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Archives du mot-clé Revengeance 2018

Et vive la reine de la Revengeance 2018!

Ce vendredi 16 février, à La Korrigane, avait lieu le couronnement de la Revengeance des duchesses 2018. Soirée riche en émotions, le couronnement est l’occasion pour les duchesses de faire le bilan de leur parcours.

Moment émouvant : chacune a rendu hommage à l’une de ses consœurs, tantôt en chanson, tantôt en poésie, tantôt en… rapport de mission!

Le traditionnel tirage a fait place, cette fois, à un bingo, auquel le public était invité à participer. Le jeu a permis d’amasser une somme de 110 $, la moitié remise au gagnant du bingo et l’autre, à Deuil-Jeunesse, l’organisme choisi par la reine…

ANOUCHKA!

Les duchesses 2018 et leur reine Anouchka. Crédit : Mickaël Bergeron

Les duchesses 2018 et leur reine, Anouchka. Crédit : Mickaël Bergeron

La duchesse de l’Aéroport, dont le sens du punch et l’humour sarcastique ont conquis des hordes de lecteurs, a ainsi été couronnée reine de la Revengeance 2018 après avoir vu son nom pigé sept fois.

Chatouillant le destin, le joaillier Aaron Bass s’était justement inspiré des cathédrales russes pour le design de la couronne.

Bon règne, chère Anouchka!


Pour faire un don à Deuil-Jeunesse, c’est par ici.

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Imposteur

Début novembre 2017, sans savoir exactement ce que c’était, j’ai envoyé ma candidature pour devenir duchesse de la Revengeance.

Quelques semaines plus tard, à peine quelques secondes après avoir reçu le courriel d’acceptation plein de sourires, le doute, mon vieil ennemi, s’est faufilé derrière moi – ninja malsain – pour m’assaillir.

T’as pas d’affaire là-dedans, qu’il me disait. T’es pas assez féministe. T’es pas assez belle. T’as rien à dire. T’es pas intéressante. Tout le monde va s’en foutre. Ça va nuire à ta carrière. Tu vas avoir l’air d’une débile, comme d’habitude, mais en public. Tu vas te ridiculiser. Et ça va être immortalisé sur Internet pour toujours. (La liste continue, je vous l’épargne.)

De toute évidence, je l’ai ignoré, j’ai accepté et j’ai, en bon français, embarqué dans la patente à fond la caisse.

Ça ne m’a pas empêché de me sentir comme une imposteur du début presque jusqu’à la fin.

J’ai rencontré toutes ces femmes absolument incroyables, qui ont tellement de choses à dire, qui s’impliquent, s’expriment, créent, réinventent et me fascinent. Les lire et les écouter m’a poussée à me demander : Jo, que fais-tu? À quoi te sert ta vie? Qu’as-tu à dire, toi?

Ça a l’air ludique et facile, la Revengeance, mais, cliché ou pas, ça a changé ma vie. Ça m’a sortie de ma léthargie, dans laquelle j’étais plongée depuis quelques années. Je me suis rappelé avoir été comme elles, avant. Avoir eu des choses à dire et des projets à avancer, avoir fait concorder mes gestes avec mes valeurs. Avoir été moi-même.

Anouchka, ton incroyable force et ta personnalité m’ont inspiré à ne jamais me taire.
Mariana, ton amour et ta franchise m’ont donné envie d’aller au bout de mes passions.
Marjolaine, je n’oublierai jamais nos conversations intimes et tout le bien que tu m’as apporté avec seulement quelques mots et une bonne dose de compassion.
Sara, tu m’as poussée à revisiter mes valeurs et à réfléchir à l’impact que j’avais sur la société.
Karoline, ta générosité et ton implication incroyable m’ont donné le coup de pied aux fesses dont j’avais tellement besoin.
Julie, ton entregent et ton aisance m’ont donné le courage de prendre la parole et de m’exprimer.
Émilie, ta créativité et ta motivation débordante m’ont redonné le goût des lettres et, surtout, de la poésie.

Aujourd’hui est une fin théorique, mais je déclare la Revengeance 2018 éternelle.

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DUCHESSE-TOÉ! Compilation

Votre duchesse de Limoilou avait demandé aux autres duchesses de la Revengeance de choisir une chanson à laquelle elles s’identifient. Voici le résultat, que vous avez déjà entendu à la soirée du lancement.

Laissez-vous aller, ne nous regardez pas comme ça. Vous aussi, vous avez vos plaisirs coupables!

Duchesse-toé!

Sara La Récup, duchesse de Limoilou 2018


https://www.mixcloud.com/SaraLostElena/duchesse-to%C3%A9/

1) 0:00 Joe Dassin : Dans les yeux d’Émilie (ÉMILIE III, duchesse du Vieux-Québec)

2) 3:37 Lisa Leblanc : Chanson d’une rouspéteuse (JULIE ANN, duchesse de Saint-Roch)

3) 5:52 Joseph Edgar : Espionne russe (ANOUCHKA, duchesse de l’Aéroport)

4) 9:19 Safia Nolin : Igloo (SARA, duchesse de Limoilou)

5) 13:42 Les Colocs : Belzébuth (JOANNIE, duchesse de Neufchâtel)

6) 22:59 Félix Leclerc : Le p’tit bonheur (KAROLINE, duchesse de Maizerets)

7) 25:36 David Bisbal, Wisin et Yandel : Torre de Babel (MARIANA, duchesse de Charlesbourg)

8) 29:48 Mika : Elle me dit (MARJOLAINE, duchesse de l’île d’Orléans)

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Héros de guerre

Québec, le 14 février de l’année en cours

Cher journal,

Aujourd’hui est un jour triste pour moi. Mes yeux sont couleur nostalgie et mon cœur est jour de pluie. Je pense à mon homme. Celui que j’ai perdu à la guerre. La guerre des hépatocarcinomes. Ce soir la vague m’emporte et le ressac me laisse des souvenirs noirs et blancs.

Chaque bombe qu’il a reçue me retraverse le corps encore, jour après jour. On cherche des armes nucléaires aux quatre coins du monde, pensant que ce sera ce qui causera la fin de l’humanité, alors que notre fin se joue en microscopie entre le foie et le pancréas. Entre deux chimios. Nos soldats meurent de leur propre corps. Et femmes et enfants les voient s’émacier, impuissants. Les champs de bataille résonnent de respirateurs et de solutés.

Il était grand, fort et ses bras nous protégeaient des petites apocalypses. Puis la guerre l’a rendu vieux soudainement. Il est devenu chancelant et ses bras n’ont pu nous protéger de l’apocalypse… la vraie…

Il est mort au combat un jour d’août. Pendant que dans le film de sa vie son corps s’écroulait au ralenti, les genoux cognant le sol, moi j’ai cessé d’entendre le son de sa respiration. Pendant que son casque de soldat se fracassait par terre, son cœur battait une dernière fois, dernier adieu à ceux qu’il aimait.

Depuis, j’erre.

Je sais que demain sera un autre jour et que les couleurs reviendront, mais j’aime pouvoir porter mon coquelicot quelques soirs et pouvoir dire « je me souviens ».

A.

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question 3

Benjamin, ton char est scrap

Avec le train-train quotidien, on en vient parfois à ne plus voir ce qui nous entoure. Alors j’ai décidé de prendre le temps de regarder voir ce que je pourrais voir.

Et finalement, ça m’a amené pas mal plus de questions que de réponses! Je vous les soumets ici, voyons si un brainstorm collectif nous donnera quelques réponses…

 

Maison joyeuse

 

Qui vit ici? J’aime m’imaginer que c’est quelqu’un de vraiment joyeux.

Une chose est certaine, c’est une personne non conformiste. Mon genre de monde.

 

 

 

Robert-GiffardRobert-Giffard. Le Québec a amorcé son mouvement de désinstitutionnalisation en 1960. Est-ce que les politiques gouvernementales ont vu à la mise en place d’un suivi adéquat dans la communauté, à l’allègement du fardeau des familles, au contrôle quant aux situations précaires de certaines personnes à leur sortie de l’institution psychiatrique?… Tsé, on parlait de filet social l’autre jour…

 

question 3

 

Question brève mais essentielle : est-ce que ça existe encore du monde qui loue des vidéos?!

En plus, c’est des vidéos de Végas! C’est exotique…

 

 

question 4

Est-ce que c’est supposé être accueillant ça? Et comment peut-on espérer une plus grande mobilité sociale en créant des enclaves d’où le monde peine à sortir? En leur retirant leur parcours d’autobus? Oui, oui, RTC, c’est à toi que je parle. Le parcours 4, tu vas faire quoi pour t’assurer que le monde qui l’utilise puisse encore se déplacer quand tu l’auras abandonné?

 

 

question 6

 

Comment est-ce qu’une ancienne taverne, reconvertie en restaurant gastronomique d’à peine 8 tables, a réussi à se hisser au premier rang des restaurants de la ville sur TripAdvisor?

 

 

 

question 5

Un incinérateur, en plein centre urbain, qui dépasse de 25 % les normes d’émanation en mercure, et de plus de 30 fois (oui oui, 30 fois!) les normes d’émanation de dioxines et des furannes, est-ce que ça ne devrait pas inquiéter les résidents un peu plus qu’ils ne semblent l’être? Et ceci dit, ce n’est pas seulement Maizerets qui devrait s’inquiéter, si vous voulez mon avis. Un petit coup de vent et ça se retrouve toute chez vous ça mes amis…

 

question 7

 

Une question plus simple cette fois-ci. On a-tu vraiment besoin de plus de condos à Québec?!? Peut-être que c’est moi qui ne comprends pas quelque chose… Mais tsé, selon la SCHL, il y a 19 condos à vendre pour 1 acheteur…

 

 

question 8

 

Finalement…

Benjamin, veux-tu ben me dire kèssé qui est arrivé à ton char coudon?!

 

 

 

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Faits ludiques sauce Neufchât’

  • Neufchâtel « n’existe plus »! Le quartier a été scindé en 2003 et est devenu Neufchâtel Est / Lebourgneuf et Des Châtels, de l’arrondissement des Rivières. Il a également cédé une partie de ses rues à Loretteville et à Val-Bélair.
  • Le nom original du quartier est Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette, paroisse fondée en 1795.
Saint-Ambroise trouve que sa paroisse originale a bien changé.

Image : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Saint_Ambroise.JPG – utilisée sous licence Creative Commons

  • Il a bien changé depuis le temps : jusqu’aux années 1950, la principale activité y était l’agriculture!
  • Neufchâtel a fusionné avec la ville de Québec en 1971.
  • La partie du boulevard Saint-Jacques qui s’y trouve se nommait originalement la route de la Misère, une jolie façon d’indiquer le bourbier qu’il devenait au printemps.
    • Je propose de céder le nom original au Vieux-Québec, du moins de décembre à avril.
    • Non? Sinon… Saint-Roch, ça t’irait bien, en janvier, quand la « gratte » ne passe pas.
  • Les nouveaux développements résidentiels des quinze dernières années ont eu pour effet l’ajout de plusieurs rues toutes neuves. La méthode d’appellation choisie pour ces voies de communication est, pourrait-on dire, assez paresseuse; on l’appelle couramment l’alphabet. A, B et C ont été sélectionnées pour Neufchâtel, alors qu’on a privilégié la lettre G pour Lebourgneuf.
Carte Google Maps des rues en B

Image: Google Maps

  • D’autres systèmes odonymiques utilisés pour le quartier sont notamment le thème des pionniers (Ancêtres, Découvreurs, Explorateurs, Fondateurs et Intrépides) et celui des villes du patrimoine mondial (Budapest, Prague, Varsovie, Moscou…).
  • Celle-ci elle est de moi : c’est le quartier au nom le plus francophone de la ville. Ben là, un F muet, un accent circonflexe, un p’tit château, si ça vous chuchote pas « langue française » dans les tripes, revisitez votre dictionnaire!
    • J’ai dit francophone, pas français. Je sais que « île d’Orléans », niveau vieille patrie, c’est difficile à battre.
    • D’ailleurs le quartier tire son nom d’une commune française normande du pays de Bray. La réputation de leur fromage n’est plus à refaire.
Sommet de la Francophonie XVIII, pourquoi pas à Neufchâtel?

Image : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Emblem_of_La_Francophonie.svg – utilisée sous licence Creative Commons

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Je ne m’excuse plus

Je ne m’excuse plus, c’est terminé.

Je ne m’excuse plus d’être une femme, d’être couettée, cernée, poquée. D’avoir les épaules carrées et des gros seins. D’avoir des bourrelets quand je m’assois et les cuisses qui gigotent quand je cours. D’avoir de grands pieds et d’être fière de la forme de mon cul.

Je ne m’excuse plus d’aimer la couleur rose, de vouloir des enfants, de subir mon syndrome prémenstruel à peu près régulièrement et d’utiliser une coupe menstruelle. D’utiliser le mot menstruations. D’adorer danser et faire l’amour. De me maquiller quand ça me chante.

Je ne m’excuse plus d’être féministe, de croire en l’égalité sur absolument tous les plans et de grincer des dents face aux rayons filles-garçons des magasins de jouets. D’être excellente cuisinière mais piètre artiste. De toujours parler de la même chose.

Je ne m’excuse plus d’aller au gym, d’être fanatique de soulever des poids, de me surpasser. De ne pas répondre à mes textos immédiatement, d’arriver trop à l’avance, de préférer écouter plutôt que parler. De prendre l’autobus. D’être incapable de faire survivre une succulente chez moi. D’habiter loin.

Je ne m’excuse plus d’être perdue dans mes pensées, de dire non, de dire la vérité. D’écouter de la musique pop et de ne pas manger de viande.  D’être Juste Jo.

Je remplace les excuses par des remerciements; l’amerture, par de l’amour.

Neufchâtel, je sais que tu t’en crisses, mais je ne m’excuse plus d’aimer.

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Dénonciation du condo de banlieue

Il y a un côté de Neufchâtel que j’ai de la misère à sentir, pour le dire poliment.

Ses condos.

Et tous les condos de banlieue. J’entends par là ces constructions en série, à l’apparence moderne et neuve, en vérité bas de gamme, inaccessibles en transport en commun et, surtout, tous à vendre. Dans un rayon de deux kilomètres autour de chez moi, j’en trouve… 159. Pour les nerds de mathématiques (lire : moi), c’est 25,32 condos à vendre par kilomètre carré.

Condos à l'infini

Images de pixabay.com

Oui, je suis une hypocrite : j’habite un de ces monstres. Pas par choix, mais parce que mon conjoint était déjà propriétaire quand nous avons décidé d’habiter ensemble. Consultez le marché et la statistique ci-dessus et vous comprendrez qu’un condo à Neufchâtel, c’est invendable. C’était donc habiter là avec lui, ou demeurer seule à Saint-Roch.

Avoir su…

Au début, je trouvais que c’était cool, comme un appartement dont tu es le propriétaire. J’avais le droit de peinturer à mon goût! Changer la cuisine et les planchers! En plus, tout le monde sait qu’être propriétaire, c’est le rêve, le summum du capitalisme, la preuve parfaite de notre réussite sociale. Un « bon move » financier, un actif sous la ceinture, un penchant dans la Grande Balance Bancaire des prêts et du crédit.

Sauf les condos invendables de Neufchâtel. Il m’a révélé sa vraie nature de fardeau financier, de boulet immobilier qui tombe en ruines un gros neuf ans après sa construction.

Et j’ai découvert les règlements et les frais de condos.

Ces règles qui m’empêchent d’embellir mon balcon à mon goût, ou d’avoir un gros chien. C’est connu, plus la force d’attraction qu’exerce la gravité sur un chien est élevée, moins vos voisins sont contents.

Ces frais qui couvrent un déneigement de stationnement à peu près inexistant et l’entretien de deux plates-bandes rabougries où pisse le minuscule chien du voisin (au poids réglementaire).

Ces frais qui ne couvrent pas les infiltrations d’eau, ni la toiture qui s’égrène au moindre coup de vent, ni la dégénération effrénée d’un investissement immobilier.

Notre condo se trouve dans un bâtiment identique aux mille autres qui l’entourent, et la plaque numérotée à notre adresse, aux couleurs assorties à la façade (il ne faut surtout pas que ce soit laid), est difficile à discerner. Notre condo est une case parmi d’autres cases.

Pour moi, le choix est clair. Banlieue : petite maison. Centre-ville : condo. Il me semble qu’un quartier résidentiel entièrement composé d’immenses tours et de blocs beiges identiques, presque sans commerce, transport en commun, vie de quartier, même sans humanité, c’est…

Déprimant.

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