, 2015

Testament d’un tueur des Hells, Pierre Martineau, éditions les Intouchables, 2002

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