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Compostoé! – Deuxième partie

Crédit photo: Carl Jacques

Crédit : Carl Jacques

Votre duchesse Récup accompagne Claude Labonté, chargé de projet en compostage chez Craque-Bitume, au site de compostage communautaire du parc Cartier-Brébeuf.
À vos poubelles!


Image : Carl Jacques
Montage : Sara Venegas
Musique : Guau! « Alfalfa » (Bandcamp)

Merci à tou(te)s!

Compostoé! Duchesse-toé!

En as-tu vraiment besoin? (2e partie)

… d’un an d’essence à gagner?

Quel cadeau empoisonné! La granola en moi vous parle. Je reprends ici les mots de la duchesse de Limoilou 2017 :

« … je me suis inquiété pour mes concitoyens et concitoyennes. Comment une personne peut-elle garder sa santé mentale tout en affrontant, tous les jours, deux fois par jour, même, ce damné trafic?

C’est complètement inhumain. C’est de la torture. Coincé dans une boîte de métal, bien souvent seul, donc sans chaleur humaine, sans réconfort, sans discussion, à se battre pour chaque maudit centimètre… »

Pas assez écœurée du temps que tu passes dans ta voiture? Tiens, davantage! Et je ne dis pas que ce sont des méchantes, les personnes qui roulent en char. Il est souvent question des horaires ou des parcours pas possibles en transport en commun (ou simplement des zones mal ou pas desservies) qui poussent les personnes à choisir l’auto. C’est une drôle de situation : acheter un char pour aller travailler… pour se payer un char (et toutes les dépenses associées).

Qu’est-ce que j’aurais aimé à la place, comme cadeau? Quelque chose pour ma personne, pas pour ma bagnole! Quelque chose qui sort de l’« auto(bus)/boulot/dodo ». Pas besoin de feux d’artifice non plus. De la culture, mettons :

– Un abonnement croisé pour les théâtres de Québec. Combien de personnes, pour différentes raisons, vont moins d’une fois par an au théâtre? (Question reprise de la pièce « Le No Show » – quelle pièce!)

– Un abonnement au Clap. En passant, à partir du 9 mars, « Bras de fer », le documentaire des frères Seaborn sur la poussière rouge à Limoilou, sera à l’affiche. À ne pas manquer!
Bon, au moins, il était possible de gagner des billets et abonnements pour le MNBAQ. Je salue, partiellement, l’initiative du Carnaval.

 … d’un troisième lien?

Tsé, les messieurs qui parlent de ça comme l’avenir… ce sont clairement des gens jaloux de notre beau Limoilou! Parce que nous, un troisième lien, on l’a déjà, depuis longtemps! Checke ben ça :

  Crédit : Stéphane Groleau, Vegane Québec

Détrompez-vous, chiffres à l’appui : « vivre en périphérie [n’est pas] nécessairement une meilleure affaire, financièrement, que vivre en ville ». Et si l’on reprend les mots de Lewis Mumford, « ajouter des voies de circulation pour faire face à la congestion du trafic, c’est comme desserrer sa ceinture pour soigner l’obésité ».

Et je pourrais continuer avec :

… d’une tour à condos à Limoilou?

… d’un incinérateur en 2018?

Mais la Revengeance achève, malheureusement. Je vous salue royalement, et j’espère qu’on se reparlera de vive voix!

Une petite marche dans mon coin

voisinage_1Dans mon premier billet, je vous ai invités à venir prendre une marche avec moi. La logistique de la chose étant ce qu’elle est, j’ai pensé que je pourrais plutôt vous amener faire le tour du bloc virtuellement.

On voit ici plusieurs traits caractéristiques de Maizerets. Un mélange de blocs appartements et de maisons unifamiliales. Contrairement à Limoilou, ici on n’a pas vraiment de ruelles, mais on a des petits jardins. Mes voisins sont bons pour faire pousser des choses l’été. Moi j’ai pas le pouce vert. Mais c’est pas grave, ma voisine aime ça partager.

Si c’était l’été, on verrait plein d’oiseaux, il y en a vraiment beaucoup dans le coin. C’est beau à entendre le matin, on se ferme les yeux et on oublie qu’on est en ville. L’hiver, il y a juste quelques moineaux qui visitent la cabane de mon voisin d’à côté.

À noter aussi le petit cabanon. Il y avait une marmotte qui vivait en dessous l’automne dernier. Les enfants du coin ont trouvé ça très excitant. On n’est pas sûrs si elle hiberne là ou si elle est partie se reposer ailleurs…

voisinage_2Maizerets, c’est aussi les bungalows. Des rangées et des rangées de bungalows. L’avantage d’un vieux quartier, c’est qu’au moins ils ne sont pas tous pareils, comme on le voit dans les quartiers modernes, développés en masse par les promoteurs immobiliers. Dans Maizerets, on aime se distinguer!

Au loin on voit la silhouette de la Haute-Ville qui se dessine, derrière le gros sapin. C’est agréable de se savoir à la fois juste assez proche et juste assez loin.

voisinage_4J’aime beaucoup le dépanneur Reflet du quartier, à l’entrée de Maizerets. Non seulement on y trouve les produits d’un dépanneur traditionnel, mais aussi des plats préparés et des produits de base à prix accessibles. Quand on sait que plusieurs personnes du quartier ont de faibles revenus, c’est agréable de savoir que les commerçants de mon quartier sont à l’écoute des besoins de leurs voisins.

Bien sûr, Maizerets c’est aussi le chemin de la Canardière, le Broadway de Québec! Alors que les autres rues du quartier sont sagement organisées en quadrilatère, la Canardière traverse fougueusement Maizerets en diagonale, reliant Québec à Beauport.

Au fond de la photo, on voit aussi l’Hôpital de l’Enfant-Jésus qui deviendra prochainement super-méga-extra-gigantesque. Il y a déjà des changements visibles dans le quartier : des stationnements temporaires, des grues, des sens uniques… On promet de l’art public, un parc, de nouveaux arrêts d’autobus… On verra bien.

De l’autre bord de la track

Au début, quand on me disait « T’habites où? », je répondais Limoilou. Mais, tsé, pas CE Limoilou-là. Moi, je vis de l’autre côté de la track. Maizerets.

Maizerets, c’est plutôt unique à Québec. Un peu comme si on prenait l’idée de la société distincte en la revirant de bord deux trois fois. Décousu, recousu, rabouté. C’est pas du pur laine pour deux cennes, mais ça tient le cœur au chaud, Maizerets.

**

Maizerets, en février, l’endroit où, quand tu as embarqué dans la 800 vers Beauport à partir du carré d’Youville, tes doigts sont suffisamment dégelés pour enlever tes mitaines parce que tu es à peu près à mi-chemin.

Maizerets, en juillet, l’endroit où on s’arrête pique-niquer, au carrefour du corridor du Littoral et du corridor des Cheminots. Parce que le domaine de Maizerets c’est donc beau! Un havre de paix bucolique en plein cœur de la capitale.

La Place Maizerets, un lieux coloré, à l'image du quartier!

La Place Maizerets, un lieux coloré, à l’image du quartier!

Maizerets, en octobre, quand on arrête son auto pour laisser passer le Trottibus de l’école des Jeunes-du-monde. Ces petits cocos, arrivés au Québec à peine hier, iront s’asseoir près de leurs camarades de classe issus de plus de 40 pays différents. Ensemble ils apprendront à bâtir le Québec de demain.

Maizerets, en mai, quand les croisiéristes commencent à arriver au port de Québec. Alors, croyez-le ou non, ces touristes font la file pour venir dans mon coin pour découvrir la haute gastronomie de Québec. Parce que nous, on a le restaurant le mieux coté de la Ville. On s’en reparlera…

Si, par malchance, il t’arrive un pépin de santé, ça se pourrait que ce soit ici qu’on te soigne, dans notre (bientôt super-méga-gigantesque) Hôpital de l’Enfant-Jésus. Pas de farces, il y a du monde qui se donne corps et âme, jour et nuit, beau temps mauvais temps là-bas.

Les Galeries de la Canardière, un endroit où regarder passer le temps.

Les Galeries de la Canardière, un endroit où regarder passer le temps.

Si, par ennui, tu veux découvrir un endroit à la fois historique et fascinant, vient faire un tour aux Galeries de la Canardière, le premier centre commercial de Québec, aujourd’hui un exemple intrigant de mixité socio-économique.

On va-tu prendre une marche?

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