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Ici, en février, la neige est rose comme chair de femme

En cas d’attaque de zombies, c’est de notre côté du pont que tu aimerais te retrouver. OK! Oui! Notre pont te fait peut-être peur… mais certainement pas autant qu’une armée de candidats élus de la CAQ, zombifiés, crinqués, criant BRAINNNNN… En fait, je crois que c’est peut-être bien pour cette raison que nous ne sommes pas tous réellement convaincus concernant le projet du troisième lien.

Bref, je réside à l’île d’Orléans, en plein cœur du garde-manger de la ville de Québec. Là où, dans une même journée, tu peux te bourrer la face de framboises, vivre un rush de sucre à la chocolaterie et virer une brosse sur du vin québécois. Il n’y a pas de plus bel endroit où vivre quand tu aimes profiter de la richesse des produits locaux.

Quarante-deux milles de choses tranquilles. L’île est baignée par le fleuve, d’un bout à l’autre. À marée haute, tu peux aller te baigner nu pis il y a peut-être personne qui va te voir. De toute façon, nous, les Orléanais, nous sommes du ben bon monde, chaleureux et ouvert d’esprit.

L’hiver venu, nous vivons sur nos réserves parce que nous sommes aussi un peu la chambre froide de la ville de Québec. En février, comme dirait Félix, la neige est rose comme chair de femme. Selon ma grand-mère, il n’y a rien de plus paisible que de faire un tour de l’île au lendemain d’un soir tempête en écoutant du Enya. Puis, arrive avril avec ses érables gorgés d’extases. C’est alors l’occasion de tout mettre, enfin, dans du sirop d’érable : œufs, crêpes, poils de chest… Bref, c’est le printemps, on se dégèle!

En conclusion, bien que parfois, le vent frais du fleuve porte une légère odeur de fumier, cette terre insulaire a toujours su faire fleurir le bonheur et lui faire faire des bourgeons. Terre inspirante pour des projets créatifs et patiente pour les moments de réflexion, l’île d’Orléans est un territoire fertile, riche, inspirant, qui fait rêver les gens d’ici et les autres qui ont peur du pont.

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