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Quartier de (1/2)

Ça m’a fait rire quand Montcalm a commencé à se prétendre « le quartier des arts ». Il faut se le dire, les associations de gens d’affaires – aussi ailleurs dans le monde – ont la manie de s’inventer des « branding » question de faire mousser l’attractivité de leur territoire. Et ce, parfois au détriment des habitants. Ainsi le « nouvo » Saint-Roch, dont la vieille recette n’a rien de nouveau : une beurrée de revitalisation gonflée au four de la spéculation servie avec un coulis de gentrification des populations vulnérables. Cette revitalisation, pareille à d’autres, a été pétrie par des artistes qui, par leur présence et leurs activités, ont fait valoir le secteur à moindre coût, avant de se faire couper l’herbe sous le pied et passer eux aussi au tamis.

Nature morte, courtoisie de Hélène de Saint-Jambe

Voilà que Montcalm se prend pour un quartier des arts. Mais ce n’est pas parce que lesdits artistes s’y sont réfugiés. À part une ou deux vedettes de la chanson pop, ils semblent en fait se faire rares. Il n’y a pas d’ateliers renommés et une seule galerie d’art a pignon sur rue. Les lampadaires gigantesques qui décorent la rue Cartier seraient-ils donc la cause de cette dénomination? Contenants rigides et peu élégants, ouvrage décoratif d’une entreprise créative plus que d’un artiste, ces réverbères répètent des œuvres hors d’atteinte. Ce projet d’art publique trouve son équivalent au privé, dans les reproductions de peintures impressionnistes laminées dans les salles de bain des amateurs. On me rétorquera qu’au moins, on y affiche des artistes québécois vivants. Soit. Mais qui s’y intéresse sait que Manon De Pauw, l’actuelle artiste représentée, a de quoi offrir de mieux que de l’art décoratif sur une rue commerciale. On répliquera que pendant nos longues nuits hivernales, ces installations sont féériques et qu’en cette semaine de prévention du suicide (du 3 au 9 février), vaut mieux être abat-jour que rabat-joie. D’accord.

Nature morte, courtoisie de Hélène de Saint-Jambe

De là à se dire « quartier des arts »? Certes, le Musée national des beaux-arts est dans Montcalm. Cette ancienne prison risque à tout instant d’en redevenir une si son monstre administratif se nourrit de lui-même, sans développer des liens avec les communautés de sa région. Heureusement, nous n’en sommes pas là. C’est un bonheur de pouvoir fréquenter ce haut lieu quand on peut se le permettre. Sa programmation est stimulante. N’empêche, ce n’est pas une institution, si grosse soit-elle, qui rend artistique un quartier. Il faut au contraire moins de structures et plus d’artistes.

 

Durant la Revengeance des duchesses, je présente deux expositions sur la rue Saint-Jean, l’une à la bibliothèque Claire-Martin et l’autre au salon de coiffure T’es-tu vu l’allure?. C’est gratuit et vous êtes bienvenus.

           

Enfin, la traditionnelle exposition de crazy carpets de la Renvengeance des duchesses se déroulera du 10 à au 13 février au Fou-Bar, à Québec. Un vernissage suivi d’un encan aura lieu le 13 février sous la forme d’un 5 à 7 décontracté.

Sauvons la vocation (agricole) des terres (version terre-à-terre)

Sauvons la vocation (agricole) des terres (version lyrique)

Paroles, voix et figuration : Hélène de Saint-Jambe, duchesse de la Revengeance 2019

Photographies : Wartin Pantois

Montage : Olivier Breton

Sauvons la vocation (agricole) des terres (version terre-à-terre)

La rue Saint-Jean a perdu de sa vitalité. Plusieurs échoppes sont vides. La boucherie pue la moisissure. Son bâtiment est barricadé par les panneaux publicitaires d’agents immobiliers qui présentent une vision vaudevillesque de ses futurs appartements. Le poissonnier d’en face a déménagé. Heureusement, pas loin, il y a Langlois, l’épicerie asiatique qui dépanne en fruits et légumes. Pas facile d’en trouver de bons. Avez-vous remarqué la qualité décroissante de ce qui se vend dans les grandes surfaces? Heureusement qu’existe le Marché de proximité1.

En passant, les terres agricoles sont une ressource non renouvelable. Depuis 1971, le Canada a perdu plus de quatre millions d’hectares de ses terres agricoles, principalement en raison de l’étalement urbain.

Les terres des Sœurs de la Charité constituent une enclave urbaine située dans le secteur Bourg-Royal, à Beauport. Leur superficie de 200 hectares (2 km2) offre un territoire agricole d’exception. Cela prend des milliers d’années à la Nature pour en générer de tels. Véritable matrimoine, elles sont cultivées depuis les débuts de la Nouvelle-France. Les sols de ces terres retiennent les eaux. Comment réagiront les rivières Montmorency, Saint-Charles ou Lorette si les terres des Sœurs sont bétonnées par un projet immobilier?

Ces terres sont plutôt l’occasion d’élaborer un projet d’agriculture locale. Non pas un projet visionnaire, mais un projet terre-à-terre. Un projet écologique pour réduire les transports, pour accéder à une autonomie alimentaire, surtout pour contrer l’insécurité alimentaire de tous; l’insécurité alimentaire des personnes démunies certainement, mais aussi celles des personnes en général : consommateurs à qui on vend des produits louches, transformés et regorgeants de pesticides. L’insécurité alimentaire finalement, c’est de ne pas savoir ce qu’on mange en sachant qu’on nourrit notre cancer.

Les terres des Sœurs de la Charité pourraient devenir une FUSA, une Fiducie d’utilisation sociale agricole, où chacun y aurait sa part en bouffe biologique, sauf les agents immobiliers.


1 Le Marché de proximité de Québec propose un accès à des aliments produits localement via une plateforme de commande web et des points de chute hebdomadaires.

Lien : www.marchequebec.org

Causerie safe space – Le flirt à l’ère de Tinder

La Revengeance des duchesse vous invite à son safe space annuel pour discuter des aléas du flirt sur la plateforme Tinder.

Quand : Jeudi 14 février 2019, 19 h
Lieu : Librairie Saint-Jean-Baptiste (565, rue Saint-Jean)
Gratuit

Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/303423223854179/

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