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Sauvons la vocation (agricole) des terres (version terre-à-terre)

Sauvons la vocation (agricole) des terres (version lyrique)

Paroles, voix et figuration : Hélène de Saint-Jambe, duchesse de la Revengeance 2019

Photographies : Wartin Pantois

Montage : Olivier Breton

Sauvons la vocation (agricole) des terres (version terre-à-terre)

La rue Saint-Jean a perdu de sa vitalité. Plusieurs échoppes sont vides. La boucherie pue la moisissure. Son bâtiment est barricadé par les panneaux publicitaires d’agents immobiliers qui présentent une vision vaudevillesque de ses futurs appartements. Le poissonnier d’en face a déménagé. Heureusement, pas loin, il y a Langlois, l’épicerie asiatique qui dépanne en fruits et légumes. Pas facile d’en trouver de bons. Avez-vous remarqué la qualité décroissante de ce qui se vend dans les grandes surfaces? Heureusement qu’existe le Marché de proximité1.

En passant, les terres agricoles sont une ressource non renouvelable. Depuis 1971, le Canada a perdu plus de quatre millions d’hectares de ses terres agricoles, principalement en raison de l’étalement urbain.

Les terres des Sœurs de la Charité constituent une enclave urbaine située dans le secteur Bourg-Royal, à Beauport. Leur superficie de 200 hectares (2 km2) offre un territoire agricole d’exception. Cela prend des milliers d’années à la Nature pour en générer de tels. Véritable matrimoine, elles sont cultivées depuis les débuts de la Nouvelle-France. Les sols de ces terres retiennent les eaux. Comment réagiront les rivières Montmorency, Saint-Charles ou Lorette si les terres des Sœurs sont bétonnées par un projet immobilier?

Ces terres sont plutôt l’occasion d’élaborer un projet d’agriculture locale. Non pas un projet visionnaire, mais un projet terre-à-terre. Un projet écologique pour réduire les transports, pour accéder à une autonomie alimentaire, surtout pour contrer l’insécurité alimentaire de tous; l’insécurité alimentaire des personnes démunies certainement, mais aussi celles des personnes en général : consommateurs à qui on vend des produits louches, transformés et regorgeants de pesticides. L’insécurité alimentaire finalement, c’est de ne pas savoir ce qu’on mange en sachant qu’on nourrit notre cancer.

Les terres des Sœurs de la Charité pourraient devenir une FUSA, une Fiducie d’utilisation sociale agricole, où chacun y aurait sa part en bouffe biologique, sauf les agents immobiliers.


1 Le Marché de proximité de Québec propose un accès à des aliments produits localement via une plateforme de commande web et des points de chute hebdomadaires.

Lien : www.marchequebec.org

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