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La vélorution au féminin – liens entre féminisme et cyclisme

Le 8 février dernier, j’ai accepté de me joindre à un groupe de joyeux lurons, des nordicyclistes, comme ils s’appellent et comme les appellent ma chère consoeur Myriam, duchesse de Saint-Sauveur. J’ai participé à l’édition québécoise du fameux International Winter Bike to Work Day. Ne reculant devant rien, je me suis initiée au vélo d’hiver quelque temps avant l’évènement. Pour apprendre que, finalement, faire du vélo dans la slush, c’est l’fun, ça dérape et ça goûte salé! On y prend goût, comme qui dirait!

La journée internationale du vélo boulot à Québec édition 2019. Photo : Yan Turgeon

Il n’est pas anodin qu’une duchesse et féministe comme moi ait décidé de se joindre à un tel rassemblement : plusieurs analystes des deux derniers siècles évoquent les liens entre le féminisme et le vélo. Le vélo est un symbole de liberté de mouvement, de plaisir et d’autonomie. Utilitaire et divertissant, il permet d’aller et venir en toute indépendance, à peu de frais, d’avoir ses propres loisirs et son propre travail et de raccourcir les jupes! Une clé dans les mouvement d’émancipation féminine comme celui des suffragettes (voir l’article de Gabrielle Anctil). D’ailleurs, on s’imagine aisément ce que pensait le clergé catholique québécois pré-Révolution tranquille des femmes à deux roues, qui allaient et venaient comme elles le voulaient.

Même encore aujourd’hui, être une femme à vélo en ville, surtout en hiver et surtout en

La duchesse Roch City et sa monture d’hiver. Photo : Yan Turgeon

Amérique du Nord, ce n’est pas quelque chose d’acquis. J’imagine que lorsqu’on pèse 250 livres et mesure 6 pieds, les voitures se tassent de peur de se briser si elles nous rentrent dedans… Mais lorsqu’on est de petite taille, il faut en mener plus large et ne pas avoir peur de prendre son temps, de prendre sa place! Elles attendront, ces maudites voitures!

C’était d’ailleurs le mot d’ordre d’une des figures de proue du mouvement vélorutionnaire québécois, Claire Morissette. Véritable activiste et militante, elle et son association, Le Monde à Bicyclette, ont mené plusieurs campagnes de guérillas urbaines pour réclamer plus de place pour les vélos et un partage de la route équitable. Elle s’est même déjà fait arrêter pour avoir dessiné des lignes de piste cyclable en pleine nuit! Elle et sa gang se sont adonnés à plusieurs manifestations spatiales pour montrer combien d’espace ils prendraient s’ils étaient des voitures et, donc, comment ils contribuaient à vaincre les embouteillages. Aussi, systématiquement, prendre cet espace revient à revendiquer leur droit à leur juste part de la rue.

Photo : Manifestation spatiale à Montréal en 1981 Source : Le Monde à bicyclette

C’est une femme véritablement inspirante qu’il vaut la peine de commémorer encore aujourd’hui! J’aimerais que Saint-Roch devienne un quartier moins hostile envers les vélos et les piétons. Parce que le progrès passe par une meilleure cohabitation et harmonie!

Claire, la ville est à nous! 

Se réapproprier la ville no 1 : L’îlot Charlevoix et l’enclos de flamants roses

Mise en contexte
Nota bene : J’ai eu cette idée longtemps avant que le design du nouveau projet soit présenté au public. Même si le timing n’est plus bon, je crois que ma critique reste pertinente.

Lorsque je travaillais dans le Vieux-Québec, je passais souvent à côté de l’îlot Charlevoix, un terrain vacant situé le long de la côte du Palais et voisin de l’Hôtel-Dieu. Avec sa clôture métallique et son sol couvert de gravelle, l’endroit est d’une laideur déplorable.
On est pourtant en plein cœur du centre historique et patrimonial!
Je ne dois pas être la seule à trouver ça embarrassant. Ça fait des années que rien n’a été fait pour embellir un endroit qui fait partie du quotidien de beaucoup de gens. C’est moche pour tout le monde, qu’on soit résidents, patients, travailleurs, hôteliers ou touristes.
On mérite mieux que ça.

La laideur urbaine est un irritant que l’on subit individuellement et qu’on vient à tolérer collectivement. Tant que personne ne chiale assez fort et qu’il n’y a pas de catastrophe, on peut procrastiner activement et pendant longtemps. On le voit souvent dans des cas de protection du patrimoine, de l’environnement ou de l’aménagement urbain. Il faut que le problème devienne une priorité pour qu’on passe en mode solution.

Il existe des moyens originaux d’embellir ces terrains vacants et ces espaces en stand-by, qu’on appelle communément des dents creuses dans le jargon de l’urbanisme. Par soi-même, on peut aussi prendre l’initiative d’intervenir directement sur le terrain afin qu’on lui donne de l’attention et donner une piste de solution.

La ville est à nous

La ville est à nous, alors pourquoi ne pas se réapproprier ces espaces négligés avec originalité et humour? Soyons créatifs et subversifs.

Ma proposition est la suivante : faisons de l’îlot Charlevoix un enclos de flamants roses. Ça ferait un spot tellement « instagrammable »! Ça ne fitte pas du tout dans le décor et c’est parfait! C’est ridicule, absurde, laid, ludique et amusant. Qui sait, cette installation artistique pourrait bien faire rire et sourire les gens. Peut-être même que ça ferait ralentir les voitures, comme ce serait plaisant! Je crois que même avec une centaine de flamants roses en plastique, l’endroit ne peut pas être plus laid qu’il ne l’est déjà.

Êtes-vous game de faire une opération de vandalisme artistique participative pour embellir d’autres espaces urbains aussi moches?

Poésie de voitures no 1

Autoroute Dufferin et troisième lien,
Deux projets que 50 années séparent
Qu’est-ce qu’on en retient?
Québec, maudit que tu es une ville de chars!

 

Je me dis souvent que je devrais faire ce genre d’intervention. Merci Sylvie Isabelle pour ton contenu.

Ma philosophie sur les véhicules et l’espace en ville : quand on retire de l’espace pour les voitures, on donne plus de place pour les êtres humains.

S’éduquer

Le transport, c’est pas juste une affaire de chars! C’est aussi une question qui touche plusieurs sphères de nos vies individuelles et en société telles que la santé, l’économie et l’environnement. Pour en apprendre plus sur les enjeux de la mobilité durable et de l’aménagement des infrastructures de transport sur le territoire, faites un tour sur le site web de Accès transports viables, Vivre en Ville, collectivitesviables.org, centdegres.ca, etc.

Sinon, cliquez sur les liens suivants pour du beau contenu en français!

Vivre en Ville/collectivitésviables.org :

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