Contactez-nous instagram twitter facebook courriel

Archives du mot-clé étalement urbain

Visions d’horreur

Les visionnaires sont parfois des imbéciles
dont la vue est bouchée par leur masque.

Dans les années 1960, quand Québec prévoyait détruire le Faubourg Saint-Jean-Baptiste et déchirer la Haute-Ville à coups d’autoroutes, son maire prétendait qu’il y aurait plus d’un million de personnes à Québec au tournant des années 2000 et qu’il fallait prévoir leur transport. Une de ces autoroutes superflues a finalement abouti dans un cul-de-sac, direct dans le cap séparant Saint-Roch et l’îlot Saint-Vincent-de-Paul. Nous voilà à la veille de 2020 : nous n’atteignons pas encore ledit chiffre, même en comptant la population des banlieues lointaines. Deux autoroutes supplémentaires qui auraient rasé ce qui reste de notre quartier n’auraient pas réglé le trafic qu’on connaît aujourd’hui.

Courtoisie de Hélène de Saint-Jambe

Sous prétexte d’accueillir 60 000 nouveaux ménages 30 000 nouveaux ménages (le chiffre a été rectifié entre 2016 et 2018)… Donc sous prétexte d’accueillir 28 000 nouveaux ménages d’ici 20 ans, la Ville de Québec prévoit dézoner des centaines d’hectares de terres agricoles pour construire des habitations. Elle dit vouloir éviter l’étalement urbain. Pourtant elle laisse construire des tours et autres projets suffocants qui donnent à l’entourage l’envie de partir (îlot Irving). Surtout, la spéculation immobilière encouragée par les projets qu’elle autorise entraîne une hausse du prix des logements, premier frein à l’augmentation de la densité de la population au centre-ville et à l’installation des jeunes familles. Sans compter que le manque flagrant de vision de nos fonctionnaires dilapide à la fois notre patrimoine bâti (îlot Saint-Vincent de Paul) et notre matrimoine environnemental.

Parmi les terres que Québec veut dézoner se trouvent les terres des Sœurs de la Charité. Elles ont été achetées en 2014 par le même consortium de nantis qui voit dans un Phare une « porte d’entrée » de Québec (ici, voir le mot phare en hologramme et entendre un air de trompette solennel). Il imagine un emblème de la ville, là où il y a un mur générateur de rafales et un symbole phallocratique.

Décidément, on n’a plus les visionnaires qu’on avait. Jules Verne se contentait d’écrire des livres. S’il avait véritablement foré la croûte terrestre jusqu’aux profondeurs imaginées, les éclaboussures de magma lui auraient fait fondre la face.

 

            

Souvenir de Londres, dessins de Hélène de Saint-Jambe (courtoisie)

Sources :

  1. Journal Droit de Parole
  2. lesoleil.com/chroniques/francois-bourque/le-reve-americain-et-les-terres-agricoles-f2a11a42406f06dc63bbd4a4040df352
  3. https://ici.radio-canada.ca/tele/la-semaine-verte/site/segments/reportage/90425/terres-agricoles-developpement-urbain-soeurs-charite

Poésie de voitures no 1

Autoroute Dufferin et troisième lien,
Deux projets que 50 années séparent
Qu’est-ce qu’on en retient?
Québec, maudit que tu es une ville de chars!

 

Je me dis souvent que je devrais faire ce genre d’intervention. Merci Sylvie Isabelle pour ton contenu.

Ma philosophie sur les véhicules et l’espace en ville : quand on retire de l’espace pour les voitures, on donne plus de place pour les êtres humains.

S’éduquer

Le transport, c’est pas juste une affaire de chars! C’est aussi une question qui touche plusieurs sphères de nos vies individuelles et en société telles que la santé, l’économie et l’environnement. Pour en apprendre plus sur les enjeux de la mobilité durable et de l’aménagement des infrastructures de transport sur le territoire, faites un tour sur le site web de Accès transports viables, Vivre en Ville, collectivitesviables.org, centdegres.ca, etc.

Sinon, cliquez sur les liens suivants pour du beau contenu en français!

Vivre en Ville/collectivitésviables.org :

RTC/Ville de Québec :

Accès transports viables :

Autres :

Merci à nos partenaires